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Sainte Thérèse d’Avila, la passionnée

Publié par jeunescathos le 26 mars 2015 - A la Une, Vie de l'Eglise, Vocations

Ce 15 octobre nous fêtons sainte Thérèse d’Avila. A cette occasion, frère Cyril, carme du couvent de Paris, nous mène à la rencontre de la Madre, sainte Thérèse, femme du 16ème siècle d’une étonnante liberté et d’une forte détermination, réformatrice du Carmel et docteur de l’Eglise.

Une guerre d’amour ? C’est ce qu’a vécu une femme nommée Teresa de Ahumada, plus connue sous le nom de Ste Thérèse d’Avila.

D’une vie « rangée » à mourir d’amour pour le Christ

P1000734Elle est née il y a 500 ans, le 28 mars 1515, à Avila au cœur de l’Espagne, et a tout pour vivre une vie ‘‘rangée’’ au sein de la société d’alors : à 20 ans, elle entre dans un couvent, contre l’avis de son père et à la fois sans grande conviction quant à sa vocation, y vit une vingtaine d’années sans éclat, entourée de sœurs moniales et de laïcs de la ville venant fréquemment s’entretenir avec elle.

A partir de 1554 – Thérèse a presque 40 ans – tout change. Thérèse est métamorphosée. N’ayant plus goût à une vie fade, elle se met à aimer passionnément Jésus, elle sort de son monastère pour en fonder un nouveau, plus axé sur l’intimité avec le Christ. Elle en fonde encore un autre quelques années plus tard, puis une quinzaine d’autres jusqu’à mourir d’amour pour son Seigneur le 4 octobre 1582 !

Que s’est-il passé ?

Sculpture de Filippo della Valle, basilique saint pierre de Rome. Crédits : Ciric - Corinne Simon

Sculpture de Filippo della Valle, basilique saint pierre de Rome.
Crédits : Ciric – Corinne Simon

Une guerre d’amour

Voyant Thérèse décidée à l’aimer, Jésus lui a livré – selon l’expression de Thérèse elle-même – une véritable « guerre d’amour » (Exclamation 16)…

En effet, après tant d’années de vie sans éclat particulier, elle décide en cette année 1554 de se jeter aux pieds d’une statue de Jésus flagellé. Là, elle lui demande la grâce d’une vie déterminée à le suivre, pas seulement de manière extérieure mais de tout son coeur. « La vie est une mauvaise nuit dans une mauvaise auberge » (Chemin de Perfection 40), tant Thérèse s’aperçoit que le monde ne lui offre pas la vie passionnée et embrasée à laquelle elle aspire depuis longtemps.

Le château intérieur

Murailles d'Avila

Murailles d’Avila

Sous la lumière de l’Esprit, Thérèse découvre alors qu’elle est semblable à un véritable château aux multiples demeures avec, en son centre, la demeure du Seigneur en personne. Dieu n’est pas en dehors mais en Thérèse elle-même !

« La bataille commence » (Exclamation 16) ainsi ; Thérèse, restée jusque-là comme à la surface d’elle-même, entend l’appel de l’Amour divin en elle. Par la prière silencieuse où elle s’expose et se livre à lui, elle quitte les enceintes extérieures de son propre château pour rentrer en elle et aller au-devant de lui. Ce faisant, elle plonge dans sa propre intimité, elle se dirige vers le centre de son for interne, là où demeure son Seigneur.

L’union mystique avec le Christ

Monastère de l'Incarnation à Avila

Monastère de l’Incarnation à Avila

Le Seigneur, de son côté, ne reste pas inactif ! Il veut se rendre « maître de la forteresse » qu’est Thérèse, et s’élance en Conquérant aux devants d’elle partie à sa recherche. Une « guerre d’amour » s’engage entre le divin Conquérant et l’âme conquise de Thérèse… Jésus, conquérant progressivement l’ensemble du château, donne vie, souffle et embellissement en chaque demeure thérésienne où il passe. Thérèse, conquise par la voix du Christ et revêtue progressivement de sa propre beauté, finit par rencontrer son Vainqueur et… en devient la conquérante, tant son divin Vainqueur est sous le charme ! Le Conquérant conquis et la conquise devenue conquérante s’unissent et « désormais ils ne font qu’un ».

« C’est bien ainsi au pied de la lettre que les choses se passent », Thérèse a vécu cette grâce d’union divine, de « mariage spirituel » avec le Christ un jour de novembre 1572, dans une vision mystique.

Et nous, nous engagerons-nous à notre tour dans cette bataille d’amour ?

fr. cyril

 

Fr. Cyril

 

 


Voir aussi :
Petit guide de spiritualité thérèsienne
L’oraison, chemin d’ouverture à l’Autre
La prière du Carmel : l’oraison

 

Le choeur virtuel des Carmélites pour le 5ème centenaire

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Commentaires

A toi la parole.

  1. MARCE SANTUCCI says: octobre 15, 2015

     » donde no hay amor, pon amor y sacarás AMOR!  » ♥ ♥ ♥

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