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Publié le 17 janvier 2012 par Jeunes Cathos Blog - 1 commentaire

Rentrée de Taizé à Berlin le 1er janvier 2012, Manon, qui nous avait déjà écrit un témoignage avant son départ, revient sur ce qu’elle y a vécu !

 

De retour de Berlin et tellement de choses à raconter !

La première chose que je retiendrai de ces rencontres européennes, ce sont les rencontres. C’est la première fois que je vis vraiment cet esprit de rencontre de Taizé, dans une simplicité étonnante et dans un anglais approximatif ! Dès le trajet en bus, puis en arrivant dans notre paroisse d’accueil, dans l’école où l’on a été hébergé, même en attendant pour aller prendre sa douche, on entame la conversation avec des inconnus qui viennent de près de chez moi, ou de l’autre bout de l’Europe. Un Croate, un Belge, des Polonais, des Néerlandais, des Français, quelques minutes de conversation suffisent pour tisser un vrai lien. Ces gens, qui ont une culture différente, me paraissent plus proches de moi, plus compréhensifs de ce que je vis, que d’autres que je croise tous les jours.

 

« Le sourire des gens »

 

J’ai la chance d’avoir gardé un contact avec deux Polonais que j’ai rencontré. J’espère que cet échange va continuer dans la durée. C’est super de discuter avec quelqu’un qui ne vit pas comme moi, qui a d’autres habitudes, d’autres traditions. Lors de ces rencontres, j’ai également eu la chance de faire partie d’un super groupe de partage. Échanger ses points de vue avec des jeunes d’une autre culture, c’est toujours très intéressant. Même si l’on n’est pas forcément d’accord sur la manière de vivre sa foi, on découvre de nouvelles idées. De retour chez moi, je continue à réfléchir aux discussions qu’on a pu avoir et cela permet de mieux comprendre la foi en général, et ma foi, plus personnelle.

 

Un autre souvenir de Berlin : le sourire des gens ! J’ai participé à un job (un service rendu pour le bon fonctionnement des rencontres) qui consistait à accueillir les gens au moment du déjeuner, pour réguler le flux impressionnant de jeunes au niveau des portes d’entrée. Pendant une heure et demie, on salue, tape dans la main, souhaite un bon appétit à plusieurs milliers de jeunes qui répondent tous avec un grand sourire. C’est impressionnant ! Dans la vie de tous les jours, on a tellement l’habitude de voir tout le monde faire la tête, sans prêter attention aux autres… Et c’est aussi parfois mon cas ! C’est d’ailleurs un choc en revenant de Taizé, on se demande : mais pourquoi les gens ne sourient pas ?! Bien sur, il y a des moments un peu moins drôles : les nuits dans le bus, les conserves comme repas, l’attente pour aller prendre sa douche, l’absence totale de chaises. Mais tous ces petits détails, on se rend compte très vite qu’ils ne sont pas si importants !

 

« Un tête à tête avec Dieu »

 

Et puis Taizé c’est aussi et surtout des moments de prière où on se retrouve soi-même, dans une sorte de tête à tête avec Dieu. Juste Lui et moi, pour pouvoir se confier, se comprendre. Encore une fois, j’ai été tout particulièrement touchée lors de la prière autour de la croix. La communion avec tous ces jeunes autour de moi, mais en même temps seule avec Dieu, c’est quelque chose de très intense. Tous ensemble, unis par Dieu, et en même temps avec soi-même. On ressent une émotion tellement forte, qu’elle reste présente longtemps encore. Ce sont ces moments qui donnent envie, en retrouvant son quotidien, de continuer à prier seule. Même si ce n’est pas toujours facile, la prière devient en quelque sorte nécessaire.

Finalement, en revenant de ces rencontres, on oublie ce qui n’est pas vraiment important, et on garde juste le meilleur : des moments de prières et de joie ! Et de fête aussi ! Parce que fêter le nouvel an à Berlin, entourée de gens d’autant de nationalités différentes, c’est une expérience extraordinaire !

 

Ces rencontres ont redonné un élan dans ma vie de chrétienne. Elles me donnent envie de vivre plus en accord avec ce en quoi je crois, sans avoir honte de mes valeurs, même si elles ne sont pas toujours les mêmes que celles des jeunes de mon âge ! Et c’est aussi un élan dans ma vie de prière. Après voir profité pendant  5 jours de 3 prières par jour, j’ai comme un besoin de consacrer un peu plus de temps à Dieu. Même si ce n’est parfois que quelques instants…

 

 

 

Manon , 17ans, Valenciennes

 

 

 

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Le témoignage de Manon avant son départ : Les JMJ, et après ? La rencontre européenne de Taizé à Berlin !

Le site de Taizé

Rencontre européenne de Taizé à Berlin

Publié le 12 janvier 2012 par Jeunes Cathos Blog - 4 commentaires

Le groupe Youcat* SJBS, lancé en septembre 2011 par la paroisse Saint Jean-Baptiste de La Salle, est un groupe d’étude du catéchisme s’adressant aux 17-35 ans désireux de mieux connaître leur foi. Né en réponse à l’appel lancé par le Saint Père aux JMJ de Madrid, ce groupe réunit une trentaine de jeunes toutes les trois semaines, autour d’un grand thème du catéchisme.

*Youth Catechism : ouvrage de catéchisme pour les jeunes.

