Articles à propos de prêtre
François 27 ans, est séminariste du diocèse de Cambrai, ordonné diacre le 26 juin 2011 et sera ordonné prêtre le 13 mai 2012. Pour Jeunes Cathos Blog, il écrit le « Journal d’un jeune séminariste ».
Depuis quelques temps des documentaires diffusés semblent vouloir dire que le célibat des prêtres n’est plus possible aujourd’hui. Ce qui je le crois est faux ! ! ! Oui le célibat des prêtres est possible et rend heureux !
Il y a neuf mois j’ai choisi librement le jour de mon ordination diaconale de consacrer toute ma vie au seigneur pour le service de son église dans le célibat. Avant d’entrer au séminaire ainsi que durant toute ma formation j’ai pris le temps de discerner cela.
Oui il est vrai qu’il y a des frères prêtres qui ont renoncé au célibat et ont donc dû quitter le ministère. J’en connais ; ils ont été des frères et le resteront toujours. Je ne les juge pas, je ne les condamne pas, mais il faut être cohérent avec l’engagement pris.
La vraie question que devrait traiter ces documentaires est celle de la fidélité : la fidélité à cet engagement librement pris au jour de l’ordination diaconale.
Certains documentaires, présentent les prêtres comme des victimes d’une Eglise qui oblige le célibat. Je ne vois pas cela du tout comme ça. L’Eglise est une mère qui propose à certains de ses fils d’offrir TOUTE leur vie pour le service du Christ et des hommes. Le catéchisme de l’Eglise catholique nous dit : « dans l’église latine, le sacrement de l’Ordre pour le presbytérat n’est conféré normalement qu’à des candidats qui sont prêts à embrasser librement le célibat et qui manifestent publiquement leur volonté de le garder pour l’amour du royaume de Dieu et du service des hommes. » (1599)
Certes, la fidélité à la parole donnée, à l’engagement pris n’est pas toujours facile dans la durée. Il y a ces périodes avec des hauts et ces périodes avec des bas. Il en est de même pour tout engagement et je pense notamment à ceux qui ont reçu le sacrement du mariage. Parfois on me pose cette question : « alors qu’il y a des prêtres qui quittent le ministère, penses-tu que le célibat sacerdotal est possible ? » A cela je réponds que j’aime regarder en avant et non en arrière. Que j’aime observer ces frères prêtres fidèles à l’engagement après 10,20, 60… années de fidélité et que oui le célibat sacerdotal est possible et rend heureux ! C’est comme si nous demandions à de jeunes fiancés ou à de jeunes mariés s’ils pensaient que la fidélité pour toute la vie était possible alors qu’il y a des couples qui vivent une séparation, un divorce. J’aime inviter les couples que je prépare au mariage à contempler des couples qui ont plusieurs années de mariage pour qu’ils voient que leur fidélité a duré non pas parce que ce sont des super héros, mais parce que chaque jour ils se sont redit ce « oui » et qu’ils ont eu la volonté de tenir leur engagement.
Alors moi aussi chaque jour, (que ce soit un jour joyeux ou un jour plus difficile) je redis ce oui que j’ai prononcé publiquement et librement le 26 juin 2011 au jour de mon ordination diaconale. Ce oui à donner toute ma vie au Christ pour son service et celui de son église.
Ce oui, je le redis dans la prière par l’intercession de Marie « Notre-Dame du Oui »
Notre Dame, qui par votre oui avez changé la face du monde Prenez en pitié ceux qui veulent dire : oui pour toujours. Vous qui savez à quel prix ce mot s’achète et se tient, Obtenez-nous de ne pas reculer devant ce qu’il exige de nous. Apprenez-nous à le dire comme vous dans l’humilité, la pureté, la simplicité et l’abandon à la volonté du Père. Faites que tout au long de notre vie les « oui » que nous dirons après celui-là Ne soient pas autre chose qu’un moyen d’adhérer encore plus parfaitement à la volonté de Dieu Pour notre salut et celui du monde entier. Amen !
François TRIQUET
J’ai été ordonné diacre en vue du sacerdoce il y a 7 mois, et depuis 7 mois je découvre toujours un peu plus ce que signifie ministre de l’Eglise, serviteur de l’Eglise et du Christ.
