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« Le bonheur véritable ? Il est à découvrir avec Jésus ! »

Publié par jeunescathos le 13 mars 2015 - A la Une, Vie Consacrée, Vie de l'Eglise, Vocations

 Jean-Alexandre, frère Carme, 36 ans, nous partage ce que signifie pour lui au quotidien le fait de ‘choisir la vie’.

Choisir la vie c'est marcher (Carmes de Paris) (3)

Copyright : Carmes d’Avon

Il m’a fallu du temps pour commencer à comprendre la grandeur de notre liberté humaine, à quel point Dieu nous fait confiance et nous laisse décider ce que nous voulons être. Nous sommes tous capables de survivre, ou de vivre comme des zombies sans but ni perspective. On suit alors les modes ou on agit pour plaire aux autres et recevoir une reconnaissance qui nourrit notre estime de nous-mêmes.

« Nous sommes faits pour de grandes choses ! »

Quand la question de la vocation consacrée s’est posée à moi, j’ai entrevu que la vraie vie, ce n’était pas celle-là. St Jean-Paul II m’a beaucoup aidé à saisir que nous sommes faits pour de grandes choses, que nous ne devons pas « rétrécir nos désirs » comme dit sainte Thérèse d’Avila. Le bonheur véritable, au fond nous ne le connaissons pas : il est à découvrir avec Jésus.

La vie éternelle, c’est maintenant !

Prof sol web (28)

Copyright : Carmes d’Avon

Pendant mon noviciat au Couvent d’Avon, j’ai découvert plus profondément cet appel à une vie grande et belle ; si le Christ est venu, c’est pour nous annoncer cela. J’ai d’ailleurs choisi comme phrase souvenir de ma profession solennelle (engagement définitif dans l’Ordre des Carmes Déchaux) : « Je suis venu pour que l’on ait la vie et la vie en abondance. » (Jean 10,10).

J’ai découvert progressivement que cette vie que Dieu veut me donner n’est pas pour demain ou après la mort. La vie éternelle, c’est maintenant qu’elle commence ! Mais cela ne se fait pas sans moi : cela suppose deux choses. D’abord y croire. Ensuite la choisir.

Y croire parce que je me rends compte que parfois je doute que cela soit vraiment pour moi : quand je perçois mes médiocrités, mes complaisances avec ce qui est mortifère, je suis tenté de dire au Seigneur ‘franchement, tu aurais dû en choisir un autre.’

Ensuite, choisir la vie parce que souvent je préfère ma petite vie étroite bien maîtrisée à la grande aventure de la vie avec Dieu …

Et pourtant j’apprends peu à peu à me connaître dans la lumière du Christ, et à travers le chemin de la prière, à laisser le Christ vivre en moi : choisir la vie, c’est décider de faire de la place en moi à Celui qui a dit « Je suis le chemin, la vérité, la vie » (Jean 14,6) !

‘Choisir la vie’, dans le quotidien

Communauté de Paris 2014-2015Choisir la vie, au Carmel, c’est donc d’abord être fidèle à ce temps quotidien d’amitié avec le Christ : deux heures d’oraison, prière silencieuse vécue avec mes 10 frères à la chapelle et avec les fidèles qui nous rejoignent dans notre couvent de Paris. C’est comprendre que si je ne vais pas à la source de la vie, dans la prière et les sacrements, je n’aurai pas la vie en moi.

Choisir la vie, c’est aussi au long de mes journées, repérer quand je me laisse piéger par un repli sur moi-même lié à une déception ou à une contrariété : tel frère de communauté avec qui les relations sont plus délicates ; telle conférence que j’ai donnée où il y avait très peu de participants ; telle sollicitation imprévue qui bouscule mon emploi du temps.

Des moyens face à ces petits combats spirituels

Dans ces petits combats spirituels du quotidien, l’important c’est de continuer à marcher selon le souffle de l’Esprit, à aller de l’avant pour couper court à l’immobilisme, à sortir de son petit moi vers les autres. Ce qui m’aide concrètement dans ces situations, c’est de me souvenir que l’essentiel dans nos vies est de vivre au présent avec le critère de la charité : « au soir de cette vie, vous serez jugés sur l’amour » dit saint Jean de la Croix.

Pour moi, cela veut dire repérer comment Jésus me visite chaque jour dans les autres et le laisser me déranger au lieu de me replier sur mon programme. Pas facile du tout ! …

Deux autres réflexes m’aident. D’abord, le sens de l’humour, très présent chez Thérèse d’Avila, qui m’empêche de me prendre au sérieux et me fait rire de mes incohérences : cela nourrit la liberté et l’humilité.

Ensuite, la communion de prière avec notre Couvent de Bagdad : comment est-ce que j’ose me plaindre de ceci ou de cela ? ou comment puis-je me replier sur ma tristesse tandis qu’un de mes frères vit chaque jour l’angoisse des attentats et des persécutions ? Alors je redis en mon cœur les paroles de notre Madre sainte Thérèse dont nous fêtons cette année le 500° anniversaire : « Marchons ensemble, Seigneur, je veux aller par où tu es allé ; je veux passer par où tu es passé. »

fr. Jean-Alexandre

Jean-Alexandre de l’Agneau, o.c.d.

 

 

Voir aussi :
Reportage du Jour du Seigneur avec Fr. Jean-Alexandre
« Samedi, je serai prêtre »: Fr. Jean-Alexandre témoigne sur son ordination

Ma famille religieuse ?

La spiritualité du Carmel est habitée par la recherche incessante de Dieu présent au centre de nous-mêmes. L’oraison, prière silencieuse est cette amitié vécue avec le Christ au quotidien, à l’école de sainte Thérèse d’Avila. Les Carmes déchaux mettent au centre de leur vie cet engagement à la prière vécu en communauté fraternelle. Ils sont 4.000 dans le monde et participent à la mission de l’Eglise en accompagnant la vie spirituelle des chrétiens : prédication, enseignement, évangélisation, …

En savoir plus sur le charisme du Carmel : http://vocation.carmes-paris.org/carmel-un-desert-fertile/

www.carmes-paris.org
www.carmel.asso.fr

 

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Choisir la vie, c’est continuer à marcher selon le souffle de l’Esprit, à aller de l’avant pour couper court à l’immobilisme.

Choisir la vie c'est marcher (Carmes de Paris) (3)

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