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Prêtre, évêque, pour que la joie de Dieu demeure

Publié par jeunescathos le 16 mai 2011 - Journée mondiale de prière pour les vocations, Vocations

Le 15 mai, journée internationale de prière pour les vocations, nous étions tous invités à prier pour l’éclosion des vocations pour l’Eglise. Pour cette journée, Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes revient sur sa vocation.

Livret de prière

Chaque jour, je demande dans ma prière la joie qui vient de Dieu. Pour vivre et ne pas être entraîné dans le non-sens et la tristesse, Dieu est mon seul appui, celui qui est ma force et mon salut. C’est d’ailleurs la prière de chaque chrétien : « Dieu, viens à mon aide ! Seigneur, à notre secours ! »

Quand j’ai répondu à l’âge de 10 ans à l’appel à devenir prêtre, c’était, et c’est toujours aujourd’hui, un impérieux besoin de vivre et de vivre avec et pour les autres à cause de l’amour de Dieu. Dieu m’aime infiniment et je peux engager ma liberté à le faire connaître et aimer. C’est surtout cela à mes yeux être prêtre.

Je dois préciser qu’il est impossible de se donner à soi-même cette mission. Nous la recevons de Dieu par l’imposition des mains de l’évêque le jour de notre ordination sacerdotale. Ce jour-là, je découvre que je n’ai pas du tout à m’enorgueillir d’être prêtre, parce que j’y suis entièrement appelé par un autre qui n’est pas moi. Le Christ me saisit pour faire de moi, avec et pour l’Eglise, un porteur d’eau, vivant pour que les autres soient désaltérés par l’évangile.

Je pense que les hommes et les femmes, les jeunes, les enfants, les personnes âgées, ont soif du vrai bonheur que Dieu donne, et qu’il est important que certains soient des apporteurs de la joie de Dieu, surtout dans les sacrements de l’Eglise. Quand nous sommes réunis pour célébrer l’Eucharistie, nous devenons ensemble les témoins de la joie de Dieu. Le Christ nous prend avec lui pour être donnés à Dieu et aux autres dans un même amour.

Les sept sacrements : l'ordination, de Nicolas Poussin

L’ordination, de Nicolas Poussin

Cela fait maintenant un peu plus de dix ans que j’ai été choisi pour être évêque, ce qui approfondit encore un peu plus en moi et j’espère aussi chez ceux vers qui je suis envoyé, le bonheur de connaître à quel point Dieu nous arrache à la mort et nous donne sa vie.

Quand je réfléchis un peu à ces 27 années qui se sont écoulées depuis le jour où j’ai été fait prêtre avec d’autres dans l’Eglise qui est à Marseille, et puis ensuite envoyé pour être évêque, je pense que cela a été possible par la seule grâce de Dieu qui a toujours été là pour que je ne m’égare pas dans des impasses.

Mais cette grâce de Dieu m’a été donnée à travers les autres. Et là, je pourrais écrire une très longue liste de gens ! Je citerais simplement mon propre père, et encore ma marraine, et puis aussi un prêtre ami qui m’a accompagné pendant mon enfance et mon adolescence, et puis bien sûr mon évêque à Marseille qui a été un relais certain de la grâce de Dieu. Je citerais aussi de nombreux jeunes qui m’ont fait confiance et auprès de qui j’ai toujours voulu écouter l’évangile de l’espérance et de la joie.

Dans le fond, réfléchir à ma vocation d’évêque et de prêtre, c’est reconnaître qu’elle vient entièrement de Dieu, pour que je sois seulement un serviteur de sa joie auprès des autres dans le monde.

Mgr Benoit Riviere

Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes (photo © Peter Potrowl)

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Commentaires

A toi la parole.

  1. Thinh N says: mai 17, 2011

    Merci Monseigneur pour cette belle témoignage !

  2. la-petite-rien-du-tout says: mai 27, 2011

    « Porteur d’eau ». Luc 22,8-10 > Jésus envoya Pierre et Jean: Allez nous préparer la Pâque, que nous la mangions…Où? A votre entrée dans la ville, voici que viendra à votre rencontre un « homme » portant une cruche d’eau <
    Un "homme" ne porte pas d'eau, encore moins en ville! Et à quoi va servir cette eau, sinon au lavement des pieds qui dans Jn tient lieu de l'institution de l'Eucharistie. Si Jésus précise bien un "homme" il y a une raison, qui regarde les vocations. C'est ce que j'ai développé dans mon blog et que je ne peux reproduire ici, trop long. Voir le blog http://lapetiteriendutout.blogspot.com

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