Articles à propos de vocation
Dimanche 29 avril 2012, c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. Cette année, elle s’inscrit dans le cadre de l’année « Promouvoir la vie consacrée » qui va du 2 février 2012 au 2 février 2013. A cette occasion, prions avec tous les consacrés !
Dieu notre Père, Seigneur du ciel et de la terre, entends la prière confiante de ton peuple.
L’Eglise de ton Fils Jésus-Christ a toujours besoin du témoignage et du service de femmes et d’hommes qui te soient entièrement consacrés
Aujourd’hui comme hier, tu appelles des disciples à suivre ton Fils.
Mets dans leurs coeurs assez de foi et de charité pour répondre à ton amour.
Que l’Esprit Saint les aide à te consacrer leur vie, pour ta plus grande gloire, au service de leurs frères et soeurs en humanité.
Amen.
Claire, 32 ans, est religieuse Xavière depuis 5 ans, et vit en communauté à Montréal. Pour Jeunes Cathos Blog, elle écrit le « Journal d’une jeune religieuse ».
Après deux ans de vie apostolique en entreprise à Paris, la mission qui m’est confiée cette année est de chercher du travail, à Montréal. Chercher du travail, ça peut donc être missionnaire ?
Retournons d’abord un peu en arrière…
Être missionnaire, d’où venait ce désir ?En rentrant d’Inde, où j’avais passé 3 mois pendant mes études, je me suis sentie appelée à ne pas garder pour moi la joie de nous savoir tellement aimés de Dieu, et à partager cela dans l’ordinaire : « missionnaire sans bateau », disait Madeleine Delbrêl, auprès des personnes « ordinaires ». Peu après, j’ai commencé à travailler en entreprise, dans l’idée de partager la condition d’une grande partie de nos contemporains, et d’utiliser les compétences développées au cours d’études où le Seigneur avait été si présent. Au travail, j’ai côtoyé de nombreuses personnes qui vivaient leur vie sans Dieu, et j’ai aimé travailler avec elles, chercher le sens de notre travail avec elles, me laisser révéler un visage de Dieu que je ne connaissais pas encore à travers elles… La mission, c’était alors cheminer avec les autres.
La mission comme religieuse en entreprise ? Pour quoi faire ?Lors de mes premiers vœux, en août 2009, ma supérieure générale m’a envoyée en mission. Cette mission principale, nous l’avions discernée ensemble auparavant, dans le dialogue. C’était de retourner travailler en entreprise, là où je travaillais avant. A nouveau, j’ai expérimenté combien la rencontre de l’autre par le travail – qu’il soit chrétien engagé ou éloigné de l’Église, musulman, sans aucun intérêt apparent pour les affaires spirituelles – me révélait comment Dieu espère chacun, comment il agit avec chacun : contemplation, émerveillement. Mais je me rendais compte que j’étais invitée davantage au silence : paradoxal quand on pense à la mission, n’est-ce pas ?!
En effet, être religieuse m’identifie plus rapidement à l’Église Institution, et cela déclenche chez certains des réactions épidermiques qui empêchent d’aller plus loin. Ils croient déjà savoir qui je suis. Et même, cela nous empêche de travailler ensemble, car ma parole n’est pas accueillie comme celle d’une professionnelle. Or si je suis là, c’est bien pour qu’on travaille ensemble ! Et dans ce compagnonnage du travail quotidien, des projets, des cafés aussi, une relation d’humain à humain se tisse. Et j’ai pu écouter. Tellement de gens en avaient besoin. La mission comme écoute véritable de l’autre, voilà ce que j’ai découvert pendant ces deux dernières années…
« Tu cherches du travail ? Mais alors, tu n’es pas missionnaire?! »Mais voilà maintenant 6 mois que je ne côtoie plus de collègues au quotidien, et que je n’ai eu en moyenne qu’une rencontre par semaine de quelqu’un d’extérieur à la communauté et aux lieux d’Église fréquentés. Autant dire que cela m’a bien questionnée ! Car la mission était pour moi rencontre et relation, même si elle n’était pas nécessairement annonce explicite du Christ. Je n’avais pas rêvé : ma supérieure m’avait bien donné mission de chercher du travail… Comment vivre cette recherche donc comme une mission ?
