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« Jeunes et engagés » un webdocumentaire inédit

Publié par jeunescathos le 13 avril 2015 - A la Une, Culture & Médias, Engagements, Vie de l'Eglise

Martin de Lalaubie, 26 ans, a lancé avec le CERAS et une collégialité de mouvements et services*, le webdocumentaire « Jeunes et engagés, Portrait d’une Eglise qui (se) bouge ». Pour le réaliser, il est parti à la rencontre de personnes qui cherchent à construire dans l’esprit de l’Evangile une société plus juste, en mettant en pratique la « doctrine sociale de l’Eglise ». Chef scout, colocataire de personnes issues de la rue, acteur de l’interreligieux, agriculteur bio, militant pour les droits du travail … une diversité d’engagements, reflet d’une Eglise aux mille visages.
Voir le webdocumentaire

Le 16 avril est sorti le webdocumentaire « Jeunes et engagés, Portrait d’une Eglise qui (se) bouge ». Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ce webdocumentaire ?

Capture écran_accueil webdoc_RVBEn 2013, je me suis rendu à une formation sur la doctrine sociale de l’Eglise par le CERAS. J’ai été frappé de voir à quel point la doctrine sociale de l’Eglise faisait écho à des problématiques très contemporaines et à ce que je vivais dans mes engagements, notamment chez les scouts. Le terme « doctrine sociale » fait peur, n’est pas très attractif, et pourtant, nous sommes nombreux, par nos engagements, à la pratiquer. C’est pourquoi je voulais montrer, en allant rencontrer de jeunes chrétiens engagés dans le monde d’aujourd’hui, à quel point la doctrine sociale de l’Eglise est vivante et dynamique.

 

Et qu’est-ce qu’on appelle la doctrine sociale de l’Eglise ?

Martin de Lalaubie, avec François-Xavier Bellamy, philosophe et adjoint au maire de Versailles.

Martin de Lalaubie, avec François-Xavier Bellamy, philosophe et adjoint au maire de Versailles.

La doctrine sociale de l’Eglise concerne toutes les réflexions, propositions et positions de l’Eglise sur les questions sociales de notre époque, depuis une centaine d’années. Sur de nombreux sujets, comme l’engagement politique, les migrations, la crise économique, les modes de vie, le dialogue interreligieux, le travail, la justice sociale… l’Eglise se positionne et a des choses à apporter. Il existe de nombreux textes et encycliques émanant des papes et du Concile où sont abordées des questions sociales : de Rerum Novarum (1891) à Caritas in veritate (2009), en passant par Gaudium et Spes (1965) … Ils s’inspirent des questions de notre société, mais aussi concrètement de ce que vivent les chrétiens et des questions auxquels ils sont confrontés dans leurs engagements.

Rerum Novarum (1891) par exemple a été écrit en pleine révolution industrielle à la suite d’un pèlerinage d’ouvriers à Rome. Ceux-ci ont demandé à l’Eglise de prendre position, notamment en évoquant leurs conditions de travail non tenables. Le pape a alors écrit cette encyclique en remettant clairement l’homme au centre du travail. C’est ainsi qu’est née la pensée sociale de l’Eglise.

Plus proche de nous, sur les questions de l’immigration par exemple, l’Eglise dit clairement que c’est un droit de quitter son pays si les conditions ne permettent pas d’y vivre et que c’est un devoir pour les autres pays de les accueillir. Beaucoup de chrétiens sont engagés en ce domaine.

Personnellement, qu’as-tu découvert ?

WEBDOC_piste1-10_presentation-10La grande révélation pour moi, ou plutôt, une intuition qui a été confirmée, c’est de voir à quel point on est nombreux à prendre part à la doctrine sociale de l’Eglise sans vraiment s’en rendre compte. C’est l‘objectif principal de ce documentaire : montrer aux jeunes qu’ils sont sûrement eux aussi partie prenante de cette doctrine sociale et qu’ils la font vivre à travers les questions qu’ils posent, les engagements qu’ils prennent, concrets et simples. Pour notre webdocumentaire, nous n’avons pas choisi des jeunes « super héros de l’engagement », au contraire, la doctrine sociale de l’Eglise se construit dans des engagements assez simples et abordables pour tous. Je pense à Mathilde par exemple qui accompagne des instituteurs dans des camions-écoles pour donner des cours à des populations migrantes.

Que retiens-tu de ces deux ans de travail ?

tournage_VincentLa communion, à travers la diversité des engagements de chacun ! Ça a été pour moi une chance par exemple de passer aussi bien cinq jours chez les Scouts et Guides d’Europe que cinq jours à la JOC (jeunesse ouvrière chrétienne). Je suis témoin qu’ils appartiennent tous à la même Eglise et que leur engagement répond aux mêmes convictions. Ils nourrissent ensemble, de manière différente, la doctrine sociale.

Pour développer le webdocumentaire, nous avons aussi travaillé avec un comité de rédaction très divers. Beaucoup de mouvements d’Eglise partageaient en effet eux aussi le constat qu’il manquait un outil pour sensibiliser les jeunes à la pensée sociale de l’Eglise. Nous nous sommes donc rassemblés et nous nous réunissions toutes les 6 semaines pour réfléchir ensemble et faire avancer le projet, en fonction des questions auxquelles j’étais confronté. S’est alors posée pour moi une vraie question qui peut faire écho à tout chrétien au quotidien : comment faire communion avec des gens aussi divers et avec qui on n’est à la base pas forcément en accord ? Cette co-construction en Eglise a été vraiment très riche !

martin

Martin de Lalaubie, 26 ans, est au Ceras depuis octobre 2013, en alternance avec sa formation de journaliste bi-média au CFPJ. Il a réalisé un premier documentaire « Magie Noire ou la vie en corps »

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 *L’association Georges Hourdin, l’AGSE, le CCFD – Terre solidaire, le Centre d’études pédagogiques ignatien, la Conférence des évêques de France, Fondacio, la Fondation de Montcheuil, la fondation pour une économie au service de l’homme, les Guides et Scouts d’Europe, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne, les Scouts et Guides de France, le Secours Catholique, les Semaines Sociales de France, le Service Jeunes de la Mission de France.

Teaser

Un parcours interactif et incarné

Le format du webdocumentaire permet de reproduire l’expérience d’un parcours, d’un principe à un autre (dignité de la personne humaine, bien commun, justice sociale, solidarité, etc.), à la rencontre d’un jeune engagé, d’un expert, d’une personne représentant une institution…chacun navigue à son rythme et selon ses propres interrogations.

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Commentaires

A toi la parole.

  1. demouzon says: septembre 23, 2015

    Bonjour
    Nous souhaiterions organiser une soirée conférence dans notre aumonerie étudiante. Pouvez vous nous recontacter à ce sujet.
    Bien cordialement
    Micheline Demouzon 06.15.40.81.73

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