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La rentrée de Marie, professeur des écoles et catholique

Publié par jeunescathos le 9 septembre 2015 - A la Une, Société

Prof, le plus beau métier du monde ? Une vocation, une mission, un sacerdoce peut-être pour certains… tellement le métier peut devenir exigeant, fatiguant (physiquement et psychologiquement) voire un vrai calvaire selon les écoles. Peu valorisé, il continue néanmoins de faire la joie de nombreux professeurs. Marie, 27 ans, est professeur des écoles à Nantes et s’interroge en cette rentrée sur ce qu’elle peut mettre en place au travail pour vivre au mieux en cohérence avec la foi qui l’anime.

Crédits : Cyril BADET/CIRIC

Crédits : Cyril BADET/CIRIC

C’est parti, c’est la rentrée ! Dans l’école où je travaille, de nombreux visages m’attendent en ces derniers jours d’été.

Visages de collègues, bien rodés ou nouveaux arrivants , un peu inquiets, déboussolés parfois, pleins d’énergie et de bonne volonté toujours. Visages de parents confiants et remplis d’espoir pour leurs enfants, surtout dans cette année charnière du CM2. Enfin, visages d’enfants, heureux de se retrouver et de se lancer dans cette belle aventure qui les mènera en sixième, heureux d’engranger de nouvelles connaissances et de développer leur emprise sur le monde qui les entoure, pour mieux le comprendre et y apposer leur empreinte.

Moi aussi, j’ai hâte d’aller à leur rencontre. Mais avant de m’élancer à mon tour, j’ai envie de prendre un petit temps. Qu’ai-je envie de leur apporter, de leur offrir en cette rentrée, à chacun ? Comme mes collègues, j’ai tenu mes préparations de cours à jour ; comme les parents, j’ai envie que tout se passe bien pour les élèves sur le plan scolaire ; et comme les élèves, je suis impatiente à l’idée de cet échange de savoirs qui leur permettra de se débrouiller dans la vie. Mais si cela satisfait ma conscience professionnelle, j’ai soif d’autre chose. J’ai besoin de partager ce petit plus qui m’anime ; j’ai besoin de leur montrer à quel point l’amour de Dieu dans ma vie me comble de bonheur, et combien il peut les toucher, eux aussi, s’ils lui laissent la porte ouverte !

Crédits : Cyril BADET/CIRIC

Crédits : Cyril BADET/CIRIC

Comment faire ? Je suis dans l’enseignement privé, alors cela passera par l’heure de catéchèse ; mais c’est si peu ! Peut-être pourrai-je faire un peu plus pour chacun… Prendre le temps d’écouter la collègue qui a un souci familial ; accepter que les parents de cet élève turbulent aient sur lui un autre regard que le mien, les écouter pour trouver ensemble des solutions ; ou encore garder un regard bienveillant et patient sur cette élève difficulté, lui faire croire en elle ; en un mot… « aimer » tous ces gens que je côtoie, entrer dans leur univers, les écouter me partager ce qui fait leur quotidien, leurs joies et leurs difficultés. Essayer de rester vraie, en sachant concilier avec les opinions divergentes ; donner de moi-même et témoigner de la joie que cela me procure ; savoir transmettre l’enthousiasme, la passion ; être cohérente et douce, ferme et juste ; parler de ma foi et de l’Eglise au gré des occasions mais sans jamais imposer …

Cela paraît si facile, mais mon Dieu, seule, je n’en suis pas capable et tu le sais bien, toi qui me connais au plus profond de moi. Seigneur, je te donne cette année, ceux que je vais rencontrer et ceux que j’aurai plus de mal à aimer, adultes et enfants. Ma bonne résolution, ce sera tout simplement de te confier mon travail dans la prière chaque matin, dans la joie !

Marie Nerrière

 

Marie, 27 ans

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Commentaires

A toi la parole.

  1. jules says: septembre 12, 2015

    Notre foi grandi quand nous nous approchons de plus en plus à Jésus.

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