Articles à propos de étudiant
Les 22 avril et 6 mai 2012 auront lieu les élections présidentielles, suivies en juin par les législatives. A cette occasion, le conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié une réflexion sur les élections le 3 octobre 2011 : Elections : un vote pour quelle société ? Depuis, un site et une vidéo ont été créés pour reprendre les éléments de cette réflexion. Simon, étudiant à Sciences Po, revient sur ce texte qui donne une série d’éléments de discernements.
Alors que la campagne présidentielle est souvent accusée de ne pas être à la hauteur des enjeux essentiels, il est bon de revenir sur le document des évêques de France qui a pour but de nous faire réfléchir sur la société que nous voulons. Le vote, c’est le choix d’une société.
Les évêques encouragent les citoyens à aller voter pour « rendre notre pays plus agréable à vivre et plus humain pour tous », sans toutefois « attendre du pouvoir politique plus qu’il ne peut donner ». Ils relèvent que nous sommes appelés à un « changement de mode de vie » que nous devons choisir plutôt que subir. Penchons nous sur quelques unes de ces thématiques qu’il revient à chacun de hiérarchiser.
Vie naissanteLire le texte des évêques sur la vie naissante
La question de l’avortement ne doit pas être présentée comme une solution pour les jeunes mères, mais ces dernières doivent être davantage accompagnées dans leur choix de garder leur enfant ainsi que sur les conséquences d’un IVG. Il ne faut pas oublier que l’embryon est une vie, mais en même temps il ne faut pas oublier la mère (et le père) qui doivent être accompagnés dans leur décision.
FamilleLire le texte des évêques sur la famille
Les évêques de France recommandent clairement la protection d’un mariage entre un homme et une femme uniquement, pas entre personnes du même sexe. Au-delà d’un refus catégorique, il faut clairement se poser la question de la place de l’homosexualité dans la société. Allons-nous rester catégorique ou au contraire chercher à montrer que l’Eglise accepte les homosexuels en tant que tels et leur accorde une reconnaissance sociale, même si elle leur refuse le mariage qui doit être réservé à un homme et une femme ? Nombreuses sont les incompréhensions sur la position de l’Eglise par rapport aux homosexuels qui mériteraient d’être mieux expliquées sans tabou afin de libérer la parole et de permettre aux (jeunes) chrétiens de s’exprimer d’une manière argumentée, à la fois compréhensive et ferme.
EducationLire le texte des évêques sur l’éducation
L’éducation est essentielle à la construction de l’identité. Ni en opposition, ni en accord total, le jeune grandit en cherchant sa propre voie dans des bornes et grâce au terreau apporté par les éducateurs. Il me semble essentiel de laisser de la place à a liberté de conscience afin que le jeune ne soit pas conditionné, mais il faut lui laisser la liberté de choisir sa vie, et l’aider dans ce choix.
JeunesseLire le texte des évêques sur la jeunesse
La jeunesse est en demande d’intégration. Nous ne sommes pas encore dans l’état de l’Espagne quant au chômage des jeunes, mais nous n’en sommes pas loin. La jeunesse est aujourd’hui inquiète de l’avenir et de trouver une place dans le monde, entre son travail et sa famille. Elle a également le sentiment d’une perte de grandeur dela France et de l’Europe dans le monde et que « le monde ne sera plus jamais comme avant ». La guerre de génération est souvent sur nos lèvres, avec l’idée que la génération précédente a bénéficié des Trente Glorieuses puis du déficit public accumulé et que nous, la jeune génération, devront payer la dette. La question de l’intégration de la jeunesse doit être une priorité afin d’éviter cette guerre et de renforcer le vivre ensemble.
Banlieues et citésLire le texte des évêques sur banlieues et cités
Il est révoltant de voir aujourd’hui des zones de non droit ou d’insécurité. Il faut soutenir les associations et les efforts de renouvellement urbains dans ces quartiers. A l’instar du Christ qui allait vers les plus marginalisés, les politiques publiques doivent s’occuper davantage de ces quartiers afin de renforcer le vivre ensemble national.
EnvironnementLire le texte des évêques sur l’environnement
L’environnement me semble être clairement inscrit dans la campagne. De la lutte contre le réchauffement climatique, nous sommes passés à une idée de croissance verte, de l’environnement comme sortie de crise. Les investissements verts pourraient être la troisième révolution verte (Jérémy Rifkin) ou encore la source d’une solidarité européenne renouvelée, avec le fonds vert (Michel Aglietta, Zone euro, éclatement ou fédération). Je me réjouis de cette place croissante que prends l’environnement, et j’espère que cela continuera après la campagne.
Economie et justiceLire le texte des évêques sur économie et justice
Les évêques insistent sur l’importance de donner une vraie perspective de travail aux jeunes et de ne pas maintenir de personnes dans la dépendance vis-à-vis de l’Etat. L’équité des salaires doit être renforcée, mais cependant jusqu’où pouvons-nous aller dans l’arbitrage entre la hausse du salaire encourageant au travail et l’équité salariale ?
Les évêques valorisent également l’engagement dans des associations renforçant le tissu social, ce qui est une composante essentielle mais parfois oublié de la société. Ainsi dans certaines universités, la participation à une association est valorisée par l’attribution de crédits ECTS, comme s’il s’agissait d’un cours.