L’urgence de connaître notre foi

 

« Vous devez savoir en quoi vous croyez ! (…) Vous devez être bien plus profondément enracinés dans la foi que la génération de vos parents ! »

Comment rester sourd à ce défi de Benoît XVI ? C’est toute notre génération que le Pape pique au vif ! Et volontiers, nous nous reconnaissons ignorants. Volontiers, nous relevons le défi de Benoît XVI. Volontiers surtout, nous avons à cœur de vivre enracinés dans la foi.

 

Avant toute chose, si nous sommes accourus avec quelques jeunes de la paroisse, pour lancer un groupe d’étude du catéchisme, c’est pour répondre avec une entière confiance dans l’Église à cet appel du Saint Père relayé par notre Curé.

 

Ensuite, je crois que nous autres « jeunes » sommes bien conscients de notre grande ignorance du catéchisme. Mais ce vide a au moins un mérite : celui de provoquer un appel d’air inouï, le désir de connaître notre foi pour enfin en témoigner. Et cela commence par des choses simples : connaître le Credo, la définition d’un sacrement, les dix commandements… Quelques heures d’étude suffisent pour réaliser que non seulement l’étude de la foi raffermit la foi, mais elle délie l’intelligence en lui faisant découvrir toutes les richesses de la Tradition. Bref, le catéchisme est une nourriture, et nous en redemandons !

 

Enfin, nos générations n’en sont pas moins exigeantes. Pour cette première édition, nous avons ainsi souhaité une formule qui laisse une large place à l’enseignement, avec des intervenants de qualité. Nous nous constituons ensuite en groupes pour répondre à des questions préparées. Et bien sûr, chacune de ces soirées s’ouvre et s’achève par une prière.

Il fallait la pédagogie de Benoît XVI pour nous mettre sur les chemins de la connaissance,  en route sur les chemins du Christ. Merci Très Saint Père !

 

 

Vianney, membre de l’équipe d’organisation 24 ans, jeune professionnel

 

 

 

C’est en comprenant sa foi qu’on peut la partager

 

Curieuse, désireuse de m’expliquer ce qui m’entoure et ce en quoi je crois, j’ai comme beaucoup de jeunes croyants été élevée dans la foi catholique. De ce fait, je ne me m’étais jamais réellement posé de questions, et pendant longtemps ma pratique religieuse s’est davantage résumée à un devoir familial qu’à une conviction.

 

En discutant avec des non croyants, j’ai réalisé combien peu de gens savaient ce qu’était la foi, ou simplement qui était Dieu. Le seul message biblique que certains connaissent c’est : Dieu te sauvera ! Message servi par de nombreuses sectes. Mais pour le reste…  C’est pourquoi il est important que les jeunes croyants comprennent leur foi. C’est en la comprenant qu’ils pourront la partager. Et pour la comprendre il ne suffit pas d’aller à la messe ou de se contenter de nos années de catéchisme.

 

J’ai donc cherché. Entre louanges démonstratives et adorations parfois austères, je ne trouvais pas chaussure à mon pied. J’avais besoin de réflexion. C’est pourquoi je me suis rendue à la première soirée Youcat. J’y ai trouvé des enseignements de qualité, et pendant les temps en groupe j’ai pu mettre des mots sur ce que je n’arrivais pas forcément à expliquer. Il me faut apprendre ma foi pour la comprendre.

 

 

Estelle, participante au groupe Youcat, 23 ans, étudiante en école d’ingénieur

 

 

 

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Youcat, le catéchisme pour les jeunes

Le blog du groupe Youcat SJBS

La page Facebook du groupe Youcat SJBS

 

Publié le 10 janvier 2012 par Jeunes Cathos Blog - 2 commentaires

Les derniers mois de l’année 2011 ont été marqués par la polémique qui s’est développée à la suite de deux spectacles donnés à Paris et dans quelques-unes des grandes villes de France : Sur le concept du visage du fils de Dieu de Romeo Castellucci et Golgota Picnic de Rodrigo Garcia. Mgr Pascal Wintzer, Administrateur apostolique de Poitiers, revient sur ces polémiques.

 

Il y a différentes manières de porter un jugement sur ces spectacles, comme d’ailleurs sur toute œuvre d’art. La première attitude c’est de formuler un jugement esthétique. Ici, il en va des goûts et des couleurs ; la diversité des opinions est naturelle et nécessaire. Celle que je propose ici m’est donc très personnelle. Certes, je suis évêque, mais ceci ne me donne aucune compétence particulière pour donner un avis qui serait plus pertinent que n’importe quel autre. Ceci dit, si toute opinion est légitime, avant de s’exprimer, elle doit respecter quelques exigences. La première, c’est bien sûr d’avoir vu le spectacle en question, ou le film s’il s’agit de cinéma.

Or, je n’ai pu voir aucun de ces deux spectacles : vous avez alors le droit d’arrêter ici de me lire.

 

Cependant, il y a trois ans, j’ai vu un précédent spectacle de Romeo Castellucci, son adaptation de L’Enfer de Dante. Certes, le sujet appelle cela : le spectacle était constitué d’images fortes. Ainsi, dès le lever de rideau – même s’il la scène n’était fermée par aucun rideau – une dizaine de chiens d’attaque, tournés vers le public, aboyaient et montraient les crocs (ils étaient heureusement tenus en laisse). Les spectacles de Castellucci sont purement visuels, ils ne comportent aucun dialogue, seules parlent les images. Pour ma part, je peux estimer qu’il s’agit davantage d’une performance que de théâtre : le théâtre, c’est avant tout un texte, et un grand texte. Mais en cela Castellucci appartient bien à notre culture d’images ; rien n’existe en dehors d’elles ; de même, une fois ses spectacles terminés, qu’en reste-t-il, puisqu’il n’y a aucun texte ?

