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Université d’été Young Caritas : « Migrant, et si c’était toi ? »

Publié par jeunescathos le 30 mai 2016 - A la Une, Dossier été, Engagements, Société

La troisième Université d’été Young Caritas à Saint-Malo a lieu du 25 au 29 août pour quatre jours de partage et de rencontres avec des jeunes de toutes nationalités qui agissent contre la pauvreté. Ce sera l’occasion de partager des expériences d’engagement solidaire, d’échanger avec des Young Caritas du monde entier, de témoigner, faire la fête, jouer au foot…. Quatre jours autour du thème : migrants, et si c’était nous ?
Marie Thibaud, 24 ans, est en stage au Secours Catholique et participe à l’organisation de l’Université d’été. 

Université d'été Young Caritas 2016

L’Université d’été des Young Caritas est une rencontre de quatre jours à Saint Malo, se tenant du 25 au 28 août 2016. Ce rendez-vous réunit des jeunes venus du monde entier. Nous allons partager des moments de fraternité et de solidarité, tout en découvrant différentes cultures et d’autres manières de vivre son engagement. Durant ces quelques jours, nous allons participer à des ateliers, faire des jeux de sensibilisation, débattre, faire des excursions et marcher ensemble. Chacun sera aussi libre de présenter aux autres ses actions de solidarité. Il sera enrichissant pour chacun de découvrir d’autres formes d’engagement, adaptées aux contextes locaux et nationaux. C’est une très belle opportunité d’ouverture sur le monde et sur les autres ! Cela peut aussi faire naître des projets entre différentes Caritas. Il y a aura aussi des moments de spiritualité pour ceux qui le souhaitent ainsi qu’une messe.

Affiche Young Caritas été 2016

Affiche Young Caritas été 2016

Pourquoi ce thème ?

Nous avons choisi le thème « Migrant, et si c’était toi ? » pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’essentiel des pays du monde connait des phénomènes migratoires. Pour un rassemblement international, le sujet de la migration est donc un thème très approprié. En outre, étant donné le contexte actuel, il est particulièrement intéressant de réfléchir ensemble à apporter des réponses collectives, dignes et humaines aux personnes qui quittent leur pays, en traversent plusieurs autres et arrivent enfin dans leur pays de destination. Puisque tous les pays connaissent des phénomènes variables de migration, c’est un sujet qui nous concerne donc tous. Il sera intéressant de partager nos différentes visions. Notre démarche trouve des échos à l’appel du pape François ! Enfin, sept Young Caritas d’Europe travaillent actuellement sur le projet Young Caritas in Europe, projet d’accueil des personnes migrantes en Europe. Le thème de l’Université d’été s’inscrit donc aussi dans la continuité de ce travail, en faisant des jeunes des acteurs sur cette question.

Une expérience formatrice

L’Université d’été 2016 est la première que je vais vivre. Tous les jeunes qui ont déjà participé à l’une d’elles m’ont dit que c’était une expérience fantastique !  Enfin, j’ai choisi de faire mon stage de fin d’études au Secours catholique pour différentes raisons, mais notamment parce que les valeurs défendues par cette association sont des valeurs que je partage et parce que les thématiques d’action y sont très intéressantes. Il est intéressant d’organiser un événement international, d’animer le réseau Caritas, de faire le lien avec les délégations, de réfléchir au contenu, etc. C’est formateur !

 

 

 

Marie Thibaud, 24 ans

 

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Site internet 

Voir aussi :
Témoignages des Universités d’été Young Caritas précédentes :
2015 : Comment les jeunes s’engagent pour le vivre ensemble ?
2014 : Des jeunes du Secours Catholique engagés dans la solidarité

visuel formation foi et engagement politiqueFoi, politique et engagement

De nombreuses associations et mouvements d’Eglise proposent pour les 18-35 ans des universités d’été, séjours ou formations autour de l’engagement, de la formation politique et citoyenne, etc.

Retrouvez notre dossier avec de nombreuses propositions pour cet été !

> Dossier Propositions été 2016 « Foi, politique et engagement » 

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Commentaires

A toi la parole.

