Articles à propos de engagement
Pour briser l’isolement et offrir un lieu d’information aux saisonniers, depuis plus de 50 ans la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) met en place des accueils saisonniers dans les villes touristiques en juillet et en août afin de répondre à un besoin d’accueil et d’information des jeunes travailleurs estivaux. A l’occasion du 1er mai, deux participants témoignent !
Ces accueils proposent aux saisonniers un lieu convivial pour partager leurs expériences et les difficultés rencontrées ainsi que les informer sur leurs droits. La JOC cherche à aider ces jeunes pour qu’ils s’impliquent personnellement dans leurs démarches et puissent défendre eux-mêmes leurs droits auprès des employeurs, de l’inspection du travail ou des syndicats. Cet été, ce sont 7 accueils saisonniers qui ouvriront leurs portes : Côtes Normande, Saint-Malo, la Baule, les Sables d’Olonne, l’île de Ré, Lourdes et le Grau du Roi.
« Nous mettre au service des saisonniers »Yoann a 20 ans. Il est membre du collectif du Grau du Roi. Il est actuellement en formation pour obtenir un diplôme d’état de moniteur éducatif. Il répond à quelques questions.
Qu’est-ce qui vous a poussés à rouvrir les portes de l’accueil saisonnier du Grau du Roi ?
Les conditions de travail et de vie des saisonniers révélés par la dernière enquête JOC en juillet 2011 nous ont poussés à aller à la rencontre des saisonniers et à nous mettre à leur service. Pendant l’été 2011 nous avons fait un repérage qui nous a permis une première approche. Pour cet été, l’accueil ouvrira pendant 3 semaines !
A travers ce projet, que découvres-tu ?
Mettre en place ce projet me permet d’apprendre à agir collectivement. Dans le collectif nous sommes 3, avec un accompagnateur. Nous avons du chercher le lieu d’hébergement, faire des démarches auprès de partenaires tels que les syndicats et le réseau information jeunesse qui vont relayer notre action. Et puis nous apprenons à faire et gérer un budget, ce qui n’est pas toujours évident.
« Notre foi nous pousse à agir pour les plus petits »Anaêl, lui, a 29 ans. Il n’en est pas à son premier été. Actuellement en recherche d’emploi depuis 1 mois, il est membre du collectif de l’île de Ré. L’été dernier déjà, il a participé pendant une semaine à l’accueil.
Comment ça se passe une semaine en accueil saisonnier ?
Pendant une semaine, on se retrouve entre 4 et 8 jeunes. Le premier jour nous faisons le planning de la semaine, la répartition des tâches (le responsable de semaine qui est garant du bon fonctionnement de la permanence, le trésorier de semaine qui tient les comptes…).
Ensuite la semaine se sépare en plusieurs moments : en même temps que l’on tient la permanence, certain font ce qu’on appel de l’aller-vers. Avec les T-shirt de l’accueil saisonnier et les 15 conseils pour bosser cet été (petit guide du droit du travail publié par la JOC), deux par deux nous allons à la rencontre des saisonniers sur leurs lieux de travails, d’hébergement. On échange avec eux sur ce qu’ils vivent au travail, sur leur condition de vie. Certain n’ont pas de contrat de travail, d’autres font des aller retour en voiture entre le lieu d’habitation des parents et le travail faute d’avoir trouvé un hébergement pas cher à proximité : leur paie passe presque complètement dans le carburant. Certain se sente isolés car ils viennent travailler là mais ne connaissent personne à proximité. Ce sont des personnes qui font cela pour vivre le reste de l’année, qui sont parfois en galère le reste de l’année, qui n’ont pas toujours de travail en dehors de la saison.
A la fin de chaque journée, on fait un bilan en groupe qui nous permet de se dire comment on a vécu la journée, ce qui a été difficile, quel saisonnier nous a marqué ou a besoin de soutien… Puis on établit le programme de la journée. Après on fait ensemble un temps d’arrêt qui nous permet de donner du sens à notre action. Le jeudi soir c’est toujours la soirée saisonniers : une soirée crêpe pour eux ! Cette soirée leur permet de décompresser suite au travail, de partager avec d’autres saisonniers sur ce qu’ils vivent au travail : bref une soirée pour se détendre et rencontrer du monde !