 

Pour Rodrigo Garcia c’est différent. Il travaille sur un texte, et il en est l’auteur. Ceci est significatif de bien des spectacles contemporains : même s’ils sont une œuvre collective, le metteur en scène y tient la première et presque unique place : auteur, scénographe, metteur en scène, interprète parfois. Et lorsqu’il se saisit d’un texte classique (Racine, Shakespeare, Tchekhov) il le « retravaille » souvent  au risque de le travestir.

Même si Golgota Picnic s’appuie sur un texte, il opère aussi par des images. Le dessein du metteur en scène, c’est la critique de la société de consommation et du capitalisme financier. Pour lui, tout se trouve peu à peu contaminé par cela, même la religion. D’où des images, reconnaissons-le, faciles et grossières : une scène dont le sol est constitué de hamburgers et un Christ en croix dont des billets de banque sortent de la plaie de son côté.

 

Vous le constatez, je formule plus que des réserves quant aux qualités artistiques de ces deux œuvres ; cependant, c’est autre chose de les regarder comme voulant attaquer la foi chrétienne et la personne de Jésus-Christ.

Ici, plus que les slogans des flatteurs ou des détracteurs, ce sont les propos même des auteurs de ces spectacles qu’il faut entendre. Avant de leur prêter quelque intention blasphématoire, écoutons-les.

 

« Un jour, en feuilletant un livre, je suis tombé sur ce portrait de Jésus que j’avais étudié des années auparavant, aux Beaux-Arts de Bologne. J’ai littéralement été saisi par ce regard qui plonge dans vos yeux : j’ai marqué une pause, très longue, qui n’avait rien de naturelle et j’ai compris qu’une rencontre s’opérait. Je n’étais pas seulement devant une page de l’histoire de l’art, mais devant autre chose. Il y avait un appel dans ce regard. C’était lui qui me regardait, tout simplement. Dans Sur le concept du visage du fils de Dieu, ce regard du Christ est central et rencontre chaque spectateur, individuellement. Le spectateur est sans cesse observé par le fils de Dieu. Montrer le visage du fils de Dieu, c’est montrer le visage de l’Homme, Ecce Homo saisi au moment de la fragilité qui ouvre à la Passion. […].

Jésus est depuis toujours le modèle de l’Homme. Depuis la crucifixion, Dieu s’est abaissé jusque dans notre misère la plus triviale : il nous précède dans la souffrance en général, et dans celle de la chair en particulier […].

Pas de polémique, pas de blasphème, pas de raccourci de pensée ni de caricature idiote : ce que je fais requiert une lecture patiente, du temps et de la réflexion. Ce que je fais est un appel à l’intelligence et à la sensibilité de chacun des spectateurs. A la fin du spectacle, un voile noir coule sur le portrait du fils de Dieu : Dieu se retire dans le brouillard du fond de scène, depuis lequel il avait fait son apparition. Il est venu à nous et nous a regardés : il l’a fait. » (Dossier de presse du Festival d’Avignon 2011).

 

Enfin, il me semble qu’un texte de l’Evangile éclaire l’attitude que, comme chrétiens, nous pouvons adopter lorsque des spectacles, des films, des livres, traitent de qui donne sens à notre vie.

Au chapitre 16, versets 13 et 14, de l’évangile de saint Matthieu, Jésus demande à ses disciples : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

 

Encore aujourd’hui, des hommes et des femmes disent qui est pour eux Jésus-Christ ; ils ont ou non la foi, mais ils reconnaissent en lui une des grandes figures de l’histoire de l’humanité. N’ont-ils donc pas le droit de parler de Jésus, même s’il n’est pas pour eux le Fils de Dieu, le Sauveur ? Même sans partager ce qu’ils expriment, on peut respecter leur opinion, on peut l’estimer avec intérêt, on peut même y entendre proposée une manière originale, belle, de parler du Christ. Et puis, si nous acceptons d’engager le dialogue, ce peut être un point de départ pour rendre compte de la vérité du visage de Jésus-Christ.

 

C’est ce que demande Jésus dans les versets suivants, 15 et 16, du même chapitre : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » C’est ce que firent les milliers de catholiques rassemblée à Notre-Dame de Paris le soir du 8 décembre, en réponse à l’invitation du cardinal Vingt-Trois : ils ont médité la Passion du Seigneur et chanté leur foi sans la salut qu’il donne.

 

N’oublions pas qu’un des plus ardents apôtres du Seigneur fut d’abord un persécuteur : saint Paul. Je ne pense pas que Castellucci ou Garcia aient voulu persécuter les chrétiens ou dénigrer le Christ. Les enfermer dans ces jugements, comme traiter de mécréants tous ceux qui parlent de la foi sans employer les seules formules du catéchisme, c’est ne leur laisser aucune chance d’aller plus loin dans une découverte de la plénitude du mystère de Jésus-Christ. Quant à nous, notre mission n’est pas de condamner mais d’évangéliser.