Il y a bientôt deux ans, le service national des vocations éditait une brochure intitulée « un métier de ministre ? » et destinée aux 20-30 ans pour présenter la formation et l’engagement d’un futur prêtre… Lorsque mon évêque m’a ordonné, je suis devenu ministre, c’est-à-dire serviteur du Christ et de l’Eglise. Alors pour continuer dans la thématique de cette brochure « un métier de ministre ? » je souhaite vous partager dans ce billet à quoi ressemble ce ministère que j’ai reçu en partant des rubriques de cette brochure.
Une formation de ministre :
Je commence par la formation car même si j’ai été ordonné diacre, je suis toujours séminariste et je dois finir cette dernière année de formation. Au séminaire de Lille (où j’ai vécu l’ensemble de ma formation), la formation pour les diacres se vit en alternance une semaine sur deux entre le séminaire et la paroisse.
Lorsque nous sommes au séminaire, nous suivons des sessions à partir de thématiques (catéchèse, accompagnement spirituel, management, théologie du corps selon Jean-Paul II, administration & finance, formation à l’homélie,…).
Ministre, serviteur tous terrain :
Lorsque je regarde ces premiers mois de ministère, je fais le constat que le prêtre doit être « tous terrain »… il doit être capable de pouvoir basculer d’une activité à l’autre, d’un public à un autre assez rapidement. Je suis en paroisse à Marly près de Valenciennes, je partage le même presbytère avec deux prêtres. Chaque matin, notre journée commence en nous tournant vers le Seigneur, avec quelques paroissiens qui nous rejoignent. Nous commençons notre journée par un temps d’adoration du Saint Sacrement puis la célébration de l’office des laudes, suivi de l’Eucharistie. En démarrant ainsi notre journée, nous remettons humblement notre ministère à celui qui en est la source et qui nous appelle à le servir. Après ce temps chacun part à ses activités.
Pour ma part, en plus du service paroissial et de l’accompagnement de familles dans les étapes de la vie (baptême, mariage, funérailles), j’accompagne l’aumônerie des étudiants et l’aumônerie des collégiens de Valenciennes ainsi que l’éveil à la foi sur la paroisse. Bien entendu il y a aussi toutes les rencontres « gratuites » et imprévues à l’accueil paroissiale souvent très riches. Pour mettre en image le côté « tous terrain » du ministère, je reprendrais bien ma journée de samedi dernier : ce jour-là, le programme fut très divers avec des rencontres bien différentes. Le samedi matin, j’ai participé avec un autre séminariste à un forum des métiers dans un collège, ou il nous avait été demandé d’avoir un stand vocations. Une matinée bien riche où des groupes de collégiens se sont succédé pour venir nous poser des questions sur ce qui faisait notre vie. L’après-midi, j’ai participé au WE de préparation au mariage avec les 32 couples de la paroisse qui vont se marier en 2012. En fin d’après-midi, je suis parti sur la paroisse voisine : le curé m’avait invité à être présent pour une messe où de nombreux enfants du caté était attendus. Enfin, le soir, je suis parti rejoindre pour une veillée de prière un groupe de jeunes étudiants et jeunes pro qui vivaient un WE de réflexion à partir du Youcat. A la fin de cette journée, je ne pouvais que rendre grâce pour toutes ces rencontres aussi diverses mais si riche…
En conclusion, pour reprendre la question « un métier de ministre ? », je souhaiterais répondre : « une vie dans la joie au service du Christ et de l’Eglise… »
François Triquet
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Le 3 novembre 2011 est paru un livre sous le titre Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux ! Cinq jeunes prêtres y racontent dans les trames du récit ce qui fait leur bonheur. Sans cacher leurs difficultés, ils témoignent que la vie à la suite du Christ est une proposition qui mérite d’être faite à tous les hommes et à toutes les femmes, encore aujourd’hui. Le P. Sylvain Brison, qui a dirigé la rédaction du livre, nous le présente.
