Articles à propos de Benoit XVI
Plus de 350 étudiants de 25 pays d’Europe se sont rassemblés pour réfléchir sur la nouvelle évangélisation à Rome le weekend du 1er mai. Dix étudiants français, engagés dans la pastorale étudiante, ont participé à ce congrès et témoignent de leur joie à leur retour.
A l’invitation du Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE) et du diocèse de Rome, des étudiants de toute l’Europe ont été appelés à contribuer à la réflexion de l’Eglise sur la nouvelle évangélisation et sur la construction d’un nouvel humanisme. Ce congrès était un signe de la volonté des Evêques d’associer les jeunes à la préparation du prochain Synode qui se tiendra en octobre 2012 et lancera l’année de la Foi. Nous étions réunis à l’université de Tor Vergata, en périphérie de Rome, un campus moderne et immense, construit là où s’était tenue la messe finale des JMJ de 2000!
Membres d’un même corpsNotre délégation française était composée de quatre membres de l’Equipe nationale de pastorale étudiante, de trois membres du Bureau national de Chrétiens en grande école et de trois étudiants rennais responsables de l’organisation du rassemblement Ecclesia Campus. Nous avons eu la joie de vivre réellement l’unité et la diversité de l’Eglise avec les autres jeunes européens: nous avons constaté que les situations nationales et la vie des aumôneries étaient profondément différentes, et pourtant nous étions membres d’un même Corps, et animés d’un désir de partager notre joie de croire.
Deux conférences d’introduction nous ont rappelé la vocation des étudiants à porter la nouvelle évangélisation, et le « miracle » que doit être l’université. Sous la houlette de Mgr Lorenzo Leuzzi, récemment nommé évêque auxiliaire de Rome, nous avons participé à plusieurs ateliers par groupes linguistiques sur six thèmes: la place de la culture, mondialisation et migrations, l’importance des médias, le rôle de l’économie, la recherche technologique et scientifique, la vie politique. Sur chacun des thèmes, nous avons fait le constat d’un monde qui évolue extrêmement rapidement et où l’humanisme chrétien a un rôle crucial à jouer pour réaffirmer l’unité et la dignité de la personne humaine, et nous avons esquissé des pistes d’action, en particulier pour les jeunes, et dans le cadre universitaire. Les partages, notamment avec les étudiants d’Europe de l’Est (Moldavie, République Tchèque, Slovénie, Slovaquie, Turquie etc.), ont été très riches et ont permis au groupe francophone de faire forte impression le jour de la présentation finale!
Un temps de fête dans la simplicitéNotre séjour à Rome a été marqué par deux grands moments spirituels: la messe dimanche matin à la basilique Saint Pierre, présidée par Benoit XVI, avec neuf ordinations presbytérales, et la veillée de prière lundi soir pour le premier anniversaire de la béatification de Jean-Paul II, sous la Croix des JMJ de Tor Vergata (qui continue de dominer le campus). Le Cardinal Agostino Vallini a prononcé une exhortation pour laquelle notre compréhension de l’italien était trop limitée, mais dont les gestes supposaient un cœur enflammé! La louange a été vécue par tous les étudiants du Congrès comme un temps de fête dans la simplicité, l’action de grâce et la communion! Deo Gracias!
Enfin, puisqu’il faut bien admettre que Rome regorge autant de trésors chrétiens que de bons glaciers, nous avons profité des après-midis de dimanche et mardi pour nous laisser (ré)enchanter par la ville, ses innombrables chiese, ses fontaines, sa dolce vita! Nous sommes rentrés tous les dix réjouis de ce temps d’échanges et surtout résolus à continuer de servir l’Eglise et le Christ auprès des étudiants.
Camille Steiblen, présidente de Chrétiens en Grande Ecole (CGE)
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Texte de synthèse du groupe francophone sur la nouvelle évangélisation Site d’Ecclesia Campus Site de Chrétiens en Grande Ecole
Le groupe Youcat* SJBS, lancé en septembre 2011 par la paroisse Saint Jean-Baptiste de La Salle, est un groupe d’étude du catéchisme s’adressant aux 17-35 ans désireux de mieux connaître leur foi. Né en réponse à l’appel lancé par le Saint Père aux JMJ de Madrid, ce groupe réunit une trentaine de jeunes toutes les trois semaines, autour d’un grand thème du catéchisme.
*Youth Catechism : ouvrage de catéchisme pour les jeunes.
L’urgence de connaître notre foi
« Vous devez savoir en quoi vous croyez ! (…) Vous devez être bien plus profondément enracinés dans la foi que la génération de vos parents ! »
Comment rester sourd à ce défi de Benoît XVI ? C’est toute notre génération que le Pape pique au vif ! Et volontiers, nous nous reconnaissons ignorants. Volontiers, nous relevons le défi de Benoît XVI. Volontiers surtout, nous avons à cœur de vivre enracinés dans la foi.
Avant toute chose, si nous sommes accourus avec quelques jeunes de la paroisse, pour lancer un groupe d’étude du catéchisme, c’est pour répondre avec une entière confiance dans l’Église à cet appel du Saint Père relayé par notre Curé.
Ensuite, je crois que nous autres « jeunes » sommes bien conscients de notre grande ignorance du catéchisme. Mais ce vide a au moins un mérite : celui de provoquer un appel d’air inouï, le désir de connaître notre foi pour enfin en témoigner. Et cela commence par des choses simples : connaître le Credo, la définition d’un sacrement, les dix commandements… Quelques heures d’étude suffisent pour réaliser que non seulement l’étude de la foi raffermit la foi, mais elle délie l’intelligence en lui faisant découvrir toutes les richesses de la Tradition. Bref, le catéchisme est une nourriture, et nous en redemandons !
Enfin, nos générations n’en sont pas moins exigeantes. Pour cette première édition, nous avons ainsi souhaité une formule qui laisse une large place à l’enseignement, avec des intervenants de qualité. Nous nous constituons ensuite en groupes pour répondre à des questions préparées. Et bien sûr, chacune de ces soirées s’ouvre et s’achève par une prière.
Il fallait la pédagogie de Benoît XVI pour nous mettre sur les chemins de la connaissance, en route sur les chemins du Christ. Merci Très Saint Père !
Vianney, membre de l’équipe d’organisation 24 ans, jeune professionnel
C’est en comprenant sa foi qu’on peut la partager
Curieuse, désireuse de m’expliquer ce qui m’entoure et ce en quoi je crois, j’ai comme beaucoup de jeunes croyants été élevée dans la foi catholique. De ce fait, je ne me m’étais jamais réellement posé de questions, et pendant longtemps ma pratique religieuse s’est davantage résumée à un devoir familial qu’à une conviction.
En discutant avec des non croyants, j’ai réalisé combien peu de gens savaient ce qu’était la foi, ou simplement qui était Dieu. Le seul message biblique que certains connaissent c’est : Dieu te sauvera ! Message servi par de nombreuses sectes. Mais pour le reste… C’est pourquoi il est important que les jeunes croyants comprennent leur foi. C’est en la comprenant qu’ils pourront la partager. Et pour la comprendre il ne suffit pas d’aller à la messe ou de se contenter de nos années de catéchisme.
J’ai donc cherché. Entre louanges démonstratives et adorations parfois austères, je ne trouvais pas chaussure à mon pied. J’avais besoin de réflexion. C’est pourquoi je me suis rendue à la première soirée Youcat. J’y ai trouvé des enseignements de qualité, et pendant les temps en groupe j’ai pu mettre des mots sur ce que je n’arrivais pas forcément à expliquer. Il me faut apprendre ma foi pour la comprendre.
Estelle, participante au groupe Youcat, 23 ans, étudiante en école d’ingénieur
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Youcat, le catéchisme pour les jeunes
Le blog du groupe Youcat SJBS
La page Facebook du groupe Youcat SJBS
Il y a 45 ans, le pape Paul VI a pris l’initiative de publier un message pour la paix à l’occasion du 1er janvier. Depuis, les papes continuent cette bonne tradition. Pour 2012, Benoît XVI a choisi le thème de l’éducation des jeunes à la justice et à la paix. Le style du document est direct et tonique.
Une nouvelle espérance
Une première remarque : le message de Benoît XVI ne considère pas les jeunes comme les objets d’un discours, mais comme des personnes capables d’accueillir elles-mêmes une parole. Ils ne sont donc pas ceux dont on parle, mais ceux à qui on adresse une invitation à la confiance et à l’espérance.
Le climat de crise et les peurs qu’il peut engendrer n’est pas ignoré. Mais l’ensemble du message repose une question fondamentale : « Qui est l’homme ? ». Les problèmes actuels n’appellent pas seulement des réponses techniques. Ils conduisent à nous interroger sur nos conceptions de la vie, de la valeur, du bonheur. Pour cela, le pape fait confiance aux jeunes : « Ils peuvent, par leur enthousiasme et leur ardeur en vue d’un idéal, offrir une nouvelle espérance au monde. » (n° 1)
C’est la liberté qui prime
D’un point de vue éthique, au cœur du message chrétien se trouve le rappel de la dignité inaliénable de tout être humain. Les éducateurs sont donc invités à prendre soin « que chaque jeune puisse découvrir sa propre vocation », en se souvenant que « le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose. » (n° 2)
L’être humain vaut donc pour lui-même et non d’abord pour les « utilités » techniques, sociales ou économiques qu’il peut servir. C’est donc la liberté qui prime, mais une liberté bien comprise : « elle n’est pas l’absence de liens ou le règne du libre arbitre, elle n’est pas l’absolutisme du je ». Il s’agit donc de répondre à une vocation personnelle : au fond de sa conscience, l’homme découvre une voix qui l’appelle à aimer.
Nous éduquer à la compassion
La justice sociale comprend l’ouverture aux notions de solidarité et d’amour ; il ne s’agit pas simplement d’un intérêt individuel bien compris. Quant à la paix, elle ne se réduit pas à une absence de guerre. La foi en Jésus Christ source de la vraie paix, « en Lui il y a une seule famille réconciliée dans l’amour », prend corps dans un engagement de vie. « Pour être vraiment des artisans de paix, nous devons nous éduquer à la compassion, à la solidarité, à la collaboration, à la fraternité. » (n° 5) Si l’engagement personnel est primordial, chacun doit apporter sa pierre à une coopération au service du développement de tout l’homme et de tous les hommes.
Le message se termine par une exhortation paternelle adressée aux jeunes. « Chers jeunes, vous êtes un don précieux pour la société. (…) N’ayez pas peur de vous engager. (…) Vivez avec confiance votre jeunesse et les désirs profonds de bonheur, de vérité, de beauté et d’amour vrai que vous éprouvez ! (…) Prenez conscience d’être vous-mêmes des exemples stimulants pour les adultes. (…) L’Église a confiance en vous, elle vous suit, elle vous encourage et désire vous offrir ce qu’elle a de plus précieux : la possibilité de lever les yeux vers Dieu, de rencontrer Jésus Christ, Celui qui est la justice et la paix. » (n° 6) Un souhait final: que ces quelques réflexions, accompagnées de citations du texte, donnent envie d’aller lire l’ensemble du message qui est abordable et tonique !
André Talbot Prêtre du diocèse de Poitiers, responsable pastoral pour les communes du Futuroscope, enseignant en éthique sociale, membre de Justice et Paix France.
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« Eduquer les jeunes à la Justice et à la Paix », message du pape Benoît XVI pour la journée mondiale pour la paix en 2012
Isabel est une étudiante allemande. Elle témoigne de la visite de Benoît XVI dans son pays, du 22 au 25 septembre dernier.
Où Dieu est présent, là est l’avenir : en septembre dernier, cette phrase a accueilli le pape Benoît XVI en Allemagne. Et je fais partie des gens qui ont eu la chance de l’accueillir et de l’écouter au stade olympique de Berlin. Beaucoup de gens en Allemagne voyaient sa visite d’un mauvais œil, l’atmosphère était tendue et souvent sceptique. Personnellement, je ne m’attendais pas à ce que les médias et les gens agissent de cette façon. Je pensais qu’ils seraient plutôt indifférents à la visite du pape. En effet, au départ, ça ne me paraissait pas si important. Mais l’expérience des JMJ cet été à Madrid, auxquelles j’ai pu participer, a ravivé en moi la flamme de la foi. Je me réjouissais donc de l’arrivée prochaine du pape.
L’ambiance dans le stade olympique était grandiose. Il y avait des personnes de tous les âges ; les jeunes en particulier se faisaient bien entendre ! Le stade était plein. Le ciel était ce soir là paré d’une voute de nuages multicolores au-dessus du stade. Lorsque le pape est apparu, des applaudissements et des acclamations ont retenti. Il a été accueilli comme une star et a fait tout le tour du stade. Après les acclamations, les cris et les chants, le silence s’est fait soudainement et les gens se sont recueillis pour la messe. Ça m’a beaucoup impressionnée. La foule, qui débordait de cris de joie, s’est pourtant apaisée pour accueillir Jésus dans le Saint Sacrement. J’ai été vraiment surprise et heureuse de voir le nombre de gens qui s’étaient rassemblés pour cette veillée et cette célébration. Ce fut une vraie fête !
Dans son sermon Benoît XVI a parlé de l’importance de l’union du Christ Jésus avec l’Église. Combien il est important pour chaque chrétien d’avoir une Église dans sa vie, d’y contribuer et, par l’intermédiaire de la communauté, de se rapprocher du Christ. L’Église, avec nous tous, avec ses membres, ses fautes, ses bonnes actions ne peut pas être séparée du Christ, exactement comme les sarments ne peuvent pas être séparés de la vigne. Jésus dit « Je suis la vraie vigne ». C’est-à-dire, selon le pape, Je suis vous et vous êtes Moi. Une incroyable identification du Seigneur avec nous, dans son Église. Et ceux qui persécutent les chrétiens persécutent aussi le Christ ! Ainsi, lorsque nous sommes persécutés pour notre foi, nous ne sommes pas seuls. Jésus Christ est en nous et est avec nous ! Tous les jours. C’est pourquoi nous devons être forts et nous engager dans l’Église.
Le message que le pape nous a délivré fut à la fois touchant et bouleversant. Pour ma part, je me suis sentie un peu plus assurée dans ma foi et dans ce que je souhaiterais faire pour Dieu et pour l’Église. Et je pense que nous les jeunes avons pour mission de défendre la foi avec joie et passion, de défendre aussi notre Seigneur et Son Église, et d’annoncer Son message pour rapprocher un peu le monde du Royaume des cieux.
Isabel Schwedhelm, étudiante.
(Article traduit de l’allemand par Nicolas Lestoille)
Les JMJ de Madrid 2011, c’est parti ! Ce soir à 20h, le Cardinal Rouco Varela, Archevêque de Madrid, présidera la messe d’ouverture des JMJ sur la Plaza de Cibeles, donnant le coup d’envoi de ces six jours rassemblant plus d’un million de jeunes autour du thème « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » ! 50 000 français y sont attendus.
Le programme
Après les journées en diocèse (du 11 au 15 août) permettant aux jeunes d’avoir un premier aperçu de la culture espagnole, les JMJ, à Madrid, offre aux jeunes de nombreuses activités : célébrations, veillée avec le pape Benoit XVI, 350 sessions de catéchèse avec des évêques, le festival de la jeunesse avec ses 300 activités différentes venues de 37 pays…
Ces temps forts rassembleront les jeunes dans de nombreux sites du centre-ville de Madrid et environs. Quelques points marquants de ces JMJ pour y voir plus clair :
Mardi 16 août 20h : messe d’ouverture (à retrouver sur le Jour du Seigneur ou sur Kto !) Soirée : festival de la jeunesse
Mercredi 17 août 10h : catéchèses Soirée : festival de la jeunesse
Jeudi 18 août 10h : catéchèses 12h : arrivée du Pape à l’aéroport 19h30 : accueil du Pape Soirée : festival de la jeunesse
Vendredi 19 août 10h : catéchèses 19h30 : Chemin de Croix Soirée : festival de la jeunesse
Samedi 20 août 20h30 : veillée avec le Pape 23h : nuit à la belle-étoile
Dimanche 21 août 9h30 : messe de clôture présidée par le Pape
Afficher JMJ 2011 ! sur une carte plus grande
Et retrouvez dès demain sur Jeunes Cathos Blog : La retransmission de la messe d’ouverture Des vidéos, photos, informations sur le déroulement des JMJ Et sur le compte Twitter @Jeunes_cathos : les JMJ en direct depuis Madrid !
Pour aller plus loin :
Sondage de la Vie : qui sont les jeunes cathos des JMJ ?
Site officiel des JMJ
Site français des JMJ
Après le double attentat qui a endeuillé la Norvège, le 22 juillet 2011, l’Église exprime ses condoléances et son soutien aux Norvégiens, et invite à prier pour les victimes et pour le rejet de la haine.
« Renoncer à la haine et fuir la logique du mal »
Le lendemain du double attentat, le pape Benoit XVI a adressé un message de condoléances et de solidarité au roi Harald V de Norvège, évoquant sa tristesse profonde devant la « violence insensée des attentats ». « En ce moment de deuil national, je prie afin que les Norvégiens demeurent spirituellement unis, décidés à rejeter la haine et la violence et à oeuvrer ensemble pour un avenir fait de respect, de solidarité et de liberté » a-t-il écrit.
Le lendemain, après l’Angélus, Benoit XVI a renouvelé ses prières pour les 76 victimes (selon le dernier bilan provisoire) et répété son appel à refuser la haine. « Malheureusement, nous apprenons encore une fois des nouvelles de mort et de violence », a-t-il affirmé, avant d’évoquer une douleur partagée et d’inviter à la prière. « Prions pour les victimes, morts et blessés, et leurs familles. Une nouvelle fois, je lance à tous un appel. Il faut pour toujours renoncer à la haine, et rejeter la logique du mal ».
Le Cardinal André Vingt-Trois a également adressé, au lendemain du double attentat du 22 juillet, une lettre à l’évêque d’Oslo pour l’assurer de la communion fraternelle des catholiques de France.
Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France assure, de son côté, former le voeu « que la paix revienne promptement dans le pays et que se poursuive le dialogue de vérité et d’amour si nécessaire au renforcement de la justice et de l’égalité dans le monde. »
« Nous sommes tous Norvégiens »
Le Porte-Parole de la Conférence des Évêques de France, Mgr Bernard Podvin, exprime ce même élan de soutien et de communion dans ses 1 000 signes :
« Quand l’effroyable tuerie d’Oslo suscite larmes et incompréhension, nous sommes tous Norvégiens. Quand la cathédrale, unanime, pleure ses enfants, nous sommes tous Norvégiens. Quand la violence aveugle ne doit pas avoir le dernier mot, nous sommes tous Norvégiens. Quand le fanatisme est indigne de se réclamer d’une appartenance religieuse, nous sommes tous Norvégiens. Quand Benoît XVI implore que l’on ouvre, en tous lieux de la planète, les voies de paix, nous sommes tous Norvégiens. Quand les hommes de bien se ressaisissent dans l’épreuve, et se donnent la main pour plus de vérité, nous sommes tous Norvégiens. Quand un acte, isolé ou pas, révèle la fragilité de nos vies, nous sommes tous Norvégiens.
Avec le philosophe Paul Ricœur, redisons: Le mal, si radical qu’il soit, ne sera jamais aussi profond que la bonté. »
Mgr Bernard Podvin, Porte-Parole de la Conférence des Évêques de France
Messe pour les victimes des attentats en Norvège
A la cathédrale Notre-Dame de Paris, dimanche 24 juillet, Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, a présidé une célébration en mémoire des victimes du double attentat du 22 juillet en Norvège. Retrouvez cette célébration sur Ktotv.
Liens utiles
Un appel de Benoit XVI après la tuerie en Norvège, sur le site Eglise catholique
Lettre du Cardinal Vingt-Trois à l’évêque d’Oslo suite au double attentat meurtrier en Norvège, sur le site Eglise catholique
Message du Conseil des Eglises chrétiennes en France après les attentats en Norvège, sur le site Eglise catholique
Nous sommes tous Norvégiens, sur le site Eglise catholique
Les 1 000 signes du Porte-Parole, sur le site Eglise catholique
Avec ses 15 000 exemplaires vendus avant sa sortie le 14 mai, ZeBible, la Bible pour les jeunes, promet déjà d’être un succès. Comprenant le texte intégral en langue française, le livre, publié chez Bibli’O, propose de nombreux outils de lecture pour aider à s’approprier la Bible, ainsi que des parcours thématiques pour la lire à son rythme.
Quelques questions sur ZeBible à Elisabeth Terrien, chargée de relations publiques.
Comment est né le projet ZeBible ?
ZeBible, fruit de sept ans de travail, a été portée par l’Alliance biblique française (ABF), association interconfessionnelle qui a pour vocation depuis 1818 de traduire la Bible, de la diffuser et la rendre accessible à tous. Elle est née du constat, fait tant par l’ABF que par les responsables engagés sur le terrain auprès des jeunes, du manque d’outils bibliques à donner aux jeunes pour les accompagner dans leur chemin de foi.
« Nous devons aider les jeunes à acquérir une intimité et une familiarité avec la Sainte Écriture, a dit Benoit XVI en vue du synode sur l’évangélisation, pour qu’elle soit comme une boussole qui leur indique la route à suivre. »
C’est de cette intuition qu’est née ZeBible, non seulement le livre, mais le projet en lui-même. Car ZeBible ne s’arrête pas à l’édition papier ! C’est une autre expérience de la Bible : un site internet propose des ressources et espaces de dialogue ; le parcours ZeBible 9 permettaient de tester des animations autour de textes bibliques ; un concours a rassemblé des créations artistiques de jeunes ; et ZeFête, à partir du 14 mai, regroupera des centaines de jeunes pour des événements festifs.
La gagnante du concours ZeBible, catégorie vidéo.
Pourquoi une Bible interconfessionnelle ?
D’un bout à l’autre, ZeBible est un projet interconfessionnel rassemblant catholiques, protestants, orthodoxes et évangéliques, qui s’est déroulé dans un réel respect de la confession de chacun.
« La Bible n’appartient pas aux protestants ou aux catholiques, nous nous sommes retrouvés autour d’un texte qui est la base pour tout chrétien » explique Elsbeth Scherrer, responsable éditoriale chez Bibli’O ; d’où la décision de publier une seule Bible complète, malgré les différences de textes et d’ordre des livres bibliques entre les confessions. Les jeunes ne sont pas tous dans l’institution, ce qui compte c’est de leur donner la parole de Dieu.
Recherche de communion entre catholiques, protestants, orthodoxes et évangéliques, l’œcuménisme, dans le respect des différences, fait partie intégrante de la mission des chrétiens. Car nous sommes tous liés au Christ et reconnaissons tous un Dieu unique.
Le 25 janvier 2011, le pape Benoit XVI a appelé à cette communion en ces termes : « ce à quoi nous aspirons, c’est cette unité pour laquelle le Christ lui-même a prié et qui se manifeste par nature dans la communion de la foi, des sacrements, du ministère.»
Quel est l’intérêt de l’œcuménisme pour les jeunes ?
La recherche de communion correspond à une réalité des jeunes, chez qui les questions de foi, de croyances, sont toujours aussi présentes mais parfois en dehors des cadres institutionnels. La spiritualité passe avant la religion, avec une valorisation de la diversité culturelle et religieuse et du « vivre ensemble ». Ces expériences d’échange, de dialogue, sont perçues comme autant d’occasions d’enrichissement mutuel.
Le projet ZeBible, sous sa forme papier mais également grâce aux autres expériences qui gravitent autour, s’inscrit dans la droite ligne de ce « vivre ensemble ».
Elisabeth Terrien, chargée de relations publiques pour ZeBible
Ce week-end, les trois jeunes chargés de mission au sein du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations se sont rendus à Rome pour assister à la béatification de Jean-Paul II. Retour sur cette expérience par Adrien, Emmanuelle et Marie.
Adrien, Emmanuelle et Marie
C’est samedi matin, la veille de la béatification, que nous atterrissons à Rome. Il fait gris, pluvieux et les rues de la Ville éternelle ne sont pas aussi remplies qu’on l’aurait cru. Si les pèlerins attendent peut-être une éclaircie, les vendeurs de parapluie, eux, sont déjà en place !
Mais peu importe la météo ! Nous sommes venus assister à un événement unique : la béatification de Jean-Paul II. Et déjà, Rome nous l’annonce. Bâtiments publics ou églises, bus ou taxis, le portrait de Karol Wojtyla est présent un peu partout. Il y a définitivement quelque chose dans l’air !
Tous appelés à vivre en saints
En attendant les grands rassemblements, nous nous imprégnons de l’ambiance de Rome. Ses rues se remplissent, les drapeaux et les parapluies fleurissent et ici et là éclatent les premiers « Viva el papa ! » espagnols.
Notre premier temps fort du week-end rassemble les pèlerins francophones à l’église de la Trinité-des-Monts, surplombant la Piazza di Spagna et toute la ville.
Des témoignages nous font mieux connaître la vie de celui qui nous rassemble à Rome : ses doutes d’enfant de chœur, sa vocation, ses engagements. Le cardinal Barbarin, qui préside le temps de prière, nous donne à voir la simplicité de l’homme et ses engagements, au-delà des jeunes, auprès des familles ou des malades. Il nous appelle, enfin, à suivre son exemple et celui des apôtres : répondre à l’Appel du Christ, en toute simplicité.
Veillée de prière au Circo Massimo
Un chapelet à travers le monde
C’est sur l’immense Circo Massimo que se déroule le deuxième temps fort : la veillée internationale de prière. Plusieurs milliers de pèlerins se sont massés sur les pentes du cirque avec des veilleuses multicolores qui éclairent la nuit ; l’atmosphère est à la ferveur. Sœur Marie Simon-Pierre raconte sa guérison miraculeuse et exprime sa gratitude à Jean-Paul II, elle semble paisible mais émue. Son témoignage est particulièrement touchant ; sa simplicité bouleversante.
Le monde entier est associé à cette veillée : par écran interposé, nous prions le chapelet en direct avec les communautés chrétiennes des pays dans lesquels s’est rendu Jean-Paul II : Pologne, Tanzanie, Mexique, Liban, Portugal.
Bienheureux Jean-Paul II
Après la veillée de prière, nous sentons bien que nous ne sommes pas les seuls à avoir l’intention de passer la nuit place Saint-Pierre : Polonais, Italiens, Français, Espagnols… tous se précipitent aux portes du Vatican. Les rues sont noires de monde et plus on approche de la place Saint-Pierre plus les trottoirs se couvrent de tapis de sol et duvets. Mais il y a du mouvement toute la nuit : à deux reprises, chacun refait son sac à la hâte car les accès s’ouvrent peu à peu… L’adage « les premiers seront les derniers » ne tient pas vraiment dans ce cas ! Au matin, la cohue vers la place Saint Pierre est telle – un million de pèlerins veulent être au plus près ! – que nous nous résignons à suivre la béatification depuis un écran sur la Via della Conciliazione.
Via della ConciliazioneDes chants et des prières portées par des centaines de milliers de pèlerins du monde entier s’élèvent puis le pape Benoit XVI apparaît sous les applaudissements. La vie de Jean-Paul II, son enfance, ses études, sa vocation, son pontificat sont retracés par le cardinal Agostino Vallini, vicaire général du diocèse de Rome. La foule est toujours plus dense ; la Place Saint Pierre et les alentours prennent des couleurs, avec des dominantes de rouge et de blanc. Le Saint Père prononce alors la formule de béatification et déclare Jean-Paul II bienheureux. La présentation de la relique par sœur Marie Simon-Pierre et sœur Tobiana Sobodka, le chant, la ferveur des pèlerins dont les applaudissements ne s’arrêtent pas, la beauté de la liturgie font de cet instant un véritable moment de grâce. Fatigués par une longue nuit, nous n’en sommes pas moins émus et touchés par cet instant unique.
L’homélie de Benoit XVI évoque la présence de Marie et revient sur les accomplissements de Jean-Paul II : « il a ouvert au Christ la société, la culture, les systèmes politiques et économiques, en inversant avec une force de géant – force qui lui venait de Dieu – une tendance qui pouvait sembler irréversible. »
Et conclut :
« Bienheureux es-tu, bien aimé Pape Jean-Paul II, parce que tu as cru ! Continue – nous t’en prions – de soutenir du Ciel la foi du Peuple de Dieu. Amen. »
Nul doute que tous ceux qui ont assisté à cet événement en sont repartis avec une foi plus forte et une promesse intime : « ouvrir les portes au Christ », en toute simplicité.
Et vous, étiez-vous sur place ? Avez-vous suivi la béatification de Jean-Paul II ? Comment l’avez-vous vécue ?
Emmanuelle Boisseau, coordinatrice des JMJ au SNEJV
Adrien Honda-Bornhauser, chargé de mission Solidarité / Service civique au SNEJV
En lire plus sur le site Eglise catholique : Marie a participé au temps de prière à la Trinité-des-Monts Adrien était à la veillée de prière au Circo Massimo Emmanuelle a prié à la messe de béatification de Jean-Paul II