 

 

 

+ Pascal Wintzer, évêque Administrateur apostolique de Poitiers Président de l’Observatoire Foi et Culture de la Conférence des évêques de France

 

 

Publié le 5 janvier 2012 par Jeunes Cathos Blog - 1 commentaire

Afin d’encourager et valoriser les initiatives des étudiants de communautés chrétiennes étudiantes, la Délégation Catholique pour la Coopération remettra le 5 février prochain, dans le cadre d’Ecclesia campus à  Rennes, le 2ème prix DCC de la solidarité internationale. 

 

« S’ouvrir à d’autres cultures et s’engager pour le développement »

 

Aujourd’hui, tout étudiant est confronté à la question de l’international : stage à l’étranger, projet d’expatriation, contexte mondialisé… Mais si la société vit à l’heure du « village global », les étudiants ont souvent envie et besoin de se confronter autrement à l’étranger.La Délégation Catholiquepour la Coopération (la DCC) a souhaité donner la chance aux étudiants de s’ouvrir à d’autres cultures et s’engager pour le développement en créant en 2011 le prix DCC de la Solidarité internationale. Son objectif : donner un coup de pouce à des projets étudiants de solidarité internationale originaux et pérennes.

En juin 2011, c’est ainsi le projet « Rêves de mamans », du CC ESSEC, qui a obtenu le 1er prix – une dotation de 1.500 euros de la part de la DCC – pour leur action de soutien envers des jeunes filles enceintes d’un diocèse pauvre du Brésil. Le 2ème prix, lui, a récompensé une équipe pour avoir permis la venue d’une délégation d’étudiants haïtiens à l’occasion des JMJ.

 

« Prix 2012 : il est encore temps de participer ! »

 

« En remportant le premier prix, nous avons eu l’immense joie de pouvoir concrétiser davantage notre solidarité avec l’association Rêve de Maman, confie Grégoire Sabatié-Garat, étudiant de l’Essec participant au projet. En effet, nous avons ainsi obtenu une subvention de 1500 €  afin de soutenir des investissements contribuant à assurer la pérennité  de l’action de cette association auprès des jeunes mères de la région du Sud-Para. »

 

« En juillet 2011, trois étudiants de la Communauté Chrétienne de l’ESSEC se sont rendus au Brésil dans la région de Conceiçao do Araguaya pour rencontrer les responsables de l’association “Sonho de Mae” ainsi que les jeunes mamans aidées par le projet. » Grégoire termine ainsi son témoignage : « Au nom de toute la Communauté Chrétienne de l’ESSEC nous adressons à la DCC et à CGE nos plus chaleureux remerciements. Grâce à vous, notre “projet de Carême 2011”, porté dans la prière, a pu se concrétiser par une aide nécessaire à l’oeuvre de Sonho de Mae. »

 

Cette année, la DCC renouvelle l’opération et c’est lors du rassemblement Ecclesia campus, le 5 février à Rennes, qu’elle remettra son 2ème prix. Merci aux communautés chrétiennes qui ont d’ores et déjà participé ! Pour celles qui souhaiteraient le faire, il n’est pas trop tard : le délai est repoussé jusqu’au 15 janvier 2012.

 

 

Isabelle Cauchois, responsable de la communication interne et de l’animation du réseau DCC

 

 

 

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Le site de la DCC

Pour vous inscrire au prix DCC de la solidarité internationale 2012

Publié le 3 janvier 2012 par Jeunes Cathos Blog - Aucun commentaire

Il y a 45 ans, le pape Paul VI a pris l’initiative de publier un message pour la paix à l’occasion du 1er janvier. Depuis, les papes continuent cette bonne tradition. Pour 2012, Benoît XVI a choisi le thème de l’éducation des jeunes à la justice et à la paix. Le style du document est direct et tonique.

 

Une nouvelle espérance

Une première remarque : le message de Benoît XVI ne considère pas les jeunes comme les objets d’un discours, mais comme des personnes capables d’accueillir elles-mêmes une parole. Ils ne sont donc pas ceux dont on parle, mais ceux à qui on adresse une invitation à la confiance et à l’espérance.

Le climat de crise et les peurs qu’il peut engendrer n’est pas ignoré. Mais l’ensemble du message repose une question fondamentale : « Qui est l’homme ? ». Les problèmes actuels n’appellent pas seulement des réponses techniques. Ils conduisent à nous interroger sur nos conceptions de la vie, de la valeur, du bonheur. Pour cela, le pape fait confiance aux jeunes : « Ils peuvent, par leur enthousiasme et leur ardeur en vue d’un idéal, offrir une nouvelle espérance au monde. » (n° 1)

 

C’est la liberté qui prime

D’un point de vue éthique, au cœur du message chrétien se trouve le rappel de la dignité inaliénable de tout être humain. Les éducateurs sont donc invités à prendre soin « que chaque jeune puisse découvrir sa propre vocation », en se souvenant que « le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose. » (n° 2)

L’être humain vaut donc pour lui-même et non d’abord pour les « utilités » techniques, sociales ou économiques qu’il peut servir. C’est donc la liberté qui prime, mais une liberté bien comprise : « elle n’est pas l’absence de liens ou le règne du libre arbitre, elle n’est pas l’absolutisme du je ». Il s’agit donc de répondre à une vocation personnelle : au fond de sa conscience, l’homme découvre une voix qui l’appelle à aimer.

