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Comment parler de ma vocation ?

Publié par jeunescathos le 5 septembre 2016 - Engagements, Question de foi, Vocations

Chacun reçoit un appel, un appel à vivre de l’amour de Dieu. Nous sommes alors libres d’y répondre ou d’y renoncer, de choisir ; car s’il y a bien une chose à laquelle Dieu tient, c’est notre liberté.

Tous appelés…

Peut-être que Dieu t’appelle à te marier, à fonder une famille, à donner ta vie concrètement en te donnant à l’autre. Peut-être t’appelle t-Il à devenir prêtre, à te mettre au service de Dieu et des hommes, à te donner corps et âme pour annoncer l’Evangile. Peut-être que Dieu t’appelle à devenir religieux(se), à Lui consacrer ta vie. Quoiqu’il en soit, Dieu t’appelle au bonheur. Il t’appelle à être heureux, à grandir en sainteté, à aimer, à te laisser aimer… à vivre ! Là est la vocation première de chaque homme sur terre. Il t’appelle ainsi à trouver ta manière singulière de mettre en œuvre les promesses de ton baptême en devenant disciple missionnaire pour rendre les autres heureux…

Mais comment savoir ? Comment répondre sans se tromper ? Comment discerner ? Il est probable que tes proches, tes amis, ne te prennent pas au sérieux lorsque tu te poses cette question. Faut-il alors en parler à tout le monde ? Pas obligatoirement. Il ne s’agit pas de cacher cette question de ta vocation qui revient régulièrement, mais de choisir une personne qui soit capable, de par son expérience, de te guider dans une réflexion personnelle. Il peut s’agir d’un prêtre, d’un(e) religieux(se) ou d’un(e) laïc/que formé à l’accompagnement spirituel !

(c) Marko Rupnik

(c) Marko Rupnik

… à témoigner !

Me concernant, lorsque j’ai commencé à me poser la question de ma vocation, mon attention et mon désir ont été directement portés sur la vie religieuse. Drôle d’idée pour quelqu’un qui n’avait jamais mis les pieds dans une abbaye, un couvent, ou tout autre établissement tenu par des religieux. D’autant que dans mon entourage, on entretenait les stéréotypes de la religieuse coincée et du prêtre exorciste. Bref, rien de très encourageant ! Pourtant, j’ai voulu creuser cette idée qui devenait de plus en plus prenante, d’une vie consacrée à Dieu. Je m’y suis plutôt mal prise, à vrai dire… Au départ, je trouvais ça parfaitement ridicule. Alors je faisais des allusions, j’en parlais vaguement, on ne me prenait pas au sérieux, et je finissais moi-même par en rire avec les autres. Jusqu’au jour où j’ai décidé d’en parler à mon aumônier. Puis une bénédictine. Et pour finir, une Sœur du Verbe de Vie. A chaque fois, je me suis lancée sans savoir comment aborder le sujet. Comment parler de quelque chose qu’on ne maîtrise pas ? Mais je remarquais, à chaque fois, la patience et l’attention de celui ou celle qui, en face de moi, avait vécu la même chose.

Quelle réponse ?

Il est important que tu ne te sentes pas pressé, angoissé à l’idée de ne pas être en mesure de répondre à Dieu dans les prochains jours… tu as le temps ! Il ne t’impose aucun délai ! Bref, ne te mets pas la pression et n’aie pas peurs de tes doutes et questions, ils sont normaux !

Récemment, le Père Nicolas Delafon, actuel responsable du service diocésain des vocations de Paris, a mentionné un élément très juste : si tu as un désir, purifie-le. Travaille ce désir qui revient, laisse-le se creuser et rends-le accessible en écartant raisonnablement toute barrière qui pourrait t’empêcher de le satisfaire. Lorsque tu as un rêve, donne-toi les moyens d’y parvenir.

Pour cela, voici quelques pistes qui pourront t’aider à avancer dans ta réflexion :

  • Dans un premier temps, prie, et sois le plus assidu possible aux sacrements. C’est en participant à la prière de l’Eglise et en te laissant habiter par la Parole de Dieu que tu entendras le plus ce que Dieu veut te dire.
  • Discutes-en avec quelqu’un en qui tu as confiance et qui puisse, par son expérience et son écoute, t’aider à verbaliser ce que tu portes intérieurement et t’apporter des éléments de réflexion.
  • Prends du recul, fais une retraite, retire-en toi dans le silence. Car si Dieu est présent dans le tumulte de la vie, on ne l’entend bien que dans le silence de son cœur.
  • Enfin, si tu n’oses toujours pas en parler à une personne de ton entourage, dirige-toi vers le service diocésain des vocations le plus proche de chez toi. Tout est à ta disposition sur le site Jeunes Cathos.

Une dernière chose : n’aie pas peur ! Dieu donne toujours la grâce de vivre ce à quoi Il nous appelle et son Appel n’est rien d’autre que notre désir le plus profond lorsque nous nous laissons façonner par Lui. Et laisse Dieu te redire : « Tu as du prix à mes yeux, et je t’aime » Is 43,4

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Commentaires

A toi la parole.

  1. Marlyn says: septembre 5, 2016

    Merci pour cet article très édifiant !

  2. Alidor Mulumba says: septembre 5, 2016

    Merci pour cet article. une sugestion,souvant quant vous avez un probleme de vocation chacun donne des conseils selon sa propre (vie) vocation. un prètre va vs demande de devenir prètre, un religeux va te demande de devenir religeux ou à un laïc de devenir aussi laïc. que faire dans ce cas?

  3. Soeur Marie Anne CPCR says: septembre 6, 2016

    Merci pour cet article! Je voulais juste encourager les jeunes qui perçoivent un possible Appel de Dieu à Lui faire entière confiance. Il ne veut que notre bonheur, et Il est vraiment l’Epoux fidèle! Je prie pour vous tous! Que la lumière se fasse dans vos vies!

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