« Pour la grande majorité des gens qui ne fréquentent pas l’Eglise, le prêtre ressemble à un ovni »
Depuis que je suis prêtre, j’ai l’impression de soulever beaucoup de questions chez les personnes que je rencontre. Si beaucoup n’osent pas les poser publiquement, il reste que les non-dits sont parfois plus perceptibles que les paroles. Pour la grande majorité des gens qui ne fréquentent pas l’Eglise, le prêtre ressemble à un ovni, un être curieux dont on a plus une image d’Epinal qu’une réelle connaissance. Même si mes amis les plus proches m’appellent volontiers par mon prénom, je suppose qu’une grande partie de ma vie leur échappe, et la pudeur ne permet pas toujours de franchir le pas. Tout cela ne présenterait pas de grand inconvénient si, les uns et les autres, nous prenions le temps de vivre ensemble et de nous connaître tranquillement. Seulement voilà, le monde va tellement vite que nous sommes emportés dans son tourbillon. Si vous ajoutez à cela le fait que la place de l’Eglise dans nos sociétés postmoderne est loin d’être évidente, vous en arrivez vite à un immense brouhaha où tout le monde y va de son idée, de son fantasme, de son idéologie… Jusque là on fait avec.
« Oui, aujourd’hui on peut être jeune, prêtre et heureux »
Et puis, un jour, il m’a semblé qu’il fallait dire autre chose, autrement. Au printemps 2009, je prenais un café avec une amie. Nous sortions d’une série de « petites crises » qui étaient autant de symptômes d’un mal-être difficile à cerner. La levée des excommunications des évêques intégristes, les discussions et les positions tranchées autour de l’avortement d’une fillette victime d’abus sexuels au Brésil, les premiers propos confus de Benoît XVI sur le préservatif lors de son voyage en Afrique, avaient été les premiers signes d’une bataille médiatique, sociétale et théologique sur la place de l’Eglise dans le monde. Par dessus-tout, venait se greffer, une fois de plus, l’éternel débat idéologique à propos des progressistes et des traditionalistes. Et là, nous avons voulu dire STOP ! Mon amie, éditrice de son métier, me proposa alors de trouver des confrères pour écrire un livre. Et pas n’importe lequel. Un livre où nous n’aurions pas peur de dire simplement : « Oui, aujourd’hui on peut être jeune, prêtre et heureux ; à l’aise dans son Eglise sans pour autant en nier les difficultés et les combats. Vouloir s’engager et donner sa vie à la suite du Christ sans être pris pour un fou, un illuminé ou un fondamentaliste ».
« Nous avons pris modèle sur les premières communautés chrétiennes »
Quatre de mes amis ont accepté d’oser l’aventure. D’autres ont refusé pour des raisons diverses. Mais comment faire quand on n’est pas écrivain ? Comment dire ce qui est souvent de l’ordre de l’indicible ? Raconter sa vie, certes ! Mais c’est loin d’être évident. Alors nous avons pris modèle sur les premières communautés chrétiennes. Et, comme les évangélistes bien avant nous, nous avons entrepris de raconter nos vies, en essayant de laisser transparaître ce qui nous échappe. Après deux ans de travail d’écriture et de réécritures, nous avons abouti à cinq témoignages, différents mais concourant dans le même sens. Pour que le projet soit complet, nous ne voulions pas en rester à nos seules paroles. Alors j’ai demandé à mon directeur de thèse, le Père Laurent Villemin de relire nos textes et d’essayer de dégager ce qui lui semblait important (les points forts mais aussi les manques). Il a accepté et nous avons joué le jeu de le laisser librement de s’exprimer. C’est ainsi, qu’en guise de conclusion, il nous livre des points de repères précieux sur le ministère du prêtre dans le monde d’aujourd’hui.
Le livre que nous avons écrit n’a aucune vocation apologétique. Il est un témoignage de notre bonheur d’être prêtre dans l’Eglise du Christ pour le service de tous.
P. Sylvain Brison
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Le blog de Sylvain Brison
Références du livre
Sylvain Brison et al., Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux, Presses de la Renaissance, 2011.
Certains d’entre vous se sont peut-être déjà posé la question… Mais il n’est pas toujours facile de prendre du temps et de trouver un lieu pour y réfléchir.
J’ai 25 ans et je prépare le concours pour être professeur des écoles. Depuis longtemps, je me pose la question de devenir prêtre un jour. Mais bien occupé par mes études, je n’ai jamais pris le temps pour discerner. Je préférais repousser cette idée à plus tard…
Début juin, j’ai découvert cette proposition : « 10 jours pour découvrir la parole de Dieu, prier, relire son histoire ». 10 jours loin de chez moi, avec des jeunes qui comme moi se posent les mêmes questions ! Ce qui m’a motivé à m’inscrire fut la possibilité d’alterner temps de prière, d’enseignement et de relecture. Tout cela dans une grande discrétion.
Frères dans le Christ
Durant 10 jours, j’ai vécu un beau temps fraternel par le partage et la vie communautaire. Les temps de relecture de ma vie m’ont permis d’avancer dans ma réflexion. J’ai découvert avec les autres jeunes présents que nous n’avions pas tous le même parcours dans l’Église, avec chacun un appel bien différent. Mais tous, nous avions un attachement au Christ.
A la fin de ce temps de discernement, je peux dire que je n’ai pas la certitude que je serai prêtre un jour, mais je sais qu’aujourd’hui au plus profond de moi-même, j’en ai le désir. A la rentrée, je commencerai la formation proposée par le groupe de formation universitaire (GFU). Un week-end par mois je rejoindrai une vingtaine de jeunes pour commencer le parcours. Parallèlement à cela, je continuerai mes études.
Ce temps de discernement est une chance pour notre Église aujourd’hui. Tout comme la formation en GFU qui permet à un jeune de débuter une formation tout en continuant ses études et ses engagements. Je me dis aujourd’hui que c’est dommage que je n’ai pas osé faire le pas plus tôt !
A la fin de notre session , tous n’ont pas poursuivi vers une entrée au séminaire. Dans une grande liberté nous sommes repartis par des chemins différents mais tous nous nous sommes reconnus comme frères dans le Christ !
En savoir plus sur la Session Saint-Irénée et les Groupes de Formation Universitaire.
Ordonné pour le diocèse d’Angers le 19 Juin 2011, Pierre-Étienne évoque ses débuts en tant que prêtre.
Voilà, quelques jours après mon ordination, me voilà un autre homme.
Enfin, pas vraiment, toujours le même et quand même différent ! Le même qui a du mal à se réveiller, le même qui n’aime pas trop les gâteaux et le même qui est toujours aussi dépendant du café. Mais je suis aussi différent. Différence exprimée par le regard et les attentes de mon entourage : ce sont eux qui, en quelque sorte, me constituent comme prêtre !
Une réelle expérience d’Église
La célébration de mon ordination est et restera un moment fort de mon existence. Moment où on s’abandonne réellement a la liturgie de toute l’Église rassemblée. Moment où on fait aussi une réelle expérience d’Église avec tous ces chrétiens qui ont fait un bout de route avec moi. Et, dès mon enfance, mon instit, des jeunes rencontrés dans les mouvements, en camp, en pélé, en école de prière… et aussi tous ces prêtres qui m’accueillent comme l’un des leurs…
Le moment le plus intense fut sans doute celui-ci :
Une jeune femme vient me trouver après l’ordination : « Tu te rappelles de moi ? ».
Il s’agissait de Sineth, une cambodgienne qui venait en vacances chez moi quand nous avions 10 ans dans le cadre de l’opération « vacances pour tous » du secours catholique. Elle me dit : « ça fait quelque temps que je pense à votre famille, et je voulais vous revoir. La semaine dernière, avec mon ami nous étions à Nevers, et nous avons visité le tombeau de Bernadette Soubirous. Sur la route du retour, nous avons vu une grande Église. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie d’y rentrer. Celle-ci s’appelait : Saint Mathurin (qui est le nom de mon village). Je me suis dit, ce n’est pas possible, il y a trop de signe, il faut que je reprenne contact avec eux ! Du coup, j’ai recherché sur internet, j’ai vu que ton ordination était ce dimanche. Je n’avais pas moyen de te joindre mais je me suis risquée à venir depuis Trappes ».
Waouh !
Si ça ce n’est pas un clin d’œil de l’Esprit et un fruit de la grâce de mon ordination… !
Après ce temps « hors du temps »…
Pour moi ce fut une grande joie que cet événement d’Église rejoigne tout le monde, et fasse écho même à des non chrétiens !
Puis après ce temps « hors du temps » de l’ordination vient la réalité de mon ministère, avec ses premières messes entre autre.