D’abord, en reconnaissant combien cela me met en communion avec ceux et celles qui cherchent du travail, en expérimentant la vulnérabilité, les hauts et les bas dans la confiance, parfois aussi un sentiment de culpabilité quand on n’arrive pas à faire ce qu’il faudrait faire parce qu’on est bloqué intérieurement : je le savais en ayant un peu accompagné des personnes en recherche d’emploi, c’est autre chose d’en faire soi-même l’expérience (en petit, car je ne vis pas d’insécurité financière grâce à notre mise en commun). Je vis cette communion tout spécialement dans la prière d’intercession lors des offices en communauté.
Mais aussi en reconnaissant ma dépendance. Chemin d’humilité, alors que notre monde valorise tant l’autonomie ! Mais ici particulièrement, chercher du travail passe par le réseau : un ami vous recommande à une personne qu’il connaît, qui vous fait rencontrer une autre personne, etc. Il faut donc oser solliciter les connaissances, relancer, redemander de l’aide… Dans cette attitude, et à travers ces rencontres, j’apprends petit à petit à y reconnaître la mission au nom du Christ, et cette très belle phrase de Christian de Chergé, moine cistercien à Tibbirhine, m’accompagne :
Et vous ? Quelles sont vos expériences étonnantes de la mission comme baptisés, quel que soit votre état de vie ?
Claire, 32 ans, religieuse xavière
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Le journal d’une jeune religieuse
J’ai été ordonné diacre en vue du sacerdoce il y a 7 mois, et depuis 7 mois je découvre toujours un peu plus ce que signifie ministre de l’Eglise, serviteur de l’Eglise et du Christ.
Il y a bientôt deux ans, le service national des vocations éditait une brochure intitulée « un métier de ministre ? » et destinée aux 20-30 ans pour présenter la formation et l’engagement d’un futur prêtre… Lorsque mon évêque m’a ordonné, je suis devenu ministre, c’est-à-dire serviteur du Christ et de l’Eglise. Alors pour continuer dans la thématique de cette brochure « un métier de ministre ? » je souhaite vous partager dans ce billet à quoi ressemble ce ministère que j’ai reçu en partant des rubriques de cette brochure.
Une formation de ministre :
Je commence par la formation car même si j’ai été ordonné diacre, je suis toujours séminariste et je dois finir cette dernière année de formation. Au séminaire de Lille (où j’ai vécu l’ensemble de ma formation), la formation pour les diacres se vit en alternance une semaine sur deux entre le séminaire et la paroisse.
Lorsque nous sommes au séminaire, nous suivons des sessions à partir de thématiques (catéchèse, accompagnement spirituel, management, théologie du corps selon Jean-Paul II, administration & finance, formation à l’homélie,…).
Ministre, serviteur tous terrain :
Lorsque je regarde ces premiers mois de ministère, je fais le constat que le prêtre doit être « tous terrain »… il doit être capable de pouvoir basculer d’une activité à l’autre, d’un public à un autre assez rapidement. Je suis en paroisse à Marly près de Valenciennes, je partage le même presbytère avec deux prêtres. Chaque matin, notre journée commence en nous tournant vers le Seigneur, avec quelques paroissiens qui nous rejoignent. Nous commençons notre journée par un temps d’adoration du Saint Sacrement puis la célébration de l’office des laudes, suivi de l’Eucharistie. En démarrant ainsi notre journée, nous remettons humblement notre ministère à celui qui en est la source et qui nous appelle à le servir. Après ce temps chacun part à ses activités.
Pour ma part, en plus du service paroissial et de l’accompagnement de familles dans les étapes de la vie (baptême, mariage, funérailles), j’accompagne l’aumônerie des étudiants et l’aumônerie des collégiens de Valenciennes ainsi que l’éveil à la foi sur la paroisse. Bien entendu il y a aussi toutes les rencontres « gratuites » et imprévues à l’accueil paroissiale souvent très riches. Pour mettre en image le côté « tous terrain » du ministère, je reprendrais bien ma journée de samedi dernier : ce jour-là, le programme fut très divers avec des rencontres bien différentes. Le samedi matin, j’ai participé avec un autre séminariste à un forum des métiers dans un collège, ou il nous avait été demandé d’avoir un stand vocations. Une matinée bien riche où des groupes de collégiens se sont succédé pour venir nous poser des questions sur ce qui faisait notre vie. L’après-midi, j’ai participé au WE de préparation au mariage avec les 32 couples de la paroisse qui vont se marier en 2012. En fin d’après-midi, je suis parti sur la paroisse voisine : le curé m’avait invité à être présent pour une messe où de nombreux enfants du caté était attendus. Enfin, le soir, je suis parti rejoindre pour une veillée de prière un groupe de jeunes étudiants et jeunes pro qui vivaient un WE de réflexion à partir du Youcat. A la fin de cette journée, je ne pouvais que rendre grâce pour toutes ces rencontres aussi diverses mais si riche…
En conclusion, pour reprendre la question « un métier de ministre ? », je souhaiterais répondre : « une vie dans la joie au service du Christ et de l’Eglise… »
François Triquet
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« Missionnaires de l’espérance ». C’est sous ce titre que nous étions rassemblés autour de Paris puis à Paris même, du 27 au 29 janvier 2012. Nous, c’est-à-dire plus de 500 jeunes religieux/ses venus de toute la France, le week-end dernier.
De la joie, du sérieux, de l’amitié, du partage, du chant, de la prière, de la réflexion, de la légèreté, de la profondeur, du débat, des perspectives, du rire, de la détente, de l’ouverture… du bonheur d’être là et de vivre pleinement ce week end !
« Missionnaires de l’espérance », franchement, ça décoiffe ! Imaginez plus de 500 religieux et religieuses quittant leur communauté ou leur monastère pour se retrouver pendant deux jours et parler du présent et de l’avenir. Imaginez tous ces hommes et femmes de diverses familles religieuses portant chacun les couleurs de leur engagement. Avec ou sans costume, les habits étaient multicolores ! Imaginez encore ces hommes et ces femmes de toutes cultures : et oui, nous connaissons la mondialisation, nous aussi ; ou plutôt devrais-je dire le brassage culturel, la richesse de l’interculturel.
J’ai aussi été touchée et interpellée par les témoignages et conférences de grande qualité. Les intervenants ont parlé sans langue de bois. Ils ont été clairs et engagés dans leurs paroles. Ils ont témoigné de leur engagement au cœur du monde pour plus de justice et de dignité. Pas de blablabla ! Je me suis sentie fière d’être religieuse. J’ai aussi été confirmée dans mon effort pour traduire autrement ma vie religieuse à la suite du Christ, pour chercher d’autres mots qui parlent mieux dans la culture d’aujourd’hui. Car j’ai un trésor et une expérience à partager : celle d’une vie qui assume la mobilité, celle d’une vie qui tisse des liens fraternels plus larges que ceux du sang, celle d’une vie qui porte un regarde bienveillant sur les personnes et sur le monde, sans naïveté.
Et puis je ferai une confidence : je me suis fait plaisir à ce week end ! J’ai eu de la joie à apprendre de nouveaux chants avec la chorale, du bonheur à retrouver des amies que je vois peu à cause de la distance, du goût à recevoir ce qui était chaque fois proposé avec une grande souplesse et liberté. Bon, j’ai eu aussi quelques sueurs avec la préparation de la Flashmob ! Ca se confirme, je ne suis pas une grande danