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Cinq ans avec le Pape François : un pontificat qui bouscule les jeunes !

Publié par jeunescathos le 13 mars 2018 - A la Une, Synode 2018, Vie de l'Eglise

Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, devenait Pape et prenait le nom de François. Cinq ans plus tard, on peut dire que le Pape François n’est pas du genre à ménager les jeunes : régulièrement, il nous invite à sortir de nos zones de confort, de l’entre-soi, pour aller à la rencontre de l’Autre, visage du Christ. Florilège des citations du Pape à notre sujet… en toute bienveillance, conseils à la clef !

  • Le jeune au balcon

Chers jeunes, s’il vous plaît, ne regardez pas la vie « du balcon », mettez-vous en elle, Jésus n’est pas resté au balcon, il s’est immergé ; ne regardez pas la vie « du balcon », immergez-vous en elle comme l’a fait Jésus (Pape François lors des JMJ de Rio en 2013)

  • Le jeune chrétien à temps partiel

« Je sais que vous voulez être vraiment des chrétiens, non pas des chrétiens part-time, non des chrétiens « empesés », hautains et distants, de façon à ressembler à des chrétiens mais, au fond, au fond, sans rien faire ; non pas des chrétiens de façade, ces chrétiens qui le sont simplement en apparence, mais des chrétiens authentiques. Je sais que vous ne voulez pas vivre dans l’illusion d’une liberté inconsistante qui se laisse entraîner par les modes et les convenances du moment. Je sais que vous visez haut, vous voulez faire des choix définitifs qui donnent plein sens. C’est ainsi ou bien je me trompe ? (Pape François lors des JMJ de Rio en 2013)

 

  • Le jeune « rempli »

Certes, l’avoir, l’argent, le pouvoir peuvent donner un moment d’ébriété, l’illusion d’être heureux ; mais, à la fin, ce sont eux qui nous possèdent et nous poussent à avoir toujours plus, à ne jamais être rassasiés. À la fin, nous sommes « remplis », mais pas nourris, et c’est très triste de voir une jeunesse « remplie », mais faible. La jeunesse doit être forte, elle doit se nourrir de sa foi et ne pas se remplir d’autres choses. Mets le Christ dans ta vie, mets en lui ta confiance et tu ne seras jamais déçu ! (Pape François lors des JMJ de Rio en 2013)

  • Le jeune « musée »

Aujourd’hui, nous sommes surinformés, avec tous les media : est-ce un mal ? Non, c’est un bien et cela aide, mais nous courrons le risque de vivre en accumulant les informations. Nous avons beaucoup d’informations, mais peut-être nous ne savons pas quoi en faire. Nous courrons le risque de devenir des « jeunes-musée » en non pas des jeunes sages. Vous pourriez me dire : « Père, comment parvient-on à être sages ? Et c’est un autre défi, le défi de l’amour. Quelle est la matière la plus importante qu’il faut apprendre à l’université ? Quelle la plus importante à apprendre dans la vie ? Apprendre à aimer ! Et c’est le défi posé à vous aujourd’hui. Apprendre à aimer ! Ne pas seulement accumuler des informations et ne pas savoir quoi en faire. C’est un musée. Mais par l’amour faire en sorte que cette information soit féconde. Dans ce but l’Évangile nous propose un chemin, serein, tranquille : utiliser les trois langages : le langage de l’esprit, le langage du cœur et le langage des mains. Et ces trois langages de manière harmonieuse : ce que tu penses, tu le sens et tu le réalises. Ton information descend dans le cœur, elle l’émeut et elle réalise. Et cela harmonieusement. Penser ce qui se sent et ce qui se fait. Sentir ce que je pense et ce que je fais ; faire ce que je pense et ce que je sens. Les trois langages. Êtes-vous capables de répéter les trois langages à haute voix ? D’accord ? Pas des jeunes de musée, mais des jeunes sages. Pour être sages, utiliser trois langages : penser bien, sentir bien et faire bien. Et pour être sages, se laisser surprendre par l’amour de Dieu, et va, et dépense ta vie ! (Pape François aux jeunes philippins en janvier 2015)

  • Le jeune « faiblard »

Nous ne voulons pas les jeunes ‘‘faiblards’’, jeunes qui sont là sans plus, ni oui, ni non. Nous ne voulons pas de jeunes qui se fatiguent rapidement et qui vivent fatigués, avec un visage de gens ennuyés. Nous voulons des jeunes forts. Nous voulons des jeunes avec espérance et avec force. Pourquoi ? Parce qu’ils connaissent Jésus, parce qu’ils connaissent Dieu. Parce qu’ils ont un cœur libre. C’est ça, le chemin! Mais pour cela, il faut faire des sacrifices, il faut aller à contre-courant (Pape François aux jeunes paraguayens en juillet 2015)

  • Le jeune qui ne rêve pas

Un jeune qui n’est pas capable de rêver est fermé, renfermé sur lui-même. Chacun rêve parfois de choses qui n’arriveront jamais, mais rêve-z-en, désire-les, cherche des horizons, ouvre-toi, ouvre-toi à de grandes choses. Rêve qu’avec toi le monde peut être différent. Rêve que si tu y mets le meilleur de toi-même, tu vas aider à ce que ce monde soit différent. Ne l’oubliez pas, rêvez. Parfois, vous exagérez et vous rêvez trop grand, et la vie réduit votre chemin. Peu importe, rêvez. Comptez sur vos rêves. Comptez sur les grandes choses que vous désirez, parlez-en, car plus grande est votre capacité de rêver, – et la vie [souvent] te laisse à mi-chemin -, plus de chemin tu auras parcouru. (Pape François aux jeunes cubains en septembre 2015)

  • Le jeune qui ne prie pas

Si tu veux que Jésus change ta vie, demande lui de l’aide. Et cela s’appelle prier. Vous avez bien compris ? Prier ! Je vous demande : est-ce que vous priez ? [les jeunes : Oui !] Vraiment ? [les jeunes : Oui !] Priez Jésus parce qu’il est le Sauveur. N’oubliez jamais de prier ! La prière est l’arme la plus forte que possède un jeune. Jésus nous aime. Je vous demande : Jésus aime-t-il les uns, et pas les autres ? [Non !] Jésus aime tout le monde ? [Oui !] Jésus veut-il tous nous aider ? [Oui !] Alors ouvre la porte de ton cœur et laisse-le entrer. Laisser entrer Jésus dans ma vie. Et quand Jésus entre dans ta vie, il t’aide à lutter. Lutter contre la dépression, lutter contre le SIDA. Demander de l’aide pour surmonter ces situations, mais lutter toujours. Lutter avec mon désir et lutter avec ma prière. Etes-vous prêts à lutter ? Etes-vous prêts à désirer le meilleur pour vous ? [Oui !] Etes-vous prêts à prier, à demander à Jésus qu’il vous aide dans la lutte ? [Oui !] (Pape François aux jeunes ougandais en novembre 2015)

  • Le jeune à la retraite

Je ne veux offenser personne, mais je suis peiné de rencontrer des jeunes qui ont l’air de ‘‘retraités’’ précoces. Cela me fait de la peine. Des jeunes dont il semble qu’ils sont allés à la retraite à 23, 24, 25 ans. Cela me fait de la peine. Je suis préoccupé de voir des jeunes qui ont ‘‘jeté l’éponge’’ avant de commencer la partie. Qui sont ‘‘résignés’’ sans avoir commencé à jouer. Je suis peiné de voir des jeunes qui marchent, le visage triste, comme si leur vie n’avait pas de valeur. Ils sont des jeunes fondamentalement ennuyés… et ennuyeux, qui ennuient les autres, et cela me fait de la peine. Il est difficile, et en même temps cela nous interpelle, de voir des jeunes qui consacrent leur vie à la recherche du ‘‘vertige’’, ou de cette sensation de se sentir vivants par des chemins obscurs qu’ensuite ils finissent par ‘‘payer’’… et payer cher. Pensez aux nombreux jeunes que vous connaissez, qui ont choisi cette voie. Cela fait réfléchir lorsque tu vois des jeunes qui perdent les belles années de leur vie et leurs énergies en courant après les vendeurs de fausses illusions – il y en a – (dans mon pays natal nous dirions ‘‘vendeurs de fumée’’) qui vous volent le meilleur de vous-mêmes. Et cela me fait de la peine. Je suis sûr qu’aujourd’hui parmi vous il n’y en pas, mais je voudrais vous dire : il y en a, des jeunes à la retraite, des jeunes qui jettent l’éponge avant la partie, il y a des jeunes qui entrent dans le vertige, gagnés par les fausses illusions, et finissent dans le néant. (Pape François aux JMJ de Cracovie en 2016)

  • Le jeune endormi

Avant-hier, je parlais des jeunes qui vont à la retraite à 20 ans ; aujourd’hui, je parle des jeunes endormis, étourdis, abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous. Sûrement, pour beaucoup il est plus facile et avantageux d’avoir des jeunes étourdis et abrutis qui confondent le bonheur avec un divan ; pour beaucoup, cela est plus convenable que d’avoir des jeunes éveillés, désireux de répondre, de répondre au rêve de Dieu et à toutes les aspirations du cœur. Vous, je vous le demande, je le demande à vous : voulez-vous être des jeunes endormis, étourdis, abrutis ? [Non !]. Voulez-vous que d’autres décident de l’avenir pour vous ? [Non !]. Voulez-vous être libres ? [Oui !]. Voulez-vous être éveillés ? [Oui !]. Voulez-vous lutter pour votre avenir ? [Oui !]. Vous n’êtes pas très convaincus… Voulez-vous lutter pour votre avenir [Oui !].

Mais la vérité est autre : chers jeunes, nous ne sommes pas venus au monde pour ‘‘végéter’’, pour vivre dans la facilité, pour faire de la vie un divan qui nous endorme ; au contraire, nous sommes venus pour autre chose, pour laisser une empreinte. Il est très triste de passer dans la vie sans laisser une empreinte. Mais quand nous choisissons le confort, en confondant bonheur et consumérisme, alors le prix que nous payons est très mais très élevé : nous perdons la liberté. Nous ne sommes pas libres de laisser une empreinte. Nous perdons la liberté. C’est le prix. Et il y a tant de gens qui veulent que les jeunes ne soient pas libres ; il y a tant de gens qui ne vous aiment pas beaucoup, qui vous veulent abrutis, étourdis, endormis, mais jamais libres. Non, cela non ! Nous devons défendre notre liberté. (Pape François aux JMJ de Cracovie en 2016)

 

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Commentaires

A toi la parole.

  1. Faniola pierre says: mars 15, 2018

    Bonjour, jeune haïtienne de 21 ans,je suis très aspirée et interpellée aux exhortations du Pape François aux jeunes du monde entier. Je le remercie spécialement pour ses conseils pleins de sagesse et très interpellants et remercie aussi tous ceux et toutes celles qui aiment les jeunes et les encouragent par leurs mille et uns conseils pleins de sagesse aussi. Je le redis encore jeune haïtienne,je suis consciente de tout ce qui se passe dans mon pays majoritairement en mal et très interpellée par ce que je peux faire et apporter pour que cela change. En union avec tous les jeunes du monde entier et avec les conseils du Pape François,que nous puissions peut importe oú nous nous positionnons sur cette terre à nous poser cette question: qu’est-ce que nous pouvons faire et apporter pour que cela change et pour un monde différent? Et surtout demander à Jésus dans notre prière de venir dissiper nos peurs, ces peurs là qui nous empêchent de nous engager pour agir dans le monde et apporter quelque chose de bien.
    Cher(ère)s jeunes tout comme moi même si ce que nous aurons à faire et apporter de bien par notre contribution pour un monde différent semble une goutte d’eau dans l’océan faisons et apportons le. Sur ce usons en bien la force et la vitalité de notre jeunesse, c’est notre plus grand bien pour faire le bien partout où nous sommes.

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