C’est incroyable, j’ai l’impression de ne plus rien connaître : qu’est ce qu’on dit maintenant ? Où je trouve ça ?… Alors que depuis l’assemblée, je crois que je pourrais dire toute la messe par cœur. C’est sûr ! Depuis le temps !
Pour moi c’est aussi une grâce de vivre ces incertitudes des débuts. Ces balbutiements me rappellent qu’il s’agit d’abord de la messe du peuple de Dieu, qu’elle appartient au peuple rassemblé qui célèbre son Christ ressuscité !
Pierre-Etienne Grislin, une année après mon ordination diaconale et un début de ministère au service de la paroisse d’un quartier d’Angers, j’ai été ordonné prêtre pour le diocèse d’Angers, le 19 Juin 2011.
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Homélie de Mgr Delmas, évêque d’Angers
Ordonné le 26 juin à Pontoise, Nicolas a relu son parcours et sa formation pour le site diocésain.
À partir de ma confirmation, j’ai compris que la foi chrétienne était “sérieuse” et surtout “logique”. Après le bac, grâce à mon engagement comme chef dans le scoutisme, j’ai participé aux JMJ 2002 à Toronto. Ce fut une expérience déterminante d’Eglise : catholique et diocésaine. Les catéchèses, la bonne ambiance, les prêtres, les jeunes, Mgr Renaudin… J’ai alors décidé d’aller à la messe tous les dimanches – ce qui n’était pas le cas précédemment – car j’avais compris que les lectures de la Parole de Dieu étaient une nourriture pour ma vie. Plus j’allais à la messe, plus je ressentais que je ne savais pas prier seul. J’ai donc participé à l’année Samuel dans le diocèse.Au cours de cette année, la prière personnelle m’a conduit à découvrir l’Eucharistie, qui m’a transporté jusqu’en propédeutique.
Une formation très complète
Les 6 années au séminaire Saint-Sulpice ont été très denses, de grande qualité: une formation très complète, humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale. Mon état intérieur ? Un bon état d’esprit ! C’est la fin d’un cycle de préparation: 6 ans, cela apparaît comme long, mais c’est en fait très court et plus que nécessaire! La préparation matérielle permet aussi de se préparer plus spirituellement à l’ordination. Donc confiance et joie à l’approche! Comme prêtre, j’espère être un homme de prière conduisant hommes et femmes de notre temps, de notre diocèse, à Dieu! J’espère agir dans trois domaines: rassembler des communautés vraiment chrétiennes; conduire et former à l’intériorité, à la relation d’amitié avec Jésus-Christ ; et enfin permettre à chacun – et en premier à moi-même – de rendre compte de l’espérance qui est en nous (1P 3,15) : comprendre et savoir dire notre foi de manière cohérente et intelligible à nos contemporains.
Nicolas Joli, diocèse de Pontoise (témoignage issu du site du diocèse de Pontoise)
Pour aller plus loin :
Témoignages des 4 prêtres ordonnés le dimanche 26 juin à Pontoise
Ils sont prêtres pour notre diocèse ! sur le site du diocèse de Pontoise
La joie des ordinations, sur le blog jeune du diocèse de Pontoise
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Site du diocèse de Pontoise
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Le 15 mai, journée internationale de prière pour les vocations, nous étions tous invités à prier pour l’éclosion des vocations pour l’Eglise. Pour cette journée, Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes revient sur sa vocation.
Chaque jour, je demande dans ma prière la joie qui vient de Dieu. Pour vivre et ne pas être entraîné dans le non-sens et la tristesse, Dieu est mon seul appui, celui qui est ma force et mon salut. C’est d’ailleurs la prière de chaque chrétien : « Dieu, viens à mon aide ! Seigneur, à notre secours ! »
Quand j’ai répondu à l’âge de 10 ans à l’appel à devenir prêtre, c’était, et c’est toujours aujourd’hui, un impérieux besoin de vivre et de vivre avec et pour les autres à cause de l’amour de Dieu. Dieu m’aime infiniment et je peux engager ma liberté à le faire connaître et aimer. C’est surtout cela à mes yeux être prêtre.