Coopération internationale et immigrationLire le texte des évêques sur coopération internationale et immigration
Les évêques s’opposent clairement à une fermeture protectrice des frontières, ce qui est positif dans notre monde globalisé qui fonctionne grâce aux échanges internationaux. Les échanges renforcent également la compréhension de l’autre, de la personne humaine. Ainsi nombreux sont les étudiants en échange universitaire qui découvrent à cette occasion diverses cultures, manières de penser et ainsi goûte avant l’heure à l’universalité, à l’Homme dans son ensemble. Il faut favoriser les échanges qui vont à l’encontre du racisme et de la xénophobie et favorisent la compréhension de notre identité dans le reflet du miroir de l’autre.
HandicapLire le texte des évêques sur le handicap
Il faut souligner les efforts des politiques publiques en vue de l’intégration des personnes handicapées dans le milieu scolaire et universitaire. L’attitude du Christ doit être un exemple pour tous les jeunes qui se retrouvent face à une personne handicapée. Cependant l’aide ne doit pas être vécue comme une obligatoire charité envers une personne à cause de son handicap, .Au contraire, dans l’aide, la reconnaissance de la personne handicapée comme une personne pouvant nous apporter beaucoup est essentielle.
Fin de vieLire le texte des évêques sur la fin de vie
La perte de solidarité intergénérationnelle pourrait déboucher sur des débats faussés quant à l’euthanasie, ce qui doit être évité par le soutien aux expressions de la solidarité, par exemple avec les associations permettant de faire cohabiter des plus jeunes avec des moins jeunes. La question de l’intégration de la jeunesse doit être une priorité afin d’éviter cette guerre et de renforcer le vivre ensemble.
Patrimoine et cultureLire le texte des évêques sur patrimoine et culture
Les évêques insistent largement sur la conservation du patrimoine existant, essentiel pour nous inscrire dans la lignée de nos ancêtres et nous remettre à notre place dans l’histoire de l’humanité, source d’humilité. Cependant, il me semble qu’il ne faut pas non plus décourager la création artistique qui permet aux générations actuelles de s’exprimer et de contribuer à l’ouvrage de nos ancêtres.
EuropeLire le texte des évêques sur l’Europe
La construction européenne est reconnue par tous comme un effort de pardon, ainsi il ne faut pas se laisser entrainer sur des tendances encourageant la haine entre les nations. L’Union européenne est aujourd’hui très prégnante dans notre vie, avec plus de 80% des législations qui sont d’origine européenne. Cette prégnance est trop souvent ignorée dans notre pays qui maintient une fiction d’autonomie et de pouvoir d’initiative. Le projet de l’Union européenne mériterait néanmoins d’être plus démocratique et décidé avec les citoyens, afin que chacun prenne conscience de la chance de vivre en Europe qui ne doit pas être le bouc émissaire.
Laïcité et vie en sociétéLire le texte des évêques sur laïcité et vie en société
La laïcité est une valeur de la République qui permet de faire cohabiter différentes religions dans la société. La France ne doit pas tomber dans un excès laïquard ou fanatique religieux. Pour cela, il est possible d’imaginer de consulter davantage la population sur ce point sensible. Il faut dans tous les cas éviter de soulever des polémiques sur ce sujet en cherchant à attiser les tensions, ce qui nuirait au vivre ensemble. Il ne faut pas être trop tiède mais dans le même temps, nous devons vivre ensemble.
Le texte des évêques aborde au total 13 points d’attention : vie naissante, famille, éducation, jeunesse, banlieues et cités, environnement, économie et justice, coopération internationale et immigration, handicap, fin de vie, patrimoine et culture, Europe, laïcité et vie en société.
Ce sont treize points de vigilance sur lesquels les évêques attirent notre attention pour éclairer notre choix. N’hésitez pas à les lire et à vous faire votre idée de la société que vous voulez avant d’aller voter !
Simon, étudiant à Sciences Po
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Elections : un vote pour quelle société ?
Avance au large est une proposition de la pastorale étudiante pour participer à la prestigieuse Course Croisière EDHEC en représentant les aumôneries et communautés chrétiennes étudiantes. Nicolas, en dernière année d’école d’ingénieur, s’est joint à l’aventure lors de l’édition 2010 de la course.
La Course Croisière EDHEC est le plus important événement sportif étudiant d’Europe. Pendant une semaine, elle rassemble plus de 3000 étudiants autour d’un défi sportif et dans une ambiance festive. La course se tient cette année à La Rochelle du 13 au 21 avril. Lorsque j’y ai participé, il y a deux ans, l’événement avait eu lieu à Brest. La croisière EDHEC (ou CCE pour les intimes) s’articule autour de trois trophées. Le Trophée Mer est le cœur historique de la course et accueille chaque année plus de 170 bateaux. Le Trophée Terre consiste en un raid multi-sports où s’affrontent 150 équipes. Enfin, le Trophée Sable accueille sur le village de la course des tournois de sport sur sable. Pour ma part, j’ai participé au Trophée Terre, qui représente un beau défi sportif. Tous les jours, nous alternions course à pied, course d’orientation, VTT, run and bike ou canoë. Le Trophée Terre m’a aussi donné l’occasion de découvrir l’arrière pays brestois et les côtes bretonnes le long desquelles nous avons couru. Nous sommes passés dans des paysages superbes. Le soir après les épreuves, nous avions le temps de flâner dans le village de la course pour discuter avec d’autres étudiants avant de participer à la soirée. Nous avons terminé douzièmes, et l’année d’après l’équipe d’Avance au large a fini troisième !
Porter une proposition chrétienne à destination des jeunesTrès bien, me direz-vous : c’est un bel événement sportif étudiant, mais la pastorale étudiante là-dedans ? J’y viens ! Parce que « Avance au large », ce n’est pas seulement faire du sport et aller aux soirées de la CCE. Nousapportons aussi une présence d’Eglise. Le fait le plus visible est la distribution de « Prions en Eglise », spécialement conçus pour la semaine de la course, pendant la chaîne d’approvisionnement le premier jour. C’est l’occasion d’inviter les participants à la messe que nous organisons le premier dimanche de la course. Chaque jour, nous célébrions la messe dans notre « QG » avec ceux qui le souhaitaient. Avant les épreuves sportives, nous prenions un petit temps de prière en équipe. Avance au Large est aussi présent pour porter une proposition chrétienne à destination des jeunes. En 2010, notre souci était d’informer les étudiants sur la situation en Haïti (c’était quelques mois après le tremblement de terre) pour développer un esprit de solidarité avec les étudiants haïtiens, en faisant connaître par exemple les propositions de volontariat en Haïti.
On peut être catho et faire des performances sportives !Ce qui m’a le plus marqué, c’est simplement notre présence en tant que chrétiens sur la course. Les étudiants sont là en général pour représenter leur école. Pas nous. Dans le bus pour nous rendre sur le lieu des épreuves ou sur le village de la course, on m’a souvent demandé de quelle école je venais. Je répondais : « Je suis venu avec Avance au Large, pour représenter les aumôneries étudiantes et les propositions de solidarité avec Haïti ». On souhaite ainsi montrer que l’Eglise a une place dans notre vie et que la foi structure notre existence. C’était l’occasion d’engager le dialogue. Avance au large présente une Eglise vivante et présente dans les lieux de vie étudiants. On peut être catho et faire des performances sportives ou aller aux soirées ! Je crois que le plus gros enjeu est de montrer en vivant cette expérience que l’Eglise veut se faire proche de chacun, et en particulier des jeunes. Au-delà de la performance sportive, notre présence apporte un souffle d’espérance, qui invite les autres étudiants à se poser des questions.
Nicolas Lestoille
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Le site de la Course Croisière EDHEC Le site d’Avance au large La page Facebook d’Avance au large
Concerts de pop chrétienne et de musique sacrée, expositions, conférences, pièce de théâtre… le festival Pâques en Octaves aura lieu du 13 au 15 avril à Blois. Bénédicte, membre de l’équipe d’organisation, raconte.
L’aventure a commencé pour moi le 11 juillet 2011, jour où Mathieu, le président de l’association « Pâques en Octaves », m’a demandé si je voulais m’engager dans le projet : créer un festival sur Blois, avec une double programmation pop et classique, pour redynamiser la ville et particulièrement le diocèse.
Une forte demande et un réel publicCe concept original avait été entrepris par le « Festival de Pâques » de Chartres qui avait attiré jusqu’à sa dernière édition des milliers de personnes. L’annulation de l’édition 2011 laisse un grand nombre de déçus. En voyant les articles suite à cette subite annulation, Mathieu a alors eu l’idée de reprendre ce concept novateur et de délocaliser le festival sur Blois. Nous avions conscience que c’était un projet ambitieux au vu du travail que nous allions devoir fournir et du budget qu’un tel évènement demandait. Nous étions un groupe d’étudiants, venant des quatre coins dela France, réunis autour de ce projet, qui nous ne connaissions pas grand chose au monde du spectacle.
Nous avons du faire face à de réelles difficultés : nous avons vite réalisé qu’il n’était pas si simple d’obtenir les autorisations pour le lieu du festival et de trouver des partenaires pour financer le festival. Nous nous sommes parfois heurtés à des réticences.
Il y avait également un vrai enjeu autour de la programmation : nous nous devions de présenter un programme sérieux à nos futurs festivaliers. Pour cela, nous nous sommes entourés de professionnels avec Grégory Turpin, chanteur reconnu dans le milieu pop et Vincent Grappy pour le classique qui est notamment le titulaire de l’orgue de la cathédrale de Blois.
Mais quels que soient les obstacles, il y avait une forte demande et un réel public suite à l’arrêt du « Festival de Pâques » : autant dire que notre projet tombait à pic !
« Une occasion d’extérioriser ma foi »A titre personnel, je ne pouvais que répondre par un grand « oui » à cette proposition : c’était une occasion de découvrir le monde associatif qui m’était inconnu, mais aussi d’extérioriser ma foi et de pouvoir faire une œuvre pour l’Eglise en participant à la « nouvelle évangélisation ».
Mathieu m’a confié le poste de secrétaire, que j’ai vite découvert : mails, coups de téléphone, archivage des différents documents reçus… Autant de tâches qui m’ont montré à quel point le rôle du secrétaire est indispensable. Non seulement je dois être la médiatrice entre l’association et les différents secteurs publics et privés, mais aussi la personne qui parle au nom du festival. Il me faut, en permanence, être efficace et disponible.
Avec cette expérience, j’ai pu me rendre compte du résultat produit par un réel travail d’équipe. Grâce aux efforts de tous, nous pouvons proposer aujourd’hui 22 concerts, 3 conférences mais aussi 1 exposition de 3 artistes contemporains et une pièce de théâtre et ce sur un week-end.
Je vous donne rendez-vous du 13 au 15 avril à Blois avec Paddy Kelly, Glorious, le chœur de la cathédrale de Birmingham, le Quatuor Girard et encore bien d’autres!
Bénédicte Franc, secrétaire de l’association « Pâques en octaves »
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Le site de Pâques en Octaves La programmation du festival L’équipe d’organisation du festival
En août dernier, nous avons été des milliers à nous rassembler autour de Benoît XVI pour participer aux JMJ de Madrid. Le 1e avril prochain, c’est Chartres qui verra ses rues envahies de jeunes de 18-30 ans de toute l’Ile de France, pour célébrer la 27e Journée Mondiale de la Jeunesse.
Les 31 mars et 1e avril prochains, pour la 77e année consécutive, nous n’invitons plus seulement les étudiants, mais tous les 18-30 ans d’Ile de France à se rassembler pour marcher vers Chartres. Ce pèlerinage sera désormais le pèlerinage des jeunes ! Nous avons-nous-mêmes entre 27 et 29 ans, avons déjà une expérience de cette route, et avons accepté de nous mettre au service des pèlerins cette année en faisant partie de l’équipe logistique.
Poussés il y a quelques années par des amis à venir marcher vers Chartres, nous nous sommes finalement tous les trois, dans des groupes différents, laissés porter par un élan de prière et de joie. Difficile pourtant de quitter son confort, quand le scoutisme n’est plus qu’un lointain souvenir… !
Aller au-delà des apparencesCe week-end est l’occasion de prendre l’air avec l’arrivée du Printemps, quand sur Paris la grisaille ne nous est devenue que trop familière. La marche, loin de la performance sportive, est également un excellent moyen pour se ressourcer et faire le point quand on est amené à faire des choix ou à s’engager.
Occasion également d’expérimenter le partage et les échanges en petits groupes. Nous concevons que cette partie peut ne pas faire toujours rêver, voire même faire fuir. Mais c’est un lieu de rencontre de l’autre, d’apprentissage. Le Seigneur met à nos côtés pendant 2 jours des personnes que nous n’aurions pas forcément choisies de nous-mêmes. Et on apprend à creuser, à aller au-delà des apparences. Intéressant…!
« Réjouissez-vous sans cesse »Accompagnés par les prêtres de nos paroisses, nous cheminons en réfléchissant sur un thème. En 2010, nous avons réfléchi sur l’Evangile du jeune homme riche. Celui qui demande : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10,17-22). Pas facile, et parfois un peu lointaine cette vie éternelle ! Mais tellement pleine d’espérance que cela nous a donné envie de progresser dans notre foi et d’aller toujours davantage vers les autres.
Le thème 2012 est « Réjouissez-vous sans cesse » (Ph 4, 4-5), car si les médias ne nous invitent pas toujours à le faire, un de nos devoirs de chrétiens est de répandre la joie autour de nous. Nous espérons donc réunir de nombreux semeurs de joie et d’espérance pour ce week-end des Rameaux, en communion avec tous les diocèses du monde !
Bon carême à tous !
Aymeric Lockhart, Aude et Constance de Vautibault
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Le site du pèlerinage de Chartres
Ecclesia Campus s’est tenu à Rennes les 4 et 5 février dernier, réunissant 2500 étudiants de toute la France et de toutes les formations. A cette occasion, 200 volontaires rennais se sont mobilisés pour les accueillir. Blandine et Amaury ont recueilli leurs témoignages.
Deux semaines après Ecclesia Campus, où 2500 étudiants se sont rassemblés à Rennes pour un week-end de formation, de prière, de rencontre et de fête, que reste-t-il ? Les rues ne sont plus parsemées d’étudiants en sweats bariolés et floqués de paroles d’Evangile ou de « Souris, Jésus t’aime ». Le Liberté ne résonne plus des prières de la messe. Les salles de classe ne sont plus des dortoirs improvisés. A la halle Martenot, on ne distribue plus de café et de cidre pour réchauffer les corps et les cœurs. On trouve même des chaises pour s’asseoir quand on va à la Cathédrale Saint Pierre. Alors, Ecclesia Campus, c’est bien fini ?
Non, seule la période des semailles s’est achevée. Les villes universitaires de France ont vu rentrer des étudiants prêts à porter du fruit en abondance sur leur campus, leur terre de mission. Nous ne serons pas les témoins directs de tous ces fruits qui germeront dans les mois et les années à venir. Nous ne le souhaitons pas d’ailleurs, trop heureux d’avoir déjà pu servir l’Eglise dans la préparation de ce rassemblement. Toutefois, à Rennes et à Paris, nous avons la chance de recevoir les témoignages enthousiastes, joyeux, parfois drôles et toujours touchants de tous les étudiants qui ont mis la main à la pâte pour préparer l’événement, ces étudiants volontaires, reconnaissables à leur fameux sweat bleu.
« Ils ont travaillé avec beaucoup de joie »
Nous sommes conscients de leur en avoir demandé beaucoup, en plus de leur travail d’étudiant. La plupart d’entre eux a donné de son temps et souvent pris sur son sommeil pour accomplir sa mission. Tous ont affronté le froid, la fatigue, l’imprévu pour accueillir 2500 étudiants et aumôniers dans leur ville. Non seulement ils ont parfaitement réussi leur mission, mais surtout, « ils ont travaillé avec beaucoup de joie », comme s’en réjouissait Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes et institué volontaire pour l’occasion. C’est cela qui nous a le plus émerveillé. Même en arrivant au Liberté, samedi à 6h du matin, nous avons trouvé une vingtaine de volontaires, tout sourire. Aucun ne montrait le moindre signe de fatigue, alors même qu’ils étaient arrivés au début de la nuit pour confectionner les sacs des participants, « un vrai travail à la chaîne, en chantant, café à la main » selon Anne.
Et puis le week-end démarre ! Tout doit aller très vite. Les responsables de pôle donnent le rythme. Mais le « sourire-volontaire » est toujours là. Chaque participant a le droit à une petite attention quand il reçoit son petit-déjeuner ou son pique-nique. « C’est tellement agréable de vous voir si nombreux » leur confiera un des sweats bleus.
« Des moments très forts de solidarité et de communion »
Le week-end qu’ont vécu les volontaires n’a pas grand-chose à voir avec celui de tous les autres participants. La plupart attendra la diffusion des vidéos pour savoir ce qu’a dit Mgr Barbarin ou Elena Lasida. Certains, comme Xavier qui était à la bagagerie, ont « entendu Glorious derrière un mur ». Pour Lionel, c’est la flash mob qu’il n’a pas pu vivre : « je ne tenais plus sur mes jambes ». Mais tous ont vécu des moments très forts de solidarité et de communion, entre eux ou avec les participants. Beaucoup rejoignent Lionel quand il s’exclame : «je suis très fier d’avoir été parmi les volontaires…c’est un moment inoubliable de ma vie! » ou Anne : « J’ai adoré être volontaire. Je suis contente d’avoir pu rendre service. Je garderai vraiment un souvenir exceptionnel de ce week-end ». En chacun l’Esprit a travaillé pour transformer leur travail en une immense prière qui résonne encore dans toutela France.
Chers volontaires, merci et bravo pour votre don total pendant ce week-end. Ce projet qui est né il y a 3 ans et sur lequel nous travaillons depuis 6 mois n’aurait été que du vent sans votre engagement admirable. Nous vous gardons chacun dans nos prières et vous confions tout particulièrement à l’intercession de Notre Dame des Campus.
Amaury Rony et Blandine Nautré, Equipe pilote d’Ecclesia Campus
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Le site d’Ecclesia Campus
Témoignages sur le week-end
Les textes du week-end
Ecclesia Campus, J- 9 ! Camille, porte-parole étudiant de l’équipe nationale de pastorale étudiante, revient sur les derniers préparatifs !
A moins de deux semaines d’Ecclesia Campus, rassemblement national étudiant les 4 et 5 février à Rennes, la mobilisation bat son plein. Plus de 120 volontaires enjoués se sont retrouvés le 21 janvier dernier afin de coordonner l’organisation de l’événement, sous tous ses aspects logistiques : hébergement, repas, communication, ingénierie, santé… Tous munis d’un sweat bleu aux couleurs de l’événement, les bénévoles ont ensuite parcouru la ville sous l’œil étonné des passants avant de finir par une répétition générale d’une flashmob géante sur la place du Liberté, qui sera reproduite avec les 2500 participants estimés. Une mise en scène remarquée pour continuer de communiquer sur ces deux jours de rencontres nationales qui s’annoncent riches en émotion !
C’est en effet une opération de grande ampleur qui s’achemine : plusieurs lieux au centre de la capitale bretonne ont pu être réservés pour accueillir les grandes célébrations et autres conférences. Les établissements scolaires ont également répondu à l’appel pour héberger plusieurs centaines de jeunes, aux côtés de quelques 500 familles d’accueil rennaises. Enfin, une quarantaine de partenaires ont apporté leur soutien à l’événement (médias, associations, organismes d’Eglise…).
Avec et pour les étudiants
Aussi bien dans ces préparatifs que pendant Ecclesia Campus, les étudiants sont au cœur de l’événement, missionnés par la Conférence des Evêques de France. Les 40 ateliers thématiques programmés sont d’ailleurs élaborés par leurs soins : Eglise et société, propositions spirituelles, groupes de prière… C’est donc bien avec et pour les étudiants eux-mêmes que la démarche pastorale d’Ecclesia Campus invente des propositions variées d’évangélisation et de service.
Avis alors aux étudiants nouveaux, indécis ou retardataires : Ecclesia Campus est à portée de main et vous propose de vivre une expérience unique ! Il est temps de rejoindre les 2 000 inscrits à ce jour !
Camille Jaeckel, 23 ans, étudiante à l’Essec et nouveau porte-parole étudiant de l’équipe nationale de pastorale étudiante.
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Le site d’Ecclesia Campus
Le concours « Bref » Ecclesia Campus
Reine, étudiante sénégalaise à Bordeaux, a eu la joie de participer au 3ème congrès mondial de la pastorale pour les étudiants internationaux qui s’est tenu à Rome du 30 novembre au 3 décembre 2011, sur le thème : « Etudiants internationaux et la rencontre des cultures »
Ce congrès a réuni cardinaux, évêques, prêtres, religieux(ses), agents pastoraux et 30 étudiants internationaux. C’était une très belle expérience, notamment parce que j’ai eu l’occasion de rencontrer et de discuter avec des personnes venues du monde entier, ayant chacune une expérience particulière et très riche. Le 3ème jour du congrès, nous avons eu l’immense joie et le privilège de rencontrer sa sainteté le Pape Benoît XVI.
« L’aumônerie est un lieu de socialisation »
« La rencontre des cultures est une réalité fondamentale à notre époque et pour l’avenir de l’humanité et de l’Eglise » a fait observer Benoit XVI. Il a soulevé la question de la fuite des cerveaux en insistant sur la nécessité d’offrir aux étudiants des pays de départ, une « préparation intellectuelle, culturelle et spirituelle saine et équilibrée » pour qu’ils ne soient pas tentés par cette « fuite des cerveaux » mais forment « une catégorie socialement et culturellement importante (…) comme de futurs responsables, et qu’ils contribuent à construire des « ponts » culturels, sociaux et spirituels avec leurs pays d’accueil ».
Des échanges que j’ai eus avec les autres étudiants internationaux, je retiens une similitude dans les expériences vécues et dans les besoins d’épanouissements intellectuels, culturels, humains et religieux en terre étrangère. Les échanges des tables rondes ont montré que les aumôneries universitaires fonctionnent de la même manière à travers le monde et rencontrent les mêmes problématiques face aux difficultés des étudiants étrangers : recherche de logement, soutien financier… L’aumônerie est donc véritablement un lieu de socialisation des étudiants étrangers, une seconde famille.
« Une réalité de grand intérêt pour l’Eglise »
Mgr Antonia Mria Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, fait observer que l’étudiant international pourra devenir « artisan et protagoniste » de l’évangélisation, parce qu’il « se familiarise avec les sociétés et les cultures d’accueil ». Il constate que « la mobilité des étudiants internationaux est en train d’acquérir une grande importance sociopolitique et économique », devenant ainsi une « réalité de grand intérêt », pour l’Eglise. Il diagnostique chez les étudiants actuels « la capacité intellectuelle » et « la passion de s’aventurer à la recherche d’un avenir meilleur ».
A la fin du congrès, les participants ont proposé de mettre en place des actions telles que : - être attentif au potentiel des étudiants internationaux de devenir des acteurs dynamiques pour la paix et le progrès dans le monde. - aider les étudiants internationaux à partager leurs dons avec la communauté d’accueil et à être ouverts à ce qu’elle peut leur apporter. - proposer des programmes d’accueil et de préparation au retour des étudiants, avec des activités coordonnées entre l’Eglise et le pays d’accueil et d’origine. -promouvoir la solidarité avec les étudiants internationaux dans le besoin, quelle que soit leur foi ou leur religion. En tant qu’étudiante internationale, j’identifie deux défis majeurs : les études et l’évolution de notre personne (notre personnalité, notre être) au contact de la culture d’accueil.
Je m’estime très chanceuse d’avoir participé à ce congrès, où j’ai été notamment très touchée et très émue par l’aide que m’a apporté le Cardinal Vegliò lors j’étais en difficulté à l’aéroport de Rome. Je l’en remercie très sincèrement et le félicite par la même occasion pour sa nomination en tant que cardinal. J’espère que grâce à cet article, je pourrai partager avec vous toute la joie qu’était la mienne à cette occasion.
Reine Pélagie MALOU, étudiante sénégalaise, 23 ans, en master 2 en MIAGE (Informatique et gestion) à Bordeaux 1.
Sources
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La Croix
Le portail Eglise catholique
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Pastorale des étudiants étrangers, sur le site Eglise catholique
Discours du pape Benoit XVI aux participants au 3ème congrès mondial sur la pastorale des étudiants internationaux
Afin d’encourager et valoriser les initiatives des étudiants de communautés chrétiennes étudiantes, la Délégation Catholique pour la Coopération remettra le 5 février prochain, dans le cadre d’Ecclesia campus à Rennes, le 2ème prix DCC de la solidarité internationale.
« S’ouvrir à d’autres cultures et s’engager pour le développement »
Aujourd’hui, tout étudiant est confronté à la question de l’international : stage à l’étranger, projet d’expatriation, contexte mondialisé… Mais si la société vit à l’heure du « village global », les étudiants ont souvent envie et besoin de se confronter autrement à l’étranger.La Délégation Catholiquepour la Coopération (la DCC) a souhaité donner la chance aux étudiants de s’ouvrir à d’autres cultures et s’engager pour le développement en créant en 2011 le prix DCC de la Solidarité internationale. Son objectif : donner un coup de pouce à des projets étudiants de solidarité internationale originaux et pérennes.
En juin 2011, c’est ainsi le projet « Rêves de mamans », du CC ESSEC, qui a obtenu le 1er prix – une dotation de 1.500 euros de la part de la DCC – pour leur action de soutien envers des jeunes filles enceintes d’un diocèse pauvre du Brésil. Le 2ème prix, lui, a récompensé une équipe pour avoir permis la venue d’une délégation d’étudiants haïtiens à l’occasion des JMJ.
« Prix 2012 : il est encore temps de participer ! »
« En remportant le premier prix, nous avons eu l’immense joie de pouvoir concrétiser davantage notre solidarité avec l’association Rêve de Maman, confie Grégoire Sabatié-Garat, étudiant de l’Essec participant au projet. En effet, nous avons ainsi obtenu une subvention de 1500 € afin de soutenir des investissements contribuant à assurer la pérennité de l’action de cette association auprès des jeunes mères de la région du Sud-Para. »
« En juillet 2011, trois étudiants de la Communauté Chrétienne de l’ESSEC se sont rendus au Brésil dans la région de Conceiçao do Araguaya pour rencontrer les responsables de l’association “Sonho de Mae” ainsi que les jeunes mamans aidées par le projet. » Grégoire termine ainsi son témoignage : « Au nom de toute la Communauté Chrétienne de l’ESSEC nous adressons à la DCC et à CGE nos plus chaleureux remerciements. Grâce à vous, notre “projet de Carême 2011”, porté dans la prière, a pu se concrétiser par une aide nécessaire à l’oeuvre de Sonho de Mae. »
Cette année, la DCC renouvelle l’opération et c’est lors du rassemblement Ecclesia campus, le 5 février à Rennes, qu’elle remettra son 2ème prix. Merci aux communautés chrétiennes qui ont d’ores et déjà participé ! Pour celles qui souhaiteraient le faire, il n’est pas trop tard : le délai est repoussé jusqu’au 15 janvier 2012.
Isabelle Cauchois, responsable de la communication interne et de l’animation du réseau DCC
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Le site de la DCC
Pour vous inscrire au prix DCC de la solidarité internationale 2012
Prendre la route pendant un mois avec un groupe de 14 étudiants français d’Île-de-France pour faire une expérience formatrice au cœur de l’Inde du Sud et pour vivre un projet qui a été tout sauf de l’humanitaire, voici ce qu’ont été mes vacances d’été loin du « soleil » parisien.
« On ne fait pas d’humanitaire, on se rend disponible »
Le 4 juillet 2011, j’ai pris la route avec 14 étudiants d’Ile de France, que je ne connaissais que depuis quelques mois, pour aller au cœur du Karnataka, état de l’Inde du Sud situé sur la côte ouest. L’aventure telle qu’elle m’avait été présentée par les anciens d’Inde Espoir et par le Père Christian Mellon, accompagnateur du groupe, semblait valoir le coup de sacrifier tout un mois de vacances : il s’agissait d’aller à la rencontre d’un pays, de sa population, d’une culture différente de celle que je côtoie tous les jours, changer mon regard sur ce qui se passe à l’étranger. C’est avec ces quelques indications que je décidais de m’engager pour ce projet. Mais attention, il ne s’agissait pas de prendre l’avion pour aller aider les « pauvres petits Indiens ». Dès les premières réunions de préparation, le ton a été donné par notre accompagnateur : on ne fait pas d’humanitaire mais on se rend disponible pour une action de solidarité internationale.
Ces quelques mots résumaient à eux seuls l’esprit dans lequel devaient se mettre les volontaires, un esprit de disponibilité et de rencontre. Rien ne les obligeait à mettre leur temps au service des autres, il s’agissait donc d’être responsable et de tenir ces engagements jusqu’au bout.
« Une expérience de partage inoubliable »
Quelques vaccins préventifs et neuf heures d’avion plus tard, notre groupe arrivait dans le village de Naganahalli, petit bourg proche de la ville de Mysore. Accueillis par les Ursulines-Franciscaines et quelques enfants du village nous commencions alors ce qui a été pour moi une expérience de partage inoubliable.
Notre mission était simple : aider les ouvriers indiens à bâtir une partie du dispensaire du village, qui, trop vétuste, avait été détruite. Aucun de nous n’avait de compétences en maçonnerie ou en bâtiment, nous étions les petites mains et bras du chantier.
Faire du ciment, porter les pierres pour la fosse septique, acheminer les briques jusqu’aux ouvriers, voici les quelques tâches qui nous avaient été assignées. Nous avions les mêmes horaires que les ouvriers mais pas forcément la même efficacité ! Même si notre enthousiasme nous portait, la fatigue avait parfois raison de nous.
« Comme un cadeau que l’on m’offrait »
C’est alors au sein du village de 350 familles que je trouvais le doux réconfort dont j’avais tant besoin lors de mes temps de pause. Se voir accueillie si chaleureusement par la population et partager un « tchaï » (thé indien) avec eux, pouvoir rire et jouer avec les enfants du village : c’était à travers ces petites choses du quotidien que je commençais à comprendre pourquoi j’avais tant voulu faire ce voyage.
Au bout de quelques jours seulement, j’avais réussi à nouer de véritables liens avec les enfants malgré la barrière de la langue mais aussi avec nos chaleureuses hôtesses. En effet, les douze sœurs qui vivent en communauté dans ce village étaient comme des mères pour nous. Voir leur joie de vivre au quotidien et la passion avec laquelle elles tenaient leurs engagements m’a fait réfléchir au sens que prenait le mien dans une si courte durée. J’ai fait ce voyage mue par ma curiosité, je ne m’attendais à rien en particulier en allant si loin de chez moi dans un pays où la culture est si différente de la mienne. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas été déçue. Ainsi chaque seconde passée auprès des habitants, des sœurs et des enfants semblait être comme un cadeau que l’on m’offrait, une occasion rare de pouvoir s’émerveiller sur les petits miracles de la vie aux côté de personnes que je n’aurais jamais connues autrement.
Florabella Dibangou, étudiante en master 1 à l’Institut d’Urbanisme de Paris à l’UPEC, ancienne membre de l’équipe de coordination de l’aumônerie l’Escale Etudiant.
Liens utiles :
Le site de l’association Inde-Espoir
A deux mois du rassemblement national des étudiants à Rennes, les étudiants de toute la France se mobilisent pour préparer Ecclesia Campus ! Amaury Rony, membre de l’équipe pilote, vit désormais au rythme de l’organisation de l’événement:
Communication, démarchage, pédagogie, logistique: le travail ne manque pas pour notre équipe pilote! A cheval entre Rennes et Paris, avec une autre étudiante et deux aumôniers, nous coordonnons les différents pôles qui s’attellent à la réussite de ce grand évènement de l’année étudiante. Les étudiants des écoles et facs rennaises, soutenus par le diocèse, sont engagés à fond pour accueillir le mieux possible près de deux mille cinq cent participants et leur faire vivre un grand week-end de rencontres et de formation.
Il est parfois difficile d’être à la croisée de toute cette dynamique nationale, mais c’est aussi une mission passionnante au quotidien et vraiment enrichissante. Pas un jour ne passe sans apporter son lot de découvertes sur l’ampleur d’un tel projet et sur les multiples composantes de l’Eglise de France. Ma plus belle récompense est de rencontrer des étudiants et leurs aumôniers qui souhaitent préparer Ecclesia Campus dans leurs lieux d’études. Ils sont nos principaux soutiens et la raison d’être de notre mission. Mission que nous partageons aussi avec les étudiants et aumôniers du bureau national de Chrétiens en Grande Ecole et de l’équipe nationale de Pastorale Étudiante. Préparer Ecclesia Campus est avant tout une joie: joie de m’engager pour les étudiants et pour l’Eglise du Christ.
L’engagement d’Anne-Cécile, étudiante en communication à Rennes et responsable du pôle démarchage, témoigne de l’implication des étudiants rennais :
« Je m’investis cette année pleinement dans le projet Ecclesia Campus pour assumer mon rôle de jeune chrétienne!
Avec les autres volontaires du pôle, nous devons rechercher principalement des aides alimentaires comme les petits déjeuners ou les goûters. Nous sommes déjà en contact avec des entreprises d’agro-alimentaire, mais nous avons encore du travail pour réussir cette mission! Nous recherchons également des aides financières sous forme de dons afin d’aider les étudiants à participer à Ecclesia Campus.
Nous sommes loin d’être des communicants hors pair ou des commerciaux exceptionnels, mais l’envie de bien faire suffit à nous motiver dans cette mission qui demande une certaine rigueur et des résultats concrets. Nous sommes 4 volontaires dans le pôle et chacun est plus particulièrement chargé d’une mission (partenariats, dons…), et nous nous retrouvons tout simplement autour d’un verre ou d’un repas pour parler de l’avancement du projet, dans une ambiance amicale mais studieuse. »
Mais les étudiants rennais ne sont pas les seuls à préparer activement Ecclesia Campus: de nombreuses aumôneries et communautés chrétiennes ont déjà commencé à travailler pour l’atelier, qu’ils animeront pour d’autres jeunes. Les thèmes sont variés (Le rôle de l’Eglise dans la mondialisation, Chrétiens en entreprise ou dans la santé, Europe et migrations, etc.), les manières de les aborder le seront aussi (quizz, témoignages, visites…).
Les membres des communautés chrétiennes (CC) de Sup Optique, de l’Ecole Polytechnique et de Supélec, ont eux sorti leurs enceintes pour s’occuper du flashmob qui aura lieu sur une grande place de Rennes le 4 février avec tous les participants d’Ecclesia Campus! Jean Baptiste, président de la CCde Sup Optique: » Avec une CC ultra motivée, on s’est lancé dans la création du flashmob. Après quelques semaines de discussion pour le choix de la musique, on a élaboré la chorégraphie pendant le WE de rentrée de la CC. C’était un moment génial !! On a ensuite impliqué toutes les CC du plateau de Saclay (X, Supélec) pour leur apprendre la choré et se filmer. Prochaine étape: la réalisation d’un clip de folie qui enflammera toute la France via internet avant le WE d’Ecclesia Campus ! »
Nous comptons sur votre présence à Rennes les 4 et 5 février prochains!
Amaury Rony, équipe Ecclésia Campus
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Le site d’Ecclesia Campus
Ecclesia Campus sur Facebook
Ecclesia Campus sur le site de CGE
Ecclesia Campus : rendez-vous incontournable de tous les étudiants de France !
Connaissez-vous Ecclésia Campus ? par EcclesiaCampus


