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A quelques jours du 1er tour, retrouvons le sens du politique !

Publié par jeunescathos le 19 avril 2017 - A la Une, Elections, Engagements, Société, Vie des mouvements et groupes de jeunes

Yanaëlle a 22 ans, elle est étudiante en communication. A l’approche du 1er tour des élections présidentielles, elle a lu le texte publié par les évêques de France « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » qui nous rappelle que l’Espérance chrétienne est à la fois individuelle et collective.

Se recentrer sur l’essentiel

La surinformation, l’omniprésence des discours politiques, surtout en cette période de campagne électorale laisse souvent un sentiment désagréable que la politique n’est que querelles et combats d’ego ou d’idées trop complexes pour arriver à faire le tri. Dans ce contexte, les évêques viennent épurer ce « trop plein » pour prendre de la hauteur et demander : au fond, qu’est-ce qui compte vraiment ? Quels sont les choses sur lesquelles je ne veux pas rogner ?

Se recentrer sur l’essentiel participe à retrouver un sens à la politique. En effet, le texte analyse très bien que « la richesse économique, la société de consommation, ont facilité cette mise à distance de la question du sens ». Et comme nous avons perdu le sens, lorsque l’espace médiatique laisse la place à un florilège d’idées et de visions pour le pays, nous pouvons nous sentir submergés en ne sachant plus quoi mettre en priorité.

dans un monde qui change

L’homme a besoin de sens, et notre génération tout particulièrement – en démontrent les nombreuses études montrant des jeunes pros préférant un travail qu’ils aiment et dont ils voient le sens, que gagner de l’argent. Alors j’ai beaucoup apprécié ce recentrage sur l’essentiel que font nos évêques en rappelant l’importance du sens de toutes choses. Sens de la société, des différents projets politiques qu’ils concernent l’éducation, la sécurité, l’entreprise… Oui, plein d’idées s’entrechoquent en politique, mais quelle est la vision globale que promeut la personne politique? Et est-ce que en tant que chrétienne et citoyenne j’y adhère ?

Retrouver l’espérance

Un autre point qui m’a frappée est l’espérance flagrante malgré le constat plutôt alertant qui est décrit. Un état des lieux est fait de notre société dénonçant les paradoxes, les désirs contradictoires, les décadences… Pourtant, au-delà de tout ça, les évêques ont un regard d’espérance devant la créativité des français, leur inventivité dans le secteur entrepreneurial ou solidaire par exemple.

C’est vrai que par notre foi, nous avons de grandes raisons d’espérer. Et il parait que c’est assez français d’être optimiste pour soi mais pessimiste pour le monde. Ce texte est un véritable électrochoc pour nous rappeler que « l’espérance chrétienne n’est donc pas seulement individuelle, elle est aussi collective ».

Maintenir le dialogue

Ce texte donne des points d’attention et avance quelques idées pour aider au discernement. Mais il est surtout un appel à ouvrir le dialogue. Les évêques évoquent eux-mêmes l’importance d’un véritable débat dans la recherche du bien commun.

« La parole échangée, les espaces de dialogue à privilégier, s’ils sont plus que jamais nécessaires et urgents, supposent infiniment de doigté, de souplesse, d’adaptabilité alors même que la tentation est celle du passage en force et du repli sur ses positions. »

Mais en plus de l’avoir écrit, ils ont eux-mêmes permis la mise en place de ce débat. Ce texte a en effet été l’occasion de rencontres dans nos paroisses, dans nos aumôneries, dans nos associations. Un magnifique exemple de lieu de dialogue est le Forum d’épluchage des programmes de l’association « La Politique, une Bonne Nouvelle » où les ateliers de réflexion proposés étaient basés sur les thèmes abordés par les évêques. Ce texte a été l’occasion de faire l’expérience d’unité au-delà des divergences. Pas pour avoir un discours unique, mais pour rassembler nos positions différentes et construire quelque chose avec chacun. Ce message est venu ancrer l’idée que oui, en tant que chrétienne, je dois prendre ma place et affirmer mes convictions, mais en maintenant toujours le dialogue ouvert, surtout avec mes frères en Christ qui pensent différemment et qui viennent nourrir ma réflexion.

Appel à la responsabilisation de chacun

Dans cette quête de sens, notre rapport au temps est remis en jeu. « Rome ne s’est pas faite en un jour », comme tout projet de société. Cela exerce à la fois notre patience tout en étant un appel à la responsabilisation et l’action de chacun. Le rappel qu’il n’y a pas d’homme providentiel en politique accentue un peu plus ce besoin pour chacun de s’engager d’une manière ou d’une autre. Et comme retrouver le sens, c’est retrouver la joie du service de l’autre, de la société, de son pays, ce texte donne l’élan nécessaire pour agir à son échelle, en fonction de ses talents. Si ça n’est pas pour un parti, cela peut être pour la sphère publique ou le monde associatif comme le démontre le texte en citant le Secours Catholique qui finalement, par son engagement auprès des pauvres, est politique.

 

1690017_1383573801905894_389800287_n Yanaëlle, 22 ans,
Etudiante en communication

 

 

 

 

>>Retrouvez d’autres articles en lien avec la politique dans notre Dossier Elections 2017
>>Téléchargez le texte des évêques dans son intégralité

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Commentaires

A toi la parole.

  1. Charles et Geneviève says: avril 20, 2017

    bonjour à tous,
    En introduction de ce bref message, nous remercions tout particulièrement Yanaëlle pour la qualité de cet article et le rappel de l’intérêt des élections. Je profite de ce moment privilégier pour féliciter les nombreux bénévoles réunis autours du blog qui prêchent la bonne parole dans le monde et s’investissent pour aider les autres du mieux qu’ils peuvent. @ bientot.

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