 

Nous éduquer à la compassion

La justice sociale comprend l’ouverture aux notions de solidarité et d’amour ; il ne s’agit pas simplement d’un intérêt individuel bien compris. Quant à la paix, elle ne se réduit pas à une absence de guerre. La foi en Jésus Christ source de la vraie paix, « en Lui il y a une seule famille réconciliée dans l’amour », prend corps dans un engagement de vie. « Pour être vraiment des artisans de paix, nous devons nous éduquer à la compassion, à la solidarité, à la collaboration, à la fraternité. » (n° 5) Si l’engagement personnel est primordial, chacun doit apporter sa pierre à une coopération au service du développement de tout l’homme et de tous les hommes.

Le message se termine par une exhortation paternelle adressée aux jeunes. « Chers jeunes, vous êtes un don précieux pour la société. (…) N’ayez pas peur de vous engager. (…) Vivez avec confiance votre jeunesse et les désirs profonds de bonheur, de vérité, de beauté et d’amour vrai que vous éprouvez ! (…) Prenez conscience d’être vous-mêmes des exemples stimulants pour les adultes. (…) L’Église a confiance en vous, elle vous suit, elle vous encourage et désire vous offrir ce qu’elle a de plus précieux : la possibilité de lever les yeux vers Dieu, de rencontrer Jésus Christ, Celui qui est la justice et la paix. » (n° 6) Un souhait final: que ces quelques réflexions, accompagnées de citations du texte, donnent envie d’aller lire l’ensemble du message qui est abordable et tonique !

André Talbot Prêtre du diocèse de Poitiers, responsable pastoral pour les communes du Futuroscope, enseignant en éthique sociale, membre de Justice et Paix France.

 

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« Eduquer les jeunes à la Justice et à la Paix », message du pape Benoît XVI pour la journée mondiale pour la paix en 2012

Publié le 29 décembre 2011 par Jeunes Cathos Blog - 1 commentaire

Collectes de jouets, cadeaux solidaires, repas partagés… Vous avez répondu depuis toute la France à notre appel à témoignages pour nous raconter votre « Noël solidaire » ! Alors que la campagne lancée par Jeunes Cathos Blog et Diaconia 2013 s’achève, voici un retour sur vos témoignages.

 

La solidarité, qu’est-ce que c’est ?

 

Il y a quelques jours, Daniel décryptait pour nous la solidarité : chemin menant à la joie de vivre et à la paix entre les hommes, la solidarité se comprend dans une rencontre avec l’autre, d’égal à égal. C’est permettre à l’autre de donner le meilleur de soi-même.

Vous êtes nombreux à estimer qu’à Noël, il est très important d’être fraternel, d’être solidaire :

« C’est vrai que Noël, c’est une période assez propice à la solidarité. On se sent plus proches les uns des autres, si on a la chance d’être en famille, on se sent plus joyeux, peut-être plus sereins, on a envie de partager un peu… »

« Noël devrait être une période de joie, et beaucoup en sont privés »

 

Des actions solidaires, oui, mais lesquelles ?

 

« Des actions de solidarité ? Pas si facile de savoir quoi faire, comment, avec qui… »

Que d’actions différentes dans vos témoignages ! Collectes de jouets, cadeaux solidaires (micro-crédit, argent reversé à une ONG, somme dépensée en cadeaux également offerte à une association en faveur des enfants…), visites à des malades, Noël en centre pénitentiaire, repas partagés, rencontres avec les passants…

Souvent, tout simplement, des actions de proximité, à la portée de chacun… et pourtant tellement importantes !

« On peut peut-être commencer simplement, à notre niveau, près de chez nous ! Cette année, dans mon (petit) immeuble, le 26, on organise un « Noël des voisins ». Tous les voisins sont invités. Comme ça, personne ne sera seul pour les fêtes ! C’est aussi ça la solidarité… »

 

Partager des moments de joie

 

Tous, malgré la diversité de vos actions – petites, plus importantes, collectives, individuelles… -, vous soulignez l’importance du partage, de la rencontre. Particulièrement à Noël.

« S’investir dans ce genre de mission, c’est aussi faire de belles rencontres, partager des moments de joie… Quelle plus belle manière d’entrer dans l’esprit de Noël ? »

« Pour un soir, un seul soir, le temps d’un réveillon, dans la fraternité de cette nuit de Noël, la paroisse Sainte Geneviève d’Asnières réunit les petits, les isolés, les grands enfants, les oubliés et ceux qui n’oublient pas, ceux qui n’osent pas, et ceux qui osent, ceux qui n’ont plus et ceux qui voudraient donner, ceux qui aimeraient sourire encore, et ceux qui nous feront rire, ceux qui n’ont plus d’amis et ceux qui sont amis. Ce soir là, nous n’offrirons pas le nécessaire, mais le superflu et nous les accueillerons comme des princes, avec toute l’affection qu’ils méritent. »

Ce sont souvent des moments forts, des rencontres qui marquent durablement, comme le souligne un témoin qui a choisi de s’investir bénévolement dans des « soupes de nuit ».  Des actions qui, peut-être, se prolongeront après la période de Noël ?

« Au début, je me suis senti un peu perdu, à évoluer dans un univers que je connaissais très peu. Finalement, j’ai réalisé que c’était un moment assez privilégié de rencontre, de discussion. Je pense poursuivre l’expérience. Et je la conseille ! »

 

Rappeler le vrai sens de Noël

 

Beaucoup d’entre vous s’engagent dans des actions pour rappeler et vivre le vrai sens de Noël. Ainsi, l’opération Noël dans le métro, sur les places, dans les rues :

«Un mur d’expression sera dressé afin de rappeler aux passants le vrai sens de Noël : le partage, la convivialité, la fête… »

Le vrai sens de Noël, surtout, dans le partage de la célébration eucharistique, comme le rappelle ce témoin qui a choisi de passer la fête avec des détenus :

« La célébration eucharistique est toujours suivie d’un temps d’échange convivial où l’on apprécie mutuellement le signe de paix qui se prolonge au nez et à la barbe du contexte carcéral. Ce sera encore plus précieux en ce jour de Noël.  La lumière de notre Seigneur brillera sur nous tous, même en détention. »

 

 

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Retrouvez tous vos témoignages dans le dossier Noël solidaire

Publié le 27 décembre 2011 par Jeunes Cathos Blog - 1 commentaire

Après avoir participé, cet été, aux JMJ de Madrid, Manon se rendra à la rencontre européenne de Taizé à Berlin, du 28 décembre 2011 au 1er janvier 2012. Elle témoigne sur son parcours.

 

Je viens d’une famille catholique pratiquante et la foi a d’abord été une tradition familiale avant d’être un choix personnel. Même si certains grands moments de l’année liturgique me touchaient et avaient une importance pour moi, j’allais surtout à la messe parce que mes parents y allaient. En grandissant, j’ai participé à plusieurs JDJ (« journée diocésaine des jeunes ») qui m’ont donné un peu plus le goût d’aller à la messe, de passer du temps avec Dieu. Lors des JDJ 2010, j’ai reçu le sacrement de réconciliation qui m’a particulièrement touchée. Pour la première fois, j’ai vraiment ressenti la présence de Dieu, tout près de moi, expérimentant que Dieu m’aime pour ce que je suis et non pas pour ce que je parais.

 

« Des jeunes ne parlant pas la même langue vivent la prière intensément, tous ensemble »

 

J’ai ensuite décidé de me préparer à la confirmation avec la pastorale de mon lycée. Et c’est durant cette préparation que j’ai découvert Taizé ! J’ai participé à un pèlerinage d’une semaine après Pâques sur ‘la colline magique’. J’y ai découvert le silence et la prière en tête-à-tête avec Dieu. J’ai d’ailleurs été très surprise mais aussi émue de voir des jeunes, ne parlant pas la même langue, vivre la prière aussi intensément, tous ensemble. Et toujours dans la joie.

 

J’ai retrouvé ces moments de joie et aussi de prières avec d’autres jeunes, du monde entier, lors des JMJ de Madrid cet été. Parmi les différentes routes proposées par le diocèse de Cambrai avec lequel je suis partie, j’ai choisi la route El Ultreïa pour me rendre à Madrid. Durant 5 jours, nous avons marché sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Ce fut des moments très forts, de partage et d’entraide dans la difficulté de la marche. Puis nous nous sommes rendus à Salamanque pour les journées en diocèse. (Très bien) accueillis dans une petite paroisse espagnole, nous avons retrouvé des jeunes d’autres nationalités. Nous avons notamment fait la rencontre de Hongkongais et il était très intéressant de découvrir comment des jeunes à l’autre bout du monde vivent leur foi. Je me suis d’ailleurs rendue compte de la chance que j’avais de pouvoir vivre ma foi librement dans mon pays. Enfin, ce fut les 5 jours de fête à Madrid, avec des millions de jeunes. Encore une fois, j’étais impressionnée par la prière, dans le calme, entre tous ces jeunes si différents.

 

« La prière Taizé me permet de reprendre des forces »

 

Cette année, j’ai aussi reçu la confirmation lors d’une grande fête diocésaine. J’y ai ressenti une chaleur intense, l’envie de vivre ma foi un peu plus profondément et de la partager.

Pour terminer cette année exceptionnelle en beauté, j’ai la chance de participer aux Rencontres Européennes de Taizé à Berlin. Je suis très heureuse de retrouver ‘l’esprit Taizé’. Pour me préparer à ce moment, je fais partie depuis maintenant 1 an et demi d’un petit groupe de préparation d’une prière Taizé à Valenciennes. Durant ces préparations de la prière, on rit toujours beaucoup et  on partage à partir d’un texte, sur un thème précis… Ces moments m’apportent une réflexion sur ma foi mais aussi sur ma vie de tous les jours. Le fait d’être avec d’autres jeunes de mon âge, avec qui je partage certaines valeurs, est réconfortant et l’on se sent moins seule. Car ce n’est pas toujours facile d’assumer sa foi, au lycée par exemple. Et tout le mois, la prière Taizé me permet de reprendre des forces, d’être apaisée et de revoir mes priorités.

 

 

Manon, 17 ans, Valenciennes

 

 

 

 

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Le site de Taizé

Rencontre européenne de Taizé à Berlin

Publié le 22 décembre 2011 par Jeunes Cathos Blog - 1 commentaire

Les petites énigmes…

 

D’où vient le mot « Noël » ?  Du vieux français « naël », du latin natalis, natal. Le « Dies natalis » est le jour de la naissance. Pour Jésus, c’est le jour de sa naissance de la Vierge Marie à Bethléem.

 

Pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre ? Les évangiles ne donnent aucune indication absolue sur la date où Jésus est né. En revanche, ils donnent des indications relatives : lors de l’Annonciation (le jour où Jésus est conçu par l’Esprit Saint en Marie), l’ange Gabriel annonce à Marie que sa cousine Elisabeth « en est à son sixième mois ». La Tradition de l’Eglise a mis cela en rapport avec ce que Jean-Baptiste, le fils d’Elisabeth, affirmera plus tard au sujet de Jésus : « Il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue ». (Jean 3,30) Les premiers siècles chrétiens étaient très attentifs à la symbolique et aux éléments naturels. Aussi semble-t-il qu’on ait choisi de fêter la naissance de Jean-Baptiste au moment où la lumière du soleil diminue (le 24 juin, près du solstice d’été dans l’hémisphère nord), tandis que la naissance de Jésus est fêtée le 25 décembre, au moment où la lumière du soleil augmente.

 

Certains affirment que la date exacte du 25 décembre a été retenue par les chrétiens au 4è s. pour remplacer la fête païenne très populaire du Sol invictus (jour de naissance du soleil invaincu). J. Ratzinger dans l’Esprit de la liturgie conteste cette théorie en affirmant que le 25 décembre a été retenu parce qu’il tombe 9 mois jour pour jour après la fête de l’Annonciation, célébrée le 25 mars… Quoi qu’il en soit, dans l’hémisphère nord, on voit bien que les illuminations de Noël compensent le manque de lumière naturelle à cette période de l’année. On voit bien alors comment la lumière de l’Orient qui grandit désormais chaque jour symbolise la présence grandissante et illuminante dans nos vies de Jésus, « Soleil levant qui vient nous visiter » (Luc 1,78).

 

Pourquoi y a-t-il trois messes à Noël ? La solennité de la Nativité du Seigneur est une fête si grande que c’est l’un des deux jours de l’année où chaque prêtre est invité à célébrer trois messes (l’autre jour est le 2 novembre, pour les Défunts). La première messe de Noël est celle de la Nuit, suivie de la messe de l’Aurore et de la messe du Jour de Noël ; aussi appelées respectivement « messe des Anges », « messe des Bergers » et « messe du Verbe divin ». Chacune de ces messes a une tonalité particulière, qu’on sent à travers le choix des lectures bibliques et du chant grégorien prévu pour ces messes. La messe de la nuit reste baignée dans une lumière ténue et un grand silence, comme si on osait à peine croire à la merveille que Dieu vient de faire. La messe de l’aurore prend une tonalité plus joyeuse : ce sont les bergers, les plus méprisés de la société juive de l’époque, qui viennent voir l’Enfant Jésus. La messe du jour, enfin, a des accents de triomphe.

 

Le grand Mystère…

 

Derrière tous ces détails historiques et liturgiques, l’un des plus grands mystères de la foi chrétienne : le Verbe éternel de Dieu a accepté de naître d’une femme, petit garçon pauvre et rejeté des puissants, pour illuminer ceux qui marchaient dans les ténèbres et les appeler à partager sa lumière. C’est déjà Dieu qui se donne lui-même à toute l’humanité, généreusement, sans aucune retenue, mais dans un infini respect de notre condition, avec une grande délicatesse. Un chant de l’office du matin de Noël, O Magnum Mysterium, le dit de façon superbe:

O grand mystère et admirable sacrement, que des animaux voient le Seigneur nouveau-né, couché dans une mangeoire ! Heureuse Vierge, dont les entrailles ont mérité de porter le Christ Seigneur. Alléluia !

Joyeux Noël à tous ! Le Seigneur est infiniment bon et nous aime !

 

Le P. Nicolas Steeves est jésuite depuis 2000. Diplômé d’HEC et ancien avocat au Barreau de Paris, il a été aumônier à HEC et au Lycée Sainte-Geneviève (Versailles) de 2006 à 2008. En parallèle de ses études (Paris, Londres et Rome), il a collaboré à Radio Vatican pendant 5 ans. Actuellement, il écrit une thèse de doctorat en théologie sur le lien entre la foi et l’imagination (Centre Sèvres) et travaille à l’église Saint-Ignace (Paris).

Publié le 20 décembre 2011 par Jeunes Cathos Blog - 4 commentaires

Depuis l’entrée en Avent, nos villes sont pleines de sollicitations pour Noël : on veut nous faire consommer. Sans céder à tout nous devrons bien offrir quelques cadeaux. Mais comment se situer chrétiennement dans tout cela ?

 

A l’approche de Noël, il s’agit pour beaucoup d’entre nous de trouver un ou plusieurs cadeaux que nous pourrons offrir le jour dit. Pourtant, çà et là, on trouve une certaine gêne de la part des chrétiens. Noël serait (est ?) devenu une fête essentiellement commerciale. Alors faut-il que nous fassions comme les autres ou au contraire ne devons-nous pas affirmer notre différence et refuser cette tendance en n’offrant aucun cadeau ? Certains ont trouvé une autre solution en décalant la date : c’est ainsi que dans certaines régions de France on offre les cadeaux à la saint Nicolas début décembre, ou encore à l’Epiphanie en même temps que les Mages. Mais finalement est-ce que la date est la bonne question ? Le vrai problème n’est-il pas plutôt : qu’est-ce que j’offre à travers ce cadeau ? Qu’est-ce ce cadeau signifie ?