Le samedi matin on fait la révision de vie ! A travers elle, on relit ensemble notre semaine, ce que ça nous a apporté, ce qu’on veut transmettre aux autres. A travers l’évangile, nous regardons notre action. C’est bien notre foi qui nous pousse à agir pour les plus petits de l’été que sont les saisonniers.
Pour cet été, quoi de nouveau ?
Cet été, nous allons réaliser une enquête spécifique à l’île de Ré pour approfondir la question du logement. Nous avons remarqué l’été dernier que ce n’était pas simple pour se loger et nous voulons pouvoir agir avec eux sur cette problématique.
Liens utiles
Information des saisonniers sur le droit du travail, sur le site de la JOC Le site de la JOC La JOC sur Facebook
Prendre la route pendant un mois avec un groupe de 14 étudiants français d’Île-de-France pour faire une expérience formatrice au cœur de l’Inde du Sud et pour vivre un projet qui a été tout sauf de l’humanitaire, voici ce qu’ont été mes vacances d’été loin du « soleil » parisien.
« On ne fait pas d’humanitaire, on se rend disponible »
Le 4 juillet 2011, j’ai pris la route avec 14 étudiants d’Ile de France, que je ne connaissais que depuis quelques mois, pour aller au cœur du Karnataka, état de l’Inde du Sud situé sur la côte ouest. L’aventure telle qu’elle m’avait été présentée par les anciens d’Inde Espoir et par le Père Christian Mellon, accompagnateur du groupe, semblait valoir le coup de sacrifier tout un mois de vacances : il s’agissait d’aller à la rencontre d’un pays, de sa population, d’une culture différente de celle que je côtoie tous les jours, changer mon regard sur ce qui se passe à l’étranger. C’est avec ces quelques indications que je décidais de m’engager pour ce projet. Mais attention, il ne s’agissait pas de prendre l’avion pour aller aider les « pauvres petits Indiens ». Dès les premières réunions de préparation, le ton a été donné par notre accompagnateur : on ne fait pas d’humanitaire mais on se rend disponible pour une action de solidarité internationale.
Ces quelques mots résumaient à eux seuls l’esprit dans lequel devaient se mettre les volontaires, un esprit de disponibilité et de rencontre. Rien ne les obligeait à mettre leur temps au service des autres, il s’agissait donc d’être responsable et de tenir ces engagements jusqu’au bout.
« Une expérience de partage inoubliable »
Quelques vaccins préventifs et neuf heures d’avion plus tard, notre groupe arrivait dans le village de Naganahalli, petit bourg proche de la ville de Mysore. Accueillis par les Ursulines-Franciscaines et quelques enfants du village nous commencions alors ce qui a été pour moi une expérience de partage inoubliable.
Notre mission était simple : aider les ouvriers indiens à bâtir une partie du dispensaire du village, qui, trop vétuste, avait été détruite. Aucun de nous n’avait de compétences en maçonnerie ou en bâtiment, nous étions les petites mains et bras du chantier.
Faire du ciment, porter les pierres pour la fosse septique, acheminer les briques jusqu’aux ouvriers, voici les quelques tâches qui nous avaient été assignées. Nous avions les mêmes horaires que les ouvriers mais pas forcément la même efficacité ! Même si notre enthousiasme nous portait, la fatigue avait parfois raison de nous.
« Comme un cadeau que l’on m’offrait »
C’est alors au sein du village de 350 familles que je trouvais le doux réconfort dont j’avais tant besoin lors de mes temps de pause. Se voir accueillie si chaleureusement par la population et partager un « tchaï » (thé indien) avec eux, pouvoir rire et jouer avec les enfants du village : c’était à travers ces petites choses du quotidien que je commençais à comprendre pourquoi j’avais tant voulu faire ce voyage.