Je dois préciser qu’il est impossible de se donner à soi-même cette mission. Nous la recevons de Dieu par l’imposition des mains de l’évêque le jour de notre ordination sacerdotale. Ce jour-là, je découvre que je n’ai pas du tout à m’enorgueillir d’être prêtre, parce que j’y suis entièrement appelé par un autre qui n’est pas moi. Le Christ me saisit pour faire de moi, avec et pour l’Eglise, un porteur d’eau, vivant pour que les autres soient désaltérés par l’évangile.
Je pense que les hommes et les femmes, les jeunes, les enfants, les personnes âgées, ont soif du vrai bonheur que Dieu donne, et qu’il est important que certains soient des apporteurs de la joie de Dieu, surtout dans les sacrements de l’Eglise. Quand nous sommes réunis pour célébrer l’Eucharistie, nous devenons ensemble les témoins de la joie de Dieu. Le Christ nous prend avec lui pour être donnés à Dieu et aux autres dans un même amour.
Cela fait maintenant un peu plus de dix ans que j’ai été choisi pour être évêque, ce qui approfondit encore un peu plus en moi et j’espère aussi chez ceux vers qui je suis envoyé, le bonheur de connaître à quel point Dieu nous arrache à la mort et nous donne sa vie.
Quand je réfléchis un peu à ces 27 années qui se sont écoulées depuis le jour où j’ai été fait prêtre avec d’autres dans l’Eglise qui est à Marseille, et puis ensuite envoyé pour être évêque, je pense que cela a été possible par la seule grâce de Dieu qui a toujours été là pour que je ne m’égare pas dans des impasses.
Mais cette grâce de Dieu m’a été donnée à travers les autres. Et là, je pourrais écrire une très longue liste de gens ! Je citerais simplement mon propre père, et encore ma marraine, et puis aussi un prêtre ami qui m’a accompagné pendant mon enfance et mon adolescence, et puis bien sûr mon évêque à Marseille qui a été un relais certain de la grâce de Dieu. Je citerais aussi de nombreux jeunes qui m’ont fait confiance et auprès de qui j’ai toujours voulu écouter l’évangile de l’espérance et de la joie.
Dans le fond, réfléchir à ma vocation d’évêque et de prêtre, c’est reconnaître qu’elle vient entièrement de Dieu, pour que je sois seulement un serviteur de sa joie auprès des autres dans le monde.
Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes (photo © Peter Potrowl)
Dimanche 15 mai, ce sera la Journée mondiale de prière pour les vocations. A cette occasion, François, jeune séminariste du diocèse de Cambrai, nous dit quelques mots sur sa vocation. Il sera ordonné diacre en vue du ministère presbytéral dimanche 26 juin, pour la fête de Saint-Pierre et Paul.
« Être jeune et se préparer à devenir prêtre c’est possible ! ! ! Alors pourquoi pas moi ? »
Voici la réflexion que je me suis faite il y a maintenant presque 10 ans… J’avais 17 ans, je participais à un pèlerinage à Vézelay avec les scouts et j’ai rencontré pour la première fois des séminaristes.
A cette époque, je me posais beaucoup de questions sur mon avenir, je connaissais des jeunes prêtres, mais après avoir rencontré ces séminaristes je me suis dit : « Etre jeune et se préparer à devenir prêtre c’est possible ! Alors pourquoi pas moi ? » Cette nouvelle direction s’ouvrait devant moi dans la recherche de mon avenir. C’était donc désormais dans la prière que je posais ces choix de vie.
Accompagné spirituellement par un prêtre, j’approfondissais ma relation au Seigneur. La phrase du Christ « Je vous appelle mes amis » (Jn15,15) devenait de plus en plus concrète pour moi… et la question « prêtre pourquoi pas moi ? » me donnait de plus en plus de joie (bien entendu avec des hauts et des bas… ;-) )
Aujourd’hui, je me prépare à être ordonné diacre en vue du sacerdoce (le 26 juin) et c’est toujours cette joie qui m’anime : celle de me donner entièrement au Christ pour le service de son Église.
Pour conclure, je vous confie cette citation du Bienheureux Jean Paul II :
« L’histoire de toute vocation sacerdotale comme de toute vocation chrétienne est l’histoire d’un ineffable dialogue entre Dieu et l’homme, entre l’amour de Dieu qui appelle et la liberté de l’homme qui, dans l’amour, répond à Dieu. »
François Triquet, séminariste du diocèse de Cambrai.
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