  1. OUIKON Freddy Wenceslas says: mai 31, 2016

    Le XXe siècle est souvent appelé autrement un siècle de Révolution Technologique et Scientifique. Cette révolution est le couronnement des efforts de recherche, de travail ardu et de réflexions constantes de la part des hommes. L’utilisation ou encore la consommation de ces produits techno scientifiques a développé presque tous les secteurs de la vie sociale. Ce pendant de grandes conséquences se font enregistrées depuis la fin du siècle précédent jusqu’au nôtre. Ces conséquences, sont des crises qui détruisent la société en ces habitants et son système de fonctionnement. Ainsi, pour résoudre toutes ces crises dans lesquelles la techno science a plongé la société, nous avons vu à travers le temps comment les solutions se sont levées de part et d’autres pour réguler la fabrication et l’utilisation des produits résultant de cette discipline en société.
    Parmi ces solutions qui sont aussi des critiques à la science et à la technique, nous avons aussi celles que les philosophes ont adressées. La philosophie, à titre de rappel, est une discipline visant à aider l’homme dans sa partie spirituelle ; suivant le dualisme cartésien ; à se construire. C’est pourquoi de ces crises, les philosophes, ceux qui se sont intéressés à cela, vont se fonder sur la morale ou encore l’éthique pour faire valoir leur pensée.
    Gabriel Marcel, philosophe français au XXe siècle est l’un de ses penseurs qui n’ont pas été tendre dans leur critique à l’égard de la technique et de la science dans leur production matérielle. Sa plus grande critique qui se fond dans l’éthique de l’amour est développée dans son ouvrage les hommes contre l’humain. Son ambition est aussi de revoir de quelle manière la question de la relation à autrui est à privilégier en société au détriment de la relation avec les objets matériels qui sont les produits de la science et de la technique. L’élément stimulateur de cette pensée chez Marcel est la Deuxième Guerre Mondiale. Le bouleversement des relations sociales que la guerre a laissé en société est le principal sujet sur lequel Marcel va se focaliser pour résoudre. Ainsi, il met les bases de son intersubjectivité.
    Cette intersubjectivité chez Notre penseur s’inscrit dans le cadre d’un altruisme. C’est-à-dire une pensée qui a pour fondement de privilégier non seulement les relations à autrui mais encore de considérer autrui comme ‘‘soi-même’’. De ce fait, Marcel repense le cogito de Descartes et y voit un carcan ne laissant aucune ouverture à l’altérité. Pour lui, le je pense donc je suis cartésien est une invitation à la solitude, à l’égoïsme. Or, lorsque de telles attitudes sont promues en société, il est difficile de pouvoir tenir compte des autres. Et la conséquence est que nous adoptons des comportements sans grand souci du public. La valeur d’autrui est aussi remise en jeu. Car nous ne pouvons le découvrir par la force de nous recroqueviller sur nous-même. Et c’est ainsi que naissent en société de grandes crises. Car nous voulons souvent agir pour notre propre gloriole, pour notre propre intérêt, en pensant rendre service à la société ou en pensant aider les autres dans leur misère.
    Pour remédier à cela, Marcel conçoit son intersubjectivité avec un schéma tout à fait chrétien. Il opte pour une société de l’être au détriment d’une société de l’avoir. Et l’être chez lui s’entend comme ce qui unit, ce qui favorise une bonne entente sociale, une compréhension entre les hommes ; bref par l’être il faut entendre l’amour. De tels propos peuvent nous conduire à penser que Marcel hait les biens matériels. Aucunement pas. D’ailleurs, il conçoit l’existence comme le premier bien matériel que nous avons et qui attire les autres biens. Ainsi s’il haïssait réellement les biens alors sera-t-il tenté lui-même de haïr sa propre existence ? Ce qui serait absurde. Marcel appelle à une innocence du regard sur les biens matériels. Car si nous n’innocentons pas notre regard sur les matériels, les conséquences qui en surgissent sont : la convoitise, l’esprit d’égalité ou de la rivalité au détriment de la fraternité. Toutes ces conséquences qui sont des déclencheurs de conflits en société.
    Introduite dans la perspective de la pacification des pays à l’heure où nous sommes, la pensée de Marcel a de très grande ambition et laisse des opportunités au siècle à venir pour s’en servir et aider la société à retrouver ses objectifs premiers qui sont la paix et la cohésion, souvent mis à côté par les conflits.
    Ainsi, au contact de celle ressource, qui est la pensée de Marcel, nous avons trouvéqu’il est important de la faire revivre, à notre manière, aujourd’hui ; à un moment où notre pays, la RCA est en train de chercher à mettre à jour un projet de paix qui puisse permettre à tous ses membres de vivre dans une cohésion durable. Alors, l’insertion de cette pensée dans le projet de la pacification de notre pays, à près les dures épreuves conflictuelles qu’il a connues, nécessite pour nous un retour aux causes principales de la crise d’abord. Et ensuite les implications de la réflexion marcellienne dans la construction d’une nouvelle et dynamique société centrafricaine.

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