Au bout de quelques jours seulement, j’avais réussi à nouer de véritables liens avec les enfants malgré la barrière de la langue mais aussi avec nos chaleureuses hôtesses. En effet, les douze sœurs qui vivent en communauté dans ce village étaient comme des mères pour nous. Voir leur joie de vivre au quotidien et la passion avec laquelle elles tenaient leurs engagements m’a fait réfléchir au sens que prenait le mien dans une si courte durée. J’ai fait ce voyage mue par ma curiosité, je ne m’attendais à rien en particulier en allant si loin de chez moi dans un pays où la culture est si différente de la mienne. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas été déçue. Ainsi chaque seconde passée auprès des habitants, des sœurs et des enfants semblait être comme un cadeau que l’on m’offrait, une occasion rare de pouvoir s’émerveiller sur les petits miracles de la vie aux côté de personnes que je n’aurais jamais connues autrement.
Florabella Dibangou, étudiante en master 1 à l’Institut d’Urbanisme de Paris à l’UPEC, ancienne membre de l’équipe de coordination de l’aumônerie l’Escale Etudiant.
Liens utiles :
Le site de l’association Inde-Espoir
De retour des JMJ, Chrétiens en Grande Ecole fait sa rentrée ! Le nouveau Bureau National démarre sa mission accompagné des différents délégués de villes qui animent le réseau des communautés chrétiennes des Grandes Ecoles françaises. L’exclusivité du programme de cette année : l’organisation avec la pastorale étudiante d’Ecclesia Campus, rassemblement national étudiant. Le 4/5 février prochain 2000 étudiants et aumôniers sont attendus à Rennes pour un temps de rencontre, de partage et de prière !!
Chrétiens en Grande Ecole est l’association loi 1901 qui anime le réseau des communautés chrétiennes des Grandes Ecoles françaises. Elle regroupe 3 000 étudiants des écoles de commerce et d’ingénieur en majorité, mais aussi des écoles de journalisme, ENS, Sciences Politiques etc.
Sur la photo, le Bureau National 2011/2012 (de gauche à droite): Amaury RONY (vice-président), Damien AUGAGNEUR (trésorier), Claire MORTUREUX (responsable communication), Bérengère RUDELLE (secrétaire), Frère Benoit-Marie FLORANT (aumônier national), Camille STEIBLEN (présidente).
« CGE dans ma ville » (sur le site de Chrétiens en Grande Ecole)
Liens utiles
Le site de Chrétiens en Grande Ecole
La doctrine sociale de l’Eglise… c’est un mot que nous entendons régulièrement, mais il est bien souvent difficile d’expliquer ce qu’il recouvre. Une centaines d’étudiants et jeunes professionnels se sont réunis pendant le week-end de l’Ascension à Saint-Jacut-de-la-mer pour chercher des éclaircissements sur ce thème.
Le jeudi de l’Ascension, la traversée de la baie du Mont-Saint-Michel fut d’abord l’occasion de commencer à connaître le groupe avec lequel nous allions passer ces quelques jours. Sous un soleil éblouissant, nous rejoignons le Mont et montons en procession vers l’abbaye, où nous célébrons la messe de l’Ascension. Le soir, nous rejoignons l’abbaye de Saint-Jacut.
Pour commencer notre réflexion, le père Pierre de Charentenay, jésuite et rédacteur en chef de la revue Etudes, nous fait parcourir la doctrine sociale de l’Eglise à travers les textes fondamentaux : encycliques, catéchisme, discours papaux, documents de la conférence des évèques de France… Nous en avons ensuite développé les principes essentiels et les implications.
La doctrine sociale de l’Eglise
Essayons de résumer ce qui a été abordé. La doctrine sociale de l’Eglise, c’est quoi finalement ? C’est un petit guide pratique pour le chrétien, afin de savoir pourquoi et comment il peut participer à la vie politique et sociale. Les thèmes sont divers et profondément d’actualité, comme la liberté religieuse, le développement authentique de la personne humaine, la dignité au travail, le sens de la propriété, l’option préférentielle pour les pauvres, le développement durable, le capitalisme, la gratuité, …
Par exemple, lorsqu’on s’intéresse à la solidarité, la doctrine sociale nous apprend qu’agir uniquement par compassion pour une personne ne peut être suffisant. Il est nécessaire de mener une action à plus long terme et pour cela, de passer par des structures et par les institutions. La somme des initiatives personnelles ne peut en effet suffire à améliorer réellement les choses, à agir pour le bien commun.
Voir nos engagements en grand
Plus que de trouver des réponses, nous avons appris à regarder ces problèmes avec un regard chrétien, à conjuguer l’amour et l’attention aux autres avec la recherche d’efficacité dans le service rendu. Nous avons été incités à voir nos engagements en grand ; à voir comment chacun de nos engagements peut nous conduire non pas au service de quelques-uns, mais au service du plus grand nombre, par notre travail, notre engagement associatif, notre engagement politique.
Ce temps de réflexion a permis de mieux comprendre l’importance qu’a le discours social de l’Eglise et d’en comprendre les fondements. D’une façon plus personnelle, les temps d’enseignements, mais plus encore les temps de partage en groupe m’ont fait me poser la question : « Et après ? ». Comme beaucoup de ceux qui étaient présents, chefs scouts ou engagés dans telle ou telle association caritative, cette nécessité de passer par ces structures paraît être à la fois une évidence de bon sens, mais aussi un appel à s’investir plus, et à agir plus largement.
Ces quatre jours ont été l’occasion de réfléchir en groupes aux échos que ces enseignements pouvaient trouver dans notre vie et dans nos engagements, de prier ensemble, de danser, ou encore de partager de beaux moments de détente !
Gaëtan Lefebvre, 22 ans, étudiants en deuxième année d’école d’ingénieur à Supélec.
Pour aller plus loin :
Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, sur le site du Vatican
Découvrir d’autres milieux, aller à la rencontre de son frère, l’aider… en d’autres termes vivre la solidarité et être utile, n’est-ce pas une aspiration que nous sommes beaucoup à avoir ?
Oui mais… Quoi faire ? Comment faire ?
Souvent nous sommes confrontés à certains principes de réalité : Quoi faire ? Comment faire ? Et puis cela peut être intimidant d’aller frapper à la porte d’une association : Ne suis-je pas trop jeune ? Est-ce que je saurais faire ? Serai-je utile ? Est-ce que cela ne va pas gêner mes études, voire ma carrière ? N’est-ce pas frustrant de ne donner qu’une poignée d’heures toutes les semaines alors que je voudrais donner plus ?
Toutes ces questions sont très légitimes, mais ne doivent pas freiner une volonté d’engagement ! Surtout si vous êtes jeune !
Et le Service civique peut être une solution pour répondre pleinement à ce désir d’engagement solidaire ! Le dispositif est encore récent et peut-être n’en avez-vous pas encore entendu parler. Il est donc grand temps de remédier à cette lacune !
Le Service civique rend possible pour tout jeune âgé de 16 ans à 25 ans (mais on peut être plus âgé) de réaliser, en France ou à l’étranger pendant une durée allant de 6 mois à un an, une ou plusieurs missions auprès d’une association. Le jeune est accompagné dans la réalisation de sa tâche et il n’y a pas de condition de formation ou de confession.
Le premier critère de sélection est la volonté et l’enthousiasme. Nul besoin de compétences particulières ou d’avoir suivi telle ou telle filière, le Service civique est ouvert à tous !
Pour l’accompagnement, un tuteur suit tout particulièrement le volontaire et l’aide à acquérir les compétences dont il aurait besoin pour sa mission.
