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Les « lucioles joyeuses » aux JMJ : dépasser la peur du handicap

Publié par jeunescathos le 18 juillet 2016 - A la Une, JMJ

Emmener un groupe de personnes atteintes d’handicap mental aux JMJ, c’était un challenge fou ! Lucile, 26 ans, l’a relevé. Ils seront un groupe de 15 personnes (jeunes handicapés et accompagnateurs) à rejoindre le groupe du diocèse de Valence à Cracovie à partir du 25 juillet. Lucile témoigne, avec Pierre-Marie, jeune de 24 ans en situation de handicap. 

"Les lucioles joyeuses", lors de la journée de préparation diocésaine au sanctuaire ND de Fresneau en compagnie de notre évêque Mgr Pierre-Yves Michel.

« Les lucioles joyeuses », lors de la journée de préparation diocésaine au sanctuaire ND de Fresneau en compagnie de notre évêque Mgr Pierre-Yves Michel.

« Cracovie » : trois ans que ce nom résonne en moi. Et cette fois, je serai aux JMJ !

Investie dans la Pastorale des Personnes Handicapées du diocèse de Valence, d’abord en tant que sœur d’une personne ayant un handicap mental, puis en tant qu’animatrice du groupe des ados et jeunes adultes, j’avais à cœur de partager cette expérience avec ces jeunes.

Et pourtant la vie me réserve de mauvaises surprises il y a un an, remettant en cause au fil des mois ma participation aux JMJ… Il faut parfois savoir forcer un peu le destin !

Un challenge fou !

Il n’y avait au début qu’une formule de 15 jours difficilement accessible, personne dans notre pastorale pour prendre en charge un éventuel projet JMJ, et pourtant je le sentais, nos jeunes seraient ultra motivés si on leur proposait l’aventure. Je me lance donc dans ce challenge un peu fou. Nous aurions pu partir avec une organisation spécialisée mais notre place était bel et bien au sein du groupe diocésain, reflet de l’Eglise aux multiples visages.  

Faire tomber les barrières du handicap mental

Avec l’appui de notre évêque, Mgr Pierre-Yves Michel, on nous propose une formule plus adaptée sur 9 jours. Mais la question des accompagnateurs n’était pas résolue… Il a fallu du temps pour réunir l’équipe au complet, il n’est pas évident de parler de handicap mental, cela fait souvent peur, certains n’osent pas franchir le cap ou ne se sentent pas à la hauteur et puis il y a le bouche à oreille, un appel lancé lors d’une rencontre de jeunes… qui sans que je le sache a fait écho et trouva réponse un mois plus tard, et une collègue qui après une discussion fortuite souhaite nous rejoindre. Fin avril, nous sommes prêts ! C’est le moment de faire tous connaissance, 7 jeunes et 8 accompagnateurs, lors de la journée diocésaine à ND de Fresneau avec tous les autres jeunes partant aux JMJ et de se trouver un nom : « Les lucioles joyeuses ». Une journée inoubliable, un jeu où les barrières du handicap tombent et une même envie de participer à cette fête internationale, de vivre en communion avec le Christ, des sourires et une joie de vivre qui ne laissent pas indifférent !

Binômes, véritable relation de confiance

Puis nous formons les binômes, véritable relation de confiance qui s’instaure entre le jeune et l’accompagnateur. Notre dernière rencontre a été placée sous le thème de la miséricorde et nous emportons avec nous toutes les intentions de prière qui nous ont été confiées.

Vivre ces JMJ dans la simplicité, l’intensité de la relation fraternelle et dans la multiplicité des échanges, voilà de belles émotions qui nous attendent

lucile

 

 

Lucile M.

 

 

 

AVANT DE PARTIR AUX JMJ

Pierre-Marie, jeune de 24 ans en situation de handicap, témoigne

Il y a quelques mois, mes parents m’ont demandé si je voulais aller aux JMJ en Pologne. Au début, cela me faisait un peu peur de quitter ma maison, ma famille et mon ordinateur pour partir dans un pays que je ne connaissais pas, avec des gens inconnus. Et puis, j’ai réfléchi. Je me suis dit que l’été dernier, j’étais déjà parti à Lourdes avec ma sœur Philomène et mon papa. C’était avec le groupe de la Pastorale des personnes handicapées du diocèse de Valence. C’était un groupe vraiment très sympathique avec qui je m’entendais bien. Je me suis dit que peut-être ce serait pareil et peut-être mieux encore. Mes grands frères et sœurs avaient participé aux JMJ de Paris, de Rome, de Madrid et d’ailleurs. Ils en étaient toujours revenus contents. Mais, moi j’étais trop petit pour aller avec eux à ce moment là.

Dépasser la peur

J’ai donc décidé de dire Oui à Lucile quand elle m’a invité à participer aux Journées mondiales de la jeunesse. J’ai suivi plusieurs journées de préparation. Je me suis rendu compte que c’était un grand voyage et qu’il fallait bien le préparer. Lucile nous a montré une carte et des photos. J’ai compris que Cracovie devait être une très belle ville et qu’on aurait beaucoup de choses et de personnes à découvrir.

« Je veux aller voir le pape François »

Un jour, on s’est retrouvé à Notre Dame de Fresneau pour préparer les JMJ avec tous les jeunes de la Drôme qui y vont comme moi. On nous a remis le sweet shirt blanc et bleu. Il est très beau et me va bien. Lorsqu’elle l’a vu, ma petite sœur Philomène a voulu aussi en avoir un. Quand on lui a dit que c’était pour partir aux JMJ en Pologne, elle a dit : « Moi aussi, je veux y aller ». Lucile lui a alors demandé pourquoi elle voulait y aller, elle n’a pas dit que c’était pour avoir le sweet shirt (même si elle ne le quitte plus). Non, elle a dit : « Je veux aller voir le pape François ».

Pierre-Marie

Aux dernières infos, Philomène a pu elle aussi rejoindre le groupe, inscrite in extremis !

                                                        

 

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Commentaires

A toi la parole.

  1. Pulgar Jacqueline says: juillet 18, 2016

    Bravo les lucioles joyeuses je suis sure que ce sera un séjour plein de bonheur et d’amitié partagée et que chacun d’entre vous reviendra les yeux plein de bonheur et d’espoir

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