 

Nous avons tous en tête – pour l’avoir vécu personnellement ou l’avoir vue- le cas où nous recevons un cadeau qui n’a pas de valeur aux yeux du monde et qui pourtant a un prix infini à nos yeux (d’ailleurs l’inverse est vrai également). Il paraît même que le lendemain de Noël sur Ebay, c’est la foire aux bonnes affaires : de nombreuses personnes revendent un cadeau offert la veille !  Et oui, nous sommes faits ainsi, les hommes, que pour nous, l’essentiel c’est le sens ! Pour mon chien, l’essentiel sera la quantité et que le cadeau soit emballé ou non, peu importe. Pour moi, c’est tout différent ce qui m’importe c’est finalement le poids d’amour que représente ce cadeau !

 

C’est nous-mêmes que nous devons donner

 

Or mesurer ce poids n’est pas si facile !  Une chose est sûr : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn15, 13). A travers nos cadeaux, c’est bien nous-mêmes que nous devons donner. Finalement un cadeau veut être l’expression de ce que nous sommes prêts à donner à l’autre, c’est à dire nous-mêmes. Redoutable mais tellement plus profond ! Ainsi on peut faire un cadeau magnifique (extérieurement) : si celui-ci n’est pas le signe des multiples attentions quotidiennes il perd sa valeur car il n’a pas de sens pour nous, il arrive comme un cheveu sur la soupe.

 

Durant ce temps de l’Avent peut-être que la question qui nous est posée n’est pas tant quel cadeau vais-je offrir, mais bien plutôt quels actes concrets d’amour je pose dès aujourd’hui pour que mon cadeau à Noël soit beau ? D’ailleurs je crois que cela nous aidera à trouver un cadeau plus facilement, car celui-ci ne devra pas tout dire de notre relation à l’autre mais il sera là simplement pour signifier ce que nous essayons de vivre au quotidien !

 

 

 

Père Pierre Poidevin, prêtre du diocèse d’Arras, vicaire en paroisse et en mission auprès des jeunes de la ville de Calais.

 

 

 

Publié le 15 décembre 2011 par Jeunes Cathos Blog - Aucun commentaire

«Porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés  la libération… » C’est en reprenant ces mots du prophète Isaïe que  Jésus exprime au début de son ministère public, ce que va être le cœur de sa mission  Il signifie ainsi que sa présence au monde passe par des changements concrets dans la vie des pauvres, des plus fragiles, des plus vulnérables. C’est dans cette mission que prend sens l’élan solidarité et de générosité de  la campagne Noël solidaire.

« La véritable aventure au grand large c’est donner sa vie pour les autres ! »

 

Nous aspirons tous à la liberté. Certainement parce que nous avons tous nos prisons intérieures. Nous aspirons à quitter ces prisons pour aller vers  une vie au grand large. Sur cette Terre dont l’homme a découvert tous les horizons, peut-être que la véritable aventure au grand large c’est de donner sa vie pour les autres ! Le Christ nous appelle à prendre ce chemin-là, à sa suite.

 

Ce chemin n’est pas réservé à une élite. Nous pouvons tous l’emprunter quelle que soit notre vie aujourd’hui, quelles que soient nos blessures, quel que soit notre statut dans la société, que nous soyons  jeune ou plus âgé. Il mène à la joie de vivre et à la paix entre les hommes.

 

Ce chemin commence là où nous sommes, avec ceux qui nous sont proches, au quotidien. Il nous conduit aussi à la rencontre des plus fragiles.

 

« Donner nous permet de devenir plus humain »

 

Donner le meilleur de nous même dans une action solidaire, nous mettre au service,  partager du temps, des compétences, aide les autres et en même temps nous donne de la joie. Cette solidarité est vitale pour notre humanité. Le chacun pour soi conduirait à laisser sur le bord du chemin les plus vulnérables. Partager, donner nous permet de devenir plus humain. Cela nous fait du bien,  nous construit,  renforce l’estime que nous avons de nous même.

 

Convaincus de cela, nous réalisons aussi que ce qui est bon pour nous peut l’être encore plus pour celui ou celle qui est en situation de fragilité, de pauvreté. Les épreuves, les échecs qui se répètent, finissent souvent par faire croire à celui ou celle qui les vit qu’il ne vaut rien, qu’il est nul.

 

« Permettre à l’autre de donner le meilleur de lui-même »

 

Nous mettre vraiment au service, c’est alors permettre à l’autre de donner le meilleur de lui-même, de partager,  de (re)découvrir qu’il a de la valeur. C’est nous mettre à l’écoute de ce qu’il a à nous dire. C’est nous laisser accueillir. C’est croire en lui, en ses richesses. Pour ne donner qu’un exemple : en  cette fin d’année, on peut organiser des repas de fête pour « les démunis », on peut aussi le  faire AVEC eux et découvrir que ceux qu’on pensait démunis ont des talents, des savoir faire. Ces repas seront alors des temps de partage où des rencontres vraies seront possibles, chacun y donnant quelque chose de lui-même. Ce sont ces rencontres qui donnent vie,  qui permettent  à chacun de sortir de ses prisons intérieures.

 

Le Christ nous appelle tous à la liberté, sans exception. Il nous révèle que nous  avons tous une valeur infinie, que nous sommes tous aimés du Père.  C’est la  bonne nouvelle qu’il nous demande d’annoncer à sa suite.

 

 

Daniel Maciel, diacre Coordination Diaconia2013 « servons la fraternité »

 

 

 

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