Mais un Service civique c’est aussi :
- un temps pour se former : outre les formations nécessaires à la réalisation de sa mission, s’y ajoutent une formation civique de deux jours et une journée de formation aux premiers secours ;
- un temps pour soi : il permet de se poser des questions sur son orientation, son projet personnel et professionnel. L’association d’accueil s’engage à être aux côtés du jeune afin de l’aider dans cette réflexion, là aussi avec un tuteur, qui peut être le même que le premier.
Enfin, afin de diminuer encore plus les freins à l’engagement, l’État prend en charge la protection sociale du volontaire et verse une indemnité, qui est complétée par un apport de l’association. La somme versée avoisine les 500 Euros et il est possible de cumuler un Service civique avec un emploi ou des études.
L’Église a toujours appelé les jeunes à s’engager et soutient ce dispositif qui permet de concrétiser un désir d’engagement.
Ce soutien est d’autant plus fort que l’Église dispose d’un très vaste réseau d’associations qui, de la plus petite association paroissiale à la plus grande ONG internationale, couvre bien des domaines. Et toutes ces associations sont un vivier de missions enrichissantes et engageantes. Participer aux activités des personnes avec un handicap mental, développer une dynamique de mobilisation solidaire et d’éveil à la solidarité, concevoir et animer des outils d’éducation en lien avec la découverte de la nature et de la protection de l’environnement à destination d’un public jeune, animer des formations en Indonésie sont quelques exemples de missions qui ont été confiées à des volontaires dans des associations catholiques. Il y en a bien d’autres !
Et si vous avez des projets, n’hésitez pas non plus à aller frapper à la porte d’une association pour les lui soumettre ! Il faut juste qu’ils n’aient pas un caractère confessionnel (par exemple, organiser un pélé…).
S’engager, ça change la vie !
De plus, l’Église ayant une longue tradition de l’accompagnement, elle s’inscrit dans cette dynamique de présence aux côtés des jeunes pour les aider à grandir. Accueillir un jeune dans toute sa globalité ne lui fait pas peur, bien au contraire !
Afin d’affirmer leur engagement en faveur de la jeunesse et leur soutien au Service civique et de garantir la qualité des missions confiées aux jeunes, 14 associations catholiques (1) ont signé mercredi 15 juin la Charte de la Plate-forme Ecclésiale pour le Service Civique. D’autres associations sont attendues et toutes auront à cœur de placer le jeune au centre de leur démarche et de lui proposer de belles missions utiles avec un accent particulier mis sur l’accompagnement du volontaire.
Si vous connaissez une association qui pourrait rejoindre la Plate-forme, dites à ses responsables de me contacter via la page contact (juste à droite, dans la petite colonne) !
Si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça !
Que vous ayez arrêté vos études à 16 ans ou que vous soyez sorti(e) major d’une grande école, que vous soyez déjà bénévoles ou que vous ne vous soyez jamais engagé(e), que vous soyez catho pratiquant(e) ou sans lien particulier avec l’Église, que vous soyez petit(e) ou grand(e)… Allez déposer votre CV sur le site de l’Agence du Service civique et engagez-vous, cela changera votre vie !
Adrien Honda-Bornhauser, chargé de mission Solidarité / Service civique au SNEJV
(1) : L’Arche , l’Association La Salle, le CCFD-Terre solidaire , le Conseil National de l’Enseignement Agricole Privé, la Délégation Catholique pour la Coopération, l’Église à Paris , l’Enseignement Catholique la Fédération Nationale des Organismes de Gestion des établissements de l’Enseignement Catholique, Fondacio, la Fédération Sportive Culturelle de France, le MEJ, les Scouts et Guides de France, le Secours catholique et la Société Saint-Vincent-de-Paul
A l’occasion des 25 ans de l’association Chrétiens en Grande Ecole, fêtés ce week-end, Elsa Magnier, secrétaire du Bureau National en 2009-2010, nous explique ce que cette expérience lui a apporté.
Rencontre Nationale de CGE à Cergy
CGE, mais qu’est-ce donc ? Il s’agit d’une association, Chrétiens en Grande Ecole, qui rassemble les aumôneries d’étudiants dans les écoles de commerce et d’ingénieurs. C’est donc un réseau de 3000 étudiants à fédérer, et une mythique Rencontre Nationale à organiser chaque année, dans l’une des communautés chrétiennes du réseau. Pour coordonner tout ce petit monde, un Bureau National est appelé chaque année. Il est composé d’un aumônier et de 4 ou 5 étudiants. Il y a également un délégué dans les villes qui regroupent plusieurs communautés chrétiennes. Ces dernières, souvent présentes au sein même des écoles, sont elles-mêmes encadrées par des bureaux d’étudiants et d’aumôniers.
Mais pourquoi est-ce que je vous parle de cette association ? J’ai eu l’occasion d’être responsable du logement de 600 étudiants, dans 200 familles, lors de la Rencontre Nationale de Cergy en 2009, sur le thème « Le christianisme, produit culturel ou créateur de cultures ? ». Puis, j’ai été secrétaire du Bureau National en 2009-2010.
Une aventure à la fois humaine et professionnalisante
Quelle expérience que d’avoir la responsabilité du logement de tant de personnes ! Mais quelle joie aussi de découvrir la force d’une équipe bien rôdée et bien menée. Préparer les supports de communication, recevoir les appels des familles qui se proposent d’accueillir quelques étudiants, puis organiser sur place la répartition des étudiants dans les familles. C’était parti pour une aventure à la fois humaine et professionnalisante.
Humaine car ce fut une belle occasion de découvrir la joie du service malgré le prix de la fatigue et d’un investissement considérable. Professionnalisante car participer à l’organisation d’un événement, où 1000 étudiants sont entièrement pris en charge le temps d’un week-end, nécessite une parfaite coordination et une préparation minutieuse autant en amont que le jour J.
La mission au sein du Bureau National fût aussi mémorable. La préparation de la Rencontre Nationale de Toulouse en 2010 ne consistait plus en la logistique mais en la recherche d’intervenants et d’activités, de témoignages, sur le thème « Le Corps est le Temple de l’Esprit, 1 Co 6, 19». Encore des heures de réunion, de discussion ou de négociation, de longs voyages en train, en voiture, en camionnette, des centaines de coups de fil, des milliers de mails, … et des millions de fous rires !
Des moments de rencontre, de partage, de célébration et de fête
Et la mission ne s’arrêtait pas après ce week-end de Rencontre Nationale. En effet, le séisme du 12 janvier 2010 en Haïti avait été meurtrier et CGE souhaitait en profiter pour marquer son soutien aux étudiants de Port-au-Prince. Je suis donc partie pour dix jours de mission en Haïti, afin d’initier des projets entre des étudiants français et haïtiens. Les étudiants rencontrés ne manquaient pas d’idée pour aider leur pays chéri : projets de construction de maisons antisismiques, d’accompagnement psychologique, de mise en ligne de cours universitaires. Pendant ces dix jours, les rencontres furent nombreuses : avec des étudiants, des sinistrés, des dirigeants d’établissements du supérieur… J’ai ainsi pu être l’invitée de l’émission de la Pastorale Universitaire sur Radio Soleil, dont le studio d’enregistrement avait été installé dans une vieille voiture à la suite du séisme qui avait écrasé le local (cf. photo).
Bref, CGE m’a permis de m’investir pendant ma vie étudiante dans un mouvement d’Eglise. Quelle chance que de pouvoir chercher avec d’autres en quoi la Bible nous parle aujourd’hui. Quelle joie que de pouvoir permettre à d’autres étudiants de vivre des moments de rencontre, de partage, de réflexion, de prière, de célébration et de fête. Quelle expérience aussi que d’être impliquée dans une association d’une telle ampleur avec des événements rassemblant des centaines de participants. Une expérience de vie marquante et enrichissante !
Elsa Magnier, 23 ans, Consultante en Financement de l’Innovation après une école d’ingénieurs en électronique, l’ENSEA (Cergy).
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