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Prenons place au festin !

Publié par jeunescathos le 4 mars 2016 - #Miséricorde, A la Une, Carême et Pâques

Pendant le Carême, retrouve chaque dimanche la méditation de l’Evangile par le père Emmanuel Coquet pour t’accompagner dans ton quotidien !

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Pour le 4ème dimanche sur le fils prodigue, le père Emmanuel Coquet nous invite à entrer dans la joie de la miséricorde et d’y prendre notre place ! Mode d’emploi.
Lire les textes du 4ème dimanche de Carême

 

 

Quand on entend l’évangile du « fils prodigue », le risque est grand de fermer ses oreilles, de se dire « je connais déjà ! » ou de penser que ce texte est usé.

Accueillir la miséricorde du Père

Au milieu de ce Carême, après avoir vécu ces « 24h pour le Seigneur » auxquelles le pape François nous a invité (cf. MV 17), Dieu nous tire par la manche pour nous donner d’accueillir la perpétuelle nouveauté de sa Parole. Si ce texte nourrit nos célébrations pénitentielles depuis l’enfance c’est qu’il est décisif pour découvrir, en Jésus, le Visage de la Miséricorde. Songez à la multitude des représentations, plus ou moins connues, de cet évangile. Oui, aujourd’hui encore cet évangile nous inspire au sens premier du terme.

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La joie de la miséricorde

Ce dimanche se teinte de joie. La parabole de ce jour est la troisième de ce superbe chapitre de l’évangile de Luc où nous avons entendu auparavant la parabole de la brebis égarée et celle de la pièce d’argent perdue. Quelle que soit l’image employée, nous basculons ultimement dans la joie de celui qui a pris plaisir à faire miséricorde. Plus encore, cette joie est partagée, avec les voisins, les serviteurs ! Une joie qui irrigue toute la vie de l’Eglise. (cf. La joie de l’Evangile).

Alors puisons, nous aussi, à cette joie, à cette béatitude qui nous accompagnera jusqu’aux JMJ à Cracovie : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ».

N’ayons pas peur de revenir vers le Père

Reconnaissons-le, nos motifs de retour au Seigneur ne sont pas toujours très nobles, à l’image de ce fils qui, ayant symboliquement tué son père en réclamant sa part d’héritage, entre en lui-même dès lors qu’il éprouve la faim. Peu importe. Le Seigneur fait feu de tout bois dans notre existence. Nos détours, nos égarements n’échappent pas au regard aimant de Dieu mais ils appellent et provoquent sa miséricorde. N’ayons pas peur d’être « intéressés » dans notre relation à Dieu car lui seul, nous le pressentons, a les paroles de la vie éternelle ; il est la Parole qui fait vivre au-delà des chemins de mort que nous empruntons. Dieu saura purifier cet attachement.

Quel émerveillement de découvrir en Dieu un Père attentif, patient vis-à-vis de ses enfants. Un Père qui court, si loin de nos représentations statiques d’un dieu qui se cacherait et attendrait qu’on le débusque. Non, notre Dieu court au-devant de nous pour étouffer sur son cœur les mots par lesquels nous serions tentés de nous justifier.

Etre « miséricordieux comme le père » ?

Nous nous identifions souvent, fort de notre bonne conscience peut-être, à ce fils aîné qui incarne notre manière de percevoir la justice. En effet, nous sommes faits de telle manière que distinguer les choses nous pousse souvent à les opposer : la miséricorde contre la justice. Or ce que nous révèle cette parabole, c’est précisément que nous notre manière d’être juste, c’est d’être « miséricordieux comme le père » !

Prenons place au festin. Dieu nous y invite non en justicier mais en Père nourricier !

PereEmmanuelCoquetPaysage (grand format) (3)

 

P. Emmanuel Coquet, secrétaire général adjoint à la Conférence des évêques de France

 

 

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Prends ta part de joie !

Aujourd’hui, je te propose une pause afin que, à l’image du fils cadet de la parabole, tu puisses entrer en toi-même et y trouver cette présence qui t’habite et te précède sur tes chemins de vie.

  • Fais tienne la prière du père Leclercq ci-dessous « Je viendrai vers toi » et laisse-toi enfanter à la vie nouvelle que Dieu t’offre en sa miséricorde… et sois dans la joie !
  • Contemple une œuvre d’art illustrant cette parabole et accepte ce regard de pure miséricorde que Dieu pose sur toi, sur tes proches, sur le monde.
    Rends grâce à Dieu pour tout ce que le Seigneur accomplit dans ta vie et qui déborde tes mérites… et sois dans la joie !
  • Médite ce passage du prophète Michée : « Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds, nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! » (Michée 7, 18-1)… et sois dans la joie !
  • Après un mois, je fais le point sur le cap que je m’étais donné au début du Carême. J’ai perdu le cap ? Je le reprends ! Il n’est pas trop tard !… et sois dans la joie !

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Je viendrai vers toi

Je crois, oui je crois qu’un jour, Ton jour, ô mon Dieu,
je m’avancerai vers Toi avec mes pas titubants,
avec toutes mes larmes dans mes mains,
et ce cœur merveilleux que tu nous as donné,
ce cœur trop grand pour nous
puisqu’il est fait pour Toi…

Un jour je viendrai, et tu liras sur mon visage
toute la détresse, tous les combats,
tous les échecs des chemins de la liberté.
Et tu verras tout mon péché.

Mais je sais, ô mon Dieu,
que ce n’est pas grave le péché,
quand on est devant Toi.
Car c’est devant les hommes que l’on est humilié.
Mais devant Toi, c’est merveilleux d’être si pauvre,
puisqu’on est tant aimé !

Un jour, ton Jour, ô mon Dieu je viendrai vers toi.
Et dans la véritable explosion de ma résurrection,
je saurai enfin que la tendresse, c’est Toi,
Que ma liberté c’est encore Toi.
Je viendrai vers Toi, ô mon Dieu, et Tu me donneras Ton visage.
Je viendrai vers Toi avec mon rêve le plus fou :
T’apporter le monde dans mes bras.
Je viendrai vers Toi, et je te crierai à pleine voix
toute la vérité de la vie sur la terre.
Je te crierai mon cri qui vient du fond des âges :
« Père ! J’ai tenté d’être un Homme,
et je suis ton enfant… »

Jacques Leclercq, Le jour de l’Homme.

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Commentaires

A toi la parole.

  1. thadarth says: mars 4, 2016

    J’ai imprimé les paroles de réconfort du P..Coquet et
    la prière du P. Leclercq pour pouvoir les relire de temps en temps.
    Que le Seigneur les accompagne dans leur ministère.
    Prions pour eux et avec eux.

    Merci ,mon Jésus de ton amour
    Aide moi à rester dans la joie et à la répandre autour de moi

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