Pendant les JMJ 2011 de Madrid, le diocèse de Montauban accueillera dans son groupe des jeunes de Mayotte venus pour l’occasion, comme lors des JMJ 2000 de Rome. Angélique, une jeune du diocèse de Montauban témoigne sur cette expérience.
Après la rencontre lors des JMJ de Rome, le diocèse de Mayotte a pris contact avec nous pour nous proposer de vivre l’intégralité de ces JMJ ensemble. L’occasion de commencer rencontres et échanges culturels au sein même de notre groupe a donc été saisie, et une dizaine de jeunes mahorais arriveront le vendredi 5 août.
Du 5 au 10 août, nous leur ferons découvrir notre ville et nos familles leur feront visiter le sud-ouest, non seulement pour leur faire vivre un temps de découverte mais aussi pour les intégrer au mieux dans notre groupe. Ensuite, nous partirons pour les JMJ.
Vivre une expérience plus forte
La distance entre Mayotte et Montauban n’a pas facilité le projet. Aucune rencontre n’a pu être effectuée entre les deux groupes ; nous ne ferons réellement connaissance avec ces jeunes qu’à leur arrivée, vendredi 5 août, mais nous les connaissons déjà un peu pour avoir beaucoup correspondu avec eux par e-mail. Et une préparation commune nous a déjà aidés à tisser des liens : nous avons eu des supports communs pour préparer les JMJ, notamment une préparation spirituelle identique – la même formation que suivent les jeunes du monde entier avant de partir aux JMJ.
Côté mahorais, la préparation pratique des JMJ n’a pas été simple. Mayotte n’étant pas un département d’outre-mer mais un territoire d’outre mer, les jeunes désirant venir aux JMJ ont besoin d’un visa ; ces formalités administratives ont été très longues et, jusqu’à un mois du départ, nous ne savions pas combien de jeunes nous accompagneraient !
Mais la motivation est au rendez-vous, d’un côté comme de l’autre. Les JMJ sont un temps de rencontres, d’accueil, de partage et de foi. Accueillir des jeunes étrangers nous permettra de vivre une expérience encore plus forte, car les rencontres et les échanges commenceront à l’intérieur même de notre groupe et se poursuivront en Espagne.
Nous espérons, grâce au temps passé ensemble en France, apprendre à mieux nous connaître et ne former qu’un seul groupe, riche de plusieurs nationalités, pendant les JMJ.
Angélique Vanacker, 18 ans, étudiante chargée de la communication des JMJ pour le diocèse de Montauban
Pour aller plus loin :
JMJ : de Mayotte à Madrid en passant par Montauban, sur le site du diocèse de Montauban
Site français des JMJ 2011
Page Facebook des JMJ 2011
Chercheur en ingénierie médicale, Jean-Joseph a effectué une thèse en cotutelle entre la France et le Japon, avec pour projet initial projet initial l’apprentissage d’une langue non européenne et l’immersion dans la culture correspondante. Il a passé l’essentiel de ses trois ans et demi de recherche au Japon, à Sendai, à l’université Tohoku, pour être précis, où il a été directement confronté au problème du nucléaire suite au séisme du 11 mars, que son épouse et lui ont subi de plein fouet. Il explique la façon dont il a vu son entourage réagir autour de lui.
Il y a parfois en France le sentiment que les Japonais acceptent leur sort sans réagir. Indépendamment du fait que la mobilisation populaire existe, même si elle s’exprime différemment qu’en France, il y a, au Japon, un fatalisme vis-à-vis des puissants qui vient de l’histoire du pays. Il est courant de penser que les gouvernants sont incompétents, mais que de toute façon il n’y en aura pas de meilleurs et donc qu’il est préférable de se préserver en étant le plus discret possible.
Pour expliquer mon point de vue sur la façon dont j’ai vu mon environnement japonais réagir autour de moi, je voudrais m’arrêter sur trois points.
Les réactions au cataclysme
J’ai été particulièrement sensible aux différences de traitement de l’information en France et au Japon. Dans les médias japonais, un point était donné chaque jour, avec parfois des questions très directes des journalistes. Alors que les médias occidentaux se sont vite focalisés sur le risque nucléaire, sur place nous avions à gérer les conséquences du séisme, et surtout du raz-de-marée. Les médias japonais passés en boucle des images des dégâts, y ajoutant la liste des morts et disparus s’allongeant jour après jour. Reconstruire, éviter les épidémies dus à une exposition prolongée de corps en décomposition, déblayer pour réduire les risques d’accident et de pollution,… voilà ce qui avait déjà de quoi nous préoccuper largement.
L’absence de culture du bénévolat
J’ai également été marqué par le rapport des Japonais au bénévolat. Le Japon n’est pas un pays à tradition chrétienne et l’acte de charité n’y est pas ancré dans la culture. L’ampleur des dégâts a poussé plus d’un japonais à se porter volontaire pour soutenir la reconstruction, mais le travail des bénévoles s’est révélé, à mon avis, inefficace par manque d’expérience. En particulier, beaucoup de bénévoles venaient pour un ou deux jours, sans qu’il y ait de vrai suivi entre eux et les suivants.
Les réactions aux risques nucléaires
Tout d’abord, dans la suite immédiate de l’accident de la centrale, j’ai observé deux réactions très différentes. D’une part, le peuple, dans sa grande majorité, a continué à vivre et travailler sans chercher à quitter la région. En effet, dans la culture japonaise, quitter sa terre, et en particulier dans ces circonstances, est considéré comme une trahison. Je pense que cette mentalité, comme beaucoup d’élément de la culture japonaise, vient du sakoku, la fermeture totale du Japon pendant 265 ans sous l’ère Edo (1603 – 1868).
D’autre part, la partie la plus éduquée de la population a eu plus tendance à quitter la région ou à inciter à le faire ; je pense en particulier à mes professeurs d’université. Ce qui est intéressant, c’est que, malgré la conscience aigüe des risques les poussant à s’éloigner, cet éloignement s’est généralement fait dans la plus grande discrétion.
Dans l’ensemble, les Japonais sont très majoritairement hostiles au nucléaire : dans certaines régions, l’opposition suivie depuis plusieurs années a empêché la construction d’une centrale.
Finalement, j’aimerais préciser qu’avant cela, j’étais favorable au nucléaire sous certaines conditions, et avec un encadrement strict. Mon point de vue n’a pas été modifié par ces évènements.
Après une maitrise de mathématiques pures et un service militaire, Jean-Joseph Christophe a travaillé comme formateur math-science, puis conseiller pédagogique d’éducation en centre de formation par l’apprentissage. En parallèle, il a obtenu un Master en calcul scientifique avant d’effectuer une thèse en ingénierie biomédicale au Japon.
La doctrine sociale de l’Eglise… c’est un mot que nous entendons régulièrement, mais il est bien souvent difficile d’expliquer ce qu’il recouvre. Une centaines d’étudiants et jeunes professionnels se sont réunis pendant le week-end de l’Ascension à Saint-Jacut-de-la-mer pour chercher des éclaircissements sur ce thème.
Le jeudi de l’Ascension, la traversée de la baie du Mont-Saint-Michel fut d’abord l’occasion de commencer à connaître le groupe avec lequel nous allions passer ces quelques jours. Sous un soleil éblouissant, nous rejoignons le Mont et montons en procession vers l’abbaye, où nous célébrons la messe de l’Ascension. Le soir, nous rejoignons l’abbaye de Saint-Jacut.
Pour commencer notre réflexion, le père Pierre de Charentenay, jésuite et rédacteur en chef de la revue Etudes, nous fait parcourir la doctrine sociale de l’Eglise à travers les textes fondamentaux : encycliques, catéchisme, discours papaux, documents de la conférence des évèques de France… Nous en avons ensuite développé les principes essentiels et les implications.
La doctrine sociale de l’Eglise
Essayons de résumer ce qui a été abordé. La doctrine sociale de l’Eglise, c’est quoi finalement ? C’est un petit guide pratique pour le chrétien, afin de savoir pourquoi et comment il peut participer à la vie politique et sociale. Les thèmes sont divers et profondément d’actualité, comme la liberté religieuse, le développement authentique de la personne humaine, la dignité au travail, le sens de la propriété, l’option préférentielle pour les pauvres, le développement durable, le capitalisme, la gratuité, …
Par exemple, lorsqu’on s’intéresse à la solidarité, la doctrine sociale nous apprend qu’agir uniquement par compassion pour une personne ne peut être suffisant. Il est nécessaire de mener une action à plus long terme et pour cela, de passer par des structures et par les institutions. La somme des initiatives personnelles ne peut en effet suffire à améliorer réellement les choses, à agir pour le bien commun.
Voir nos engagements en grand
Plus que de trouver des réponses, nous avons appris à regarder ces problèmes avec un regard chrétien, à conjuguer l’amour et l’attention aux autres avec la recherche d’efficacité dans le service rendu. Nous avons été incités à voir nos engagements en grand ; à voir comment chacun de nos engagements peut nous conduire non pas au service de quelques-uns, mais au service du plus grand nombre, par notre travail, notre engagement associatif, notre engagement politique.
Ce temps de réflexion a permis de mieux comprendre l’importance qu’a le discours social de l’Eglise et d’en comprendre les fondements. D’une façon plus personnelle, les temps d’enseignements, mais plus encore les temps de partage en groupe m’ont fait me poser la question : « Et après ? ». Comme beaucoup de ceux qui étaient présents, chefs scouts ou engagés dans telle ou telle association caritative, cette nécessité de passer par ces structures paraît être à la fois une évidence de bon sens, mais aussi un appel à s’investir plus, et à agir plus largement.
Ces quatre jours ont été l’occasion de réfléchir en groupes aux échos que ces enseignements pouvaient trouver dans notre vie et dans nos engagements, de prier ensemble, de danser, ou encore de partager de beaux moments de détente !
Gaëtan Lefebvre, 22 ans, étudiants en deuxième année d’école d’ingénieur à Supélec.
Pour aller plus loin :
Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, sur le site du Vatican
Après le double attentat qui a endeuillé la Norvège, le 22 juillet 2011, l’Église exprime ses condoléances et son soutien aux Norvégiens, et invite à prier pour les victimes et pour le rejet de la haine.
« Renoncer à la haine et fuir la logique du mal »
Le lendemain du double attentat, le pape Benoit XVI a adressé un message de condoléances et de solidarité au roi Harald V de Norvège, évoquant sa tristesse profonde devant la « violence insensée des attentats ». « En ce moment de deuil national, je prie afin que les Norvégiens demeurent spirituellement unis, décidés à rejeter la haine et la violence et à oeuvrer ensemble pour un avenir fait de respect, de solidarité et de liberté » a-t-il écrit.
Le lendemain, après l’Angélus, Benoit XVI a renouvelé ses prières pour les 76 victimes (selon le dernier bilan provisoire) et répété son appel à refuser la haine. « Malheureusement, nous apprenons encore une fois des nouvelles de mort et de violence », a-t-il affirmé, avant d’évoquer une douleur partagée et d’inviter à la prière. « Prions pour les victimes, morts et blessés, et leurs familles. Une nouvelle fois, je lance à tous un appel. Il faut pour toujours renoncer à la haine, et rejeter la logique du mal ».
Le Cardinal André Vingt-Trois a également adressé, au lendemain du double attentat du 22 juillet, une lettre à l’évêque d’Oslo pour l’assurer de la communion fraternelle des catholiques de France.
Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France assure, de son côté, former le voeu « que la paix revienne promptement dans le pays et que se poursuive le dialogue de vérité et d’amour si nécessaire au renforcement de la justice et de l’égalité dans le monde. »
« Nous sommes tous Norvégiens »
Le Porte-Parole de la Conférence des Évêques de France, Mgr Bernard Podvin, exprime ce même élan de soutien et de communion dans ses 1 000 signes :
« Quand l’effroyable tuerie d’Oslo suscite larmes et incompréhension, nous sommes tous Norvégiens. Quand la cathédrale, unanime, pleure ses enfants, nous sommes tous Norvégiens. Quand la violence aveugle ne doit pas avoir le dernier mot, nous sommes tous Norvégiens. Quand le fanatisme est indigne de se réclamer d’une appartenance religieuse, nous sommes tous Norvégiens. Quand Benoît XVI implore que l’on ouvre, en tous lieux de la planète, les voies de paix, nous sommes tous Norvégiens. Quand les hommes de bien se ressaisissent dans l’épreuve, et se donnent la main pour plus de vérité, nous sommes tous Norvégiens. Quand un acte, isolé ou pas, révèle la fragilité de nos vies, nous sommes tous Norvégiens.
Avec le philosophe Paul Ricœur, redisons: Le mal, si radical qu’il soit, ne sera jamais aussi profond que la bonté. »
Mgr Bernard Podvin, Porte-Parole de la Conférence des Évêques de France
Messe pour les victimes des attentats en Norvège
A la cathédrale Notre-Dame de Paris, dimanche 24 juillet, Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, a présidé une célébration en mémoire des victimes du double attentat du 22 juillet en Norvège. Retrouvez cette célébration sur Ktotv.
Liens utiles
Un appel de Benoit XVI après la tuerie en Norvège, sur le site Eglise catholique
Lettre du Cardinal Vingt-Trois à l’évêque d’Oslo suite au double attentat meurtrier en Norvège, sur le site Eglise catholique
Message du Conseil des Eglises chrétiennes en France après les attentats en Norvège, sur le site Eglise catholique
Nous sommes tous Norvégiens, sur le site Eglise catholique
Les 1 000 signes du Porte-Parole, sur le site Eglise catholique
Quitter le lycée, démarrer ses études … et imaginer son avenir ! Voilà à quoi l’on est confronté lorsqu’on s’approche de ses 20 ans. Mais, si l’on prend le temps de s’intéresser aux autres, certaines rencontres deviennent « providentielles » et nous ouvrent les yeux sur ce que l’on veut véritablement faire de notre vie. Benjamin Jolly, étudiant, témoigne de son expérience en tant qu’animateur.
Quand j’étais plus jeune, j’ai fait deux fois les Camps InterJeunes de l’Est (CIJE – www.interjeunes.info) au camp Déclic (11-13 ans) et au camp Tous Chemins (14-15 ans). Gardant de bons souvenirs de ces expériences, j’ai ensuite passé mon BAFA pour pouvoir animer ces mêmes camps. L’esprit me correspondant très bien, je n’hésite pas à y revenir chaque année pour retrouver jeunes et animateurs des années précédentes, mais aussi pour faire de nouvelles rencontres !
Échanger et partager son expérience
Ma première année en tant qu’animateur m’a permis de faire la connaissance des religieux salésiens, et plus particulièrement de Sébastien Robert (Directeur général des CIJE en 2009 et salésien de Don Bosco). Il m’a invité à participer au CampoBosco, grand rassemblement des jeunes du réseau salésien de France et de Belgique (www.campobosco.fr), à Roanne en août 2009 en me disant : « c’est génial, viens et vois ! ». Ayant apprécié ces quatre jours de fête, j’y suis naturellement retourné en 2010 ! J’ai aussi participé aux différents week-ends organisés par le mouvement salésien : des rencontres entre animateurs et grands jeunes partageant la pédagogie salésienne, des temps de formation… Des week-ends pour échanger, partager son expérience,
J’ai été et je suis encore interpellé par la pédagogie salésienne, l’engagement de cette congrégation auprès des jeunes les plus démunis. A chaque expérience avec eux, je fais de nouvelles découvertes sur moi-même, mais aussi sur les autres, ce qui m’a permis de grandir et de rendre service, de m’engager ! Cette année, pour la première fois, j’ai effectué un stage en tant que formateur.
Grandir et faire grandir les plus jeunes
Depuis quelques mois je suis aussi engagé auprès du MSJ (Mouvement Salésien des Jeunes) France Belgique-sud où j’ai pris la responsabilité de la communication. Les salésiens ayant décidé de confier au MSJ l’organisation de la route salésienne pour les JMJ, le travail ne manque pas mais c’est un vrai bonheur de participer ensemble à l’organisation d’un tel événement !
Attiré surtout par l’animation il y a deux ans je ne pensais pas que je pouvais participer à autant d’évènements, entreprendre autant de choses, faire autant de rencontres. La confiance reçue, donnée par toutes les personnes rencontrées m’a donc permis de vivre des moments uniques, de grandir et faire grandir les plus jeunes. Toutes ces rencontres, échanges, partages, joies avec les jeunes sont aussi en lien avec mon projet professionnel tourné autour du sport et de l’encadrement. Je compte donc encore continuer longtemps à m’enrichir de tous ces moments !
Benjamin Jolly, 21 ans, étudiant à l’université de Savoie en STAPS
Liens utiles
Site des Camps InterJeunes de l’Est (CIJE)
Site de CampoBosco, grand rassemblement des jeunes du réseau salésien de France et de Belgique
Désert de Namibie, photo de Patrick Giraud
La jeunesse est une période de doutes, d’interrogations, de recherche d’identité. Nombreux sont les jeunes qui se sentent seuls et désarmés par moment dans leur construction personnelle.
La solitude n’est pas qu’une affaire de personnes âgées, de mères célibataires… C’est un sentiment vécu par tous. Il n’épargne personne, pas même les jeunes. Une enquête réalisée par La Croix pour la société Saint Vincent de Paul en mai 2010, révèle que 33% des moins de 25 ans se sentent seuls et associent la solitude à une souffrance morale, un sentiment d’exclusion vis-à-vis des autres. Que l’on soit lycéen, étudiant ou jeune professionnel, certaines préoccupations sont communes comme l’importance des relations familiales, entretenir des relations amicales, ou encore être reconnu, s’intégrer dans un groupe, trouver sa manière propre d’être en lien avec les autres.
La jeunesse indépendante chrétienne (JIC) s’interroge sur cette problématique de la solitude, réalité prégnante et sentiment récurrent chez les jeunes, à travers le projet Génération SMS : Seuls Mais Sociables. Le mouvement veut leur permettre de se responsabiliser, de comprendre leurs besoins, d’apporter leurs propres réponses et de discerner des actions possibles.
Depuis janvier 2011, la JIC a organisé plusieurs forums pour donner la parole aux jeunes lors d’ateliers-débats autours de la mobilité géographique, la solitude pour se retrouver face aux choix et aux responsabilités, l’impact des moyens de communication sur les relations…
Paroles de jeunes
Pour certains collégiens et lycéens, la solitude est source d’angoisse même si parfois ces moments sont nécessaires pour eux. Les amitiés restent sans conteste la chose la plus importante. Dès le début, les jeunes sont tout à fait conscients des limites des réseaux sociaux. Cependant ces moyens de communication permettent de créer des liens, même si la relation face à face reste la plus adaptée et souhaitée. « Internet : cela gène plutôt les vraies rencontres » (Josselin, 17 ans).
Pour les étudiants et les jeunes professionnels, les difficultés de la gestion du temps, des priorités, des choix de vie à faire sont des réalités de la vie quotidienne. Être entouré dans la réflexion, c’est bien, mais au final on est seul face à la prise de décisions, de responsabilités : « J’ai besoin d’être rassuré dans mes choix ».
La mobilité que peuvent connaître de nombreux jeunes provoque des difficultés pour créer du lien social. C’est à ce moment-là que les réseaux sociaux interviennent.
La solitude choisie pour se ressourcer, faire le point et prendre du recul sur sa vie est pertinente à tout âge. Quant à la solitude subie du célibat, de l’éloignement, il y a danger si les émotions ne sont pas maitrisées puisque cela peut mener au désespoir…
Le couple est une autre question : être seul à deux ? Oui cela existe ! D’où l’importance de garder du lien avec les amis.
En somme et pour conclure, à tout âge, le besoin d’un vrai lien avec l’entourage est vital pour faire face à la peur de la solitude.
Aurélia Corral, chargée de mission du projet GENERATION SMS à la Jeunesse Indépendante Chrétienne.
Liens utiles
Le site de la JIC
Le site de Génération SMS : Seuls mais Sociables
La page Facebook de Génération SMS : Seuls Mais Sociables
Les questionnaires sur la solitude de la JIC :
Le questionnaire pour les lycéens
Le questionnaire pour les étudiants
Le questionnaire pour les jeunes professionnels
Pour aller plus loin :
Mobilisation contre la solitude, sur le site Eglise catholique
50 000 jeunes français sont attendus aux JMJ de Madrid 2011 ! Les diocèses se préparent à les y emmener depuis des mois. Témoignage d’une organisatrice.
Un tremplin pour reprendre élan
Voilà pour moi ce que sont les JMJ : un tremplin pour reprendre élan. Comme le sont aussi tous ces endroits où l’on rencontre d’autres jeunes qui partagent notre foi, notre espérance… C’est une petite phrase que les frères de Taizé aiment beaucoup utiliser.
Même si ce n’est pas toujours facile d’alimenter la flamme de sa foi dans les petites églises de nos villes et campagnes, à l’heure de la mondialisation. Mais les JMJ nous relancent sur nos chemins familiers, chez nous, pour être affermis dans la foi. Je trouve que ce thème des JMJ est très bien choisi « affermis dans la foi », parce que je croise parfois des jeunes qui n’osent pas confirmer qu’ils sont Chrétiens. Et pourtant, il n’y a absolument rien dans notre foi dont nous puissions être honteux. Quoi ? Il faut s’aimer les uns les autres ? Plutôt chouette programme, non ? Quoi, il faut s’aider les uns les autres ? Oui tant qu’à faire… et je serai heureuse aussi de trouver une main ouverte lorsque moi j’aurai besoin d’aide. Quoi ? Notre Dieu est miséricordieux ? ça tombe bien parce qu’avec la manière dont je me suis comportée aujourd’hui… Les JMJ peuvent nous donner l’occasion de nous rappeler cela, de nous raffermir dans notre foi et de nous redonner élan pour la porter dans nos cœurs et la partager par nos paroles et nos actes.
Inviter encore plus de jeunes à nous rejoindre !
De retour de Salamanque, nous (l’équipe diocésaine d’organisation ) sommes regonflés pour continuer la préparation de ces Journées Mondiales de la Jeunesse. Salamanque sera notre diocèse d’accueil avant de rejoindre Madrid. Là-bas nous avons rencontré les prêtres des paroisses qui accueilleront nos jeunes, répartis dans 2 doyennés : certains à Salamanque même, et d’autres à la « Sierra de Francia ». La Sierra de Francia, c’est un peu comme un avant-goût du paradis : des petits villages coincés dans les montagnes, fraicheur de la montagne et chaleur du soleil, à une petite heure de route de Salamanque, des maisons traditionnelles, des « jamon de iberico » à chaque coin de rue, quand ce n’est pas du « turron ». Il y a là réellement de quoi plonger au coeur de la culture espagnole ! Alors quand on sait que 50 de nos jeunes seront logés là-bas, dans des familles qui leur ouvrent grande leur porte comme ils accueilleraient de lointains cousins, on a envie d’inviter encore plus de jeunes à nous rejoindre !
Les jeunes viennent chercher une force pour s’enraciner dans le Christ
Samedi, nous les rencontrerons, ces jeunes, pour leur donner quelques informations pratiques et rappeler le thème des JMJ, « affermis dans la foi », et c’est exactement ce qu’ils viennent chercher, pour beaucoup d’entre eux : une force pour s’enraciner dans le Christ et être des ferments de joie et de réconciliation. A nous de leur donner le coup de pouce pour franchir la frontière et trouver, en Espagne, une Eglise internationale en fête qu’ils garderont bien sûr dans leur coeur en revenant dans nos contrées nordiques. On sait comment on part aux JMJ (en vélo ! en voilier ! à pieds ! pour certains d’entre nous), mais on ne sait jamais à quel point on sera transformés par une rencontre avec le Christ !
Marie Payen, responsable des jeunes du diocèse de Cambrai
Liens utiles
Le site des JMJ 2011 pour la France
Le groupe Facebook des JMJ 2011
Le site officiel des JMJ 2011
Le site de la pastorale des jeunes de Cambrai
Ordonné pour le diocèse d’Angers le 19 Juin 2011, Pierre-Étienne évoque ses débuts en tant que prêtre.
Voilà, quelques jours après mon ordination, me voilà un autre homme.
Enfin, pas vraiment, toujours le même et quand même différent ! Le même qui a du mal à se réveiller, le même qui n’aime pas trop les gâteaux et le même qui est toujours aussi dépendant du café. Mais je suis aussi différent. Différence exprimée par le regard et les attentes de mon entourage : ce sont eux qui, en quelque sorte, me constituent comme prêtre !
Une réelle expérience d’Église
La célébration de mon ordination est et restera un moment fort de mon existence. Moment où on s’abandonne réellement a la liturgie de toute l’Église rassemblée. Moment où on fait aussi une réelle expérience d’Église avec tous ces chrétiens qui ont fait un bout de route avec moi. Et, dès mon enfance, mon instit, des jeunes rencontrés dans les mouvements, en camp, en pélé, en école de prière… et aussi tous ces prêtres qui m’accueillent comme l’un des leurs…
Le moment le plus intense fut sans doute celui-ci :
Une jeune femme vient me trouver après l’ordination : « Tu te rappelles de moi ? ».
Il s’agissait de Sineth, une cambodgienne qui venait en vacances chez moi quand nous avions 10 ans dans le cadre de l’opération « vacances pour tous » du secours catholique. Elle me dit : « ça fait quelque temps que je pense à votre famille, et je voulais vous revoir. La semaine dernière, avec mon ami nous étions à Nevers, et nous avons visité le tombeau de Bernadette Soubirous. Sur la route du retour, nous avons vu une grande Église. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie d’y rentrer. Celle-ci s’appelait : Saint Mathurin (qui est le nom de mon village). Je me suis dit, ce n’est pas possible, il y a trop de signe, il faut que je reprenne contact avec eux ! Du coup, j’ai recherché sur internet, j’ai vu que ton ordination était ce dimanche. Je n’avais pas moyen de te joindre mais je me suis risquée à venir depuis Trappes ».
Waouh !
Si ça ce n’est pas un clin d’œil de l’Esprit et un fruit de la grâce de mon ordination… !
Après ce temps « hors du temps »…
Pour moi ce fut une grande joie que cet événement d’Église rejoigne tout le monde, et fasse écho même à des non chrétiens !
Puis après ce temps « hors du temps » de l’ordination vient la réalité de mon ministère, avec ses premières messes entre autre.
C’est incroyable, j’ai l’impression de ne plus rien connaître : qu’est ce qu’on dit maintenant ? Où je trouve ça ?… Alors que depuis l’assemblée, je crois que je pourrais dire toute la messe par cœur. C’est sûr ! Depuis le temps !
Pour moi c’est aussi une grâce de vivre ces incertitudes des débuts. Ces balbutiements me rappellent qu’il s’agit d’abord de la messe du peuple de Dieu, qu’elle appartient au peuple rassemblé qui célèbre son Christ ressuscité !
Pierre-Etienne Grislin, une année après mon ordination diaconale et un début de ministère au service de la paroisse d’un quartier d’Angers, j’ai été ordonné prêtre pour le diocèse d’Angers, le 19 Juin 2011.
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Homélie de Mgr Delmas, évêque d’Angers
Au sein des campus d’universités et de grandes écoles de France, dans toutes les villes étudiantes, l’Église à mis en place des lieux d’accueil ouverts à tous les étudiants communément appelés aumôneries étudiantes.
Ouvertes à tous tout au long de l’année académique, les aumôneries, communautés chrétiennes étudiantes, offrent un cadre convivial et fraternel favorisant les rencontres, les échanges et une formation humaine et spirituelle.
Elles proposent ainsi à ceux qui le souhaitent un lieu d’écoute, des temps de prières, de célébration, de partage, d’intelligence de la foi, de débats mais aussi de multiples activités comme des pèlerinages, des WE, des retraites, des actions de solidarité…
En outre de nombreuses aumôneries proposent soutien et services aux étudiants comme l’aide aux études, à la recherche de stage, à la recherche de logement, aux démarches administratives, à l’orientation et parfois même une aide financière et alimentaire.
Alors, si tu veux profiter à plein de tes années d’études pour construire ta vie et avancer spirituellement, n’hésite pas à contacter l’aumonerie de ta ville : tu trouveras ci-dessous la carte des 150 aumôneries étudiantes existant dans les 100 villes universitaires de France.
Afficher Aumôneries étudiantes de France sur une carte plus grande
Du 8 au 10 juillet 2011, le mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) organise son « Festival des boussoles » à Argenton-sur-Creuse (Indre). 2 000 jeunes et de nombreux acteurs de la vie publique se rencontreront autour du Forum Social de la mobilité, pour se rencontrer, débattre et expérimenter. A cette occasion, Thomas évoque ces questions de mobilité et de vie en monde rural pour la jeunesse.
Je m’appelle Thomas. Depuis que je suis né, il y a 19 ans, j’ai vécu à Rablay sur Layon, petit village viticole du Maine et Loire. Autant dire que la ruralité, je ne l’ai pas choisie, mais il est clair que je la vis. Plutôt bien, d’ailleurs. Lorsqu’on est jeune, on est dans une période où être mobile est primordial pour tracer sa route comme on le souhaite (pour faire ses études, chercher des premiers jobs…). Le monde rural est alors souvent vu comme un frein à cette quête d’un maximum de mobilité, comme s’il était déconnecté d’un monde plus réel ou actuel que serait celui de la ville. La campagne jouissant d’une moins grande diversité d’activités, de moyens de transports, de médias…
Pourtant, je n’ai pas le sentiment que vivre en monde rural soit un obstacle pour réaliser les déplacements que je souhaite, les activités qui m’intéressent ou pour rester en contact avec le monde qui m’entoure. Il faut savoir être autonome, se donner les moyens d’accéder à la mobilité. C’est également vrai pour l’accès à l’information et aux nouveaux médias dont le jeune est à même de se saisir. Pour ma part, j’ai toujours su satisfaire mon désir et besoin de mobilité entre cars, trains, vélo, covoiturage, stop…
Le monde rural offre une plus grande maîtrise de sa mobilité
De plus en plus, je me rends compte en côtoyant régulièrement la ville que le monde rural a un atout considérable. Là où en ville, la mobilité, les transports, la communication, la rapidité d’exécution ne sont plus des choix mais un fait, le monde rural offre une plus grande maîtrise de sa mobilité parce que celle ci n’en est pas le moteur premier. Il s’appuie sur une Histoire et une culture importante, sur de la durée, des relations fortes. Aujourd’hui, le monde rural ne va pas plus vite que le temps or lui seul nous permet d’être, un instant si on le souhaite, immobiles. En ce sens, le monde rural est bien un monde du possible pour la jeunesse. Je crois que j’ai compris cela et que j’essaie de plus en plus d’agir dans ce milieu et pour ce milieu. Faire en sorte d’y accroître le dynamisme, l’action, le contact humain, la diversité tout en en préservant la singularité de cet espace de liberté. En tant que jeune, je ne trouve pas plus noble engagement.
Les 8, 9 et 10 juillet 2011 à Argenton sur Creuse (36), le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, dont je fais partie, prouve que le monde rural est en action. Le Festival des Boussoles va rassembler 2 000 jeunes ruraux venus de toute la France pour trois jours placés sous le signe de la mobilité, entre débats, forum, jeux, actions géantes, concerts… L’occasion d’échanger, de partager, de questionner, d’expliquer, d’imaginer la mobilité. J’y serai !
Thomas Cesbron, jeune en équipe MRJC en Maine et Loire, participant au Festival des Boussoles.
Pour aller plus loin :
Le programme du Festival des Boussoles
Les jeunes ruraux se bougent, sur le portail Eglise catholique
Liens utiles :
Le site du MRJC
Le Festival des Boussoles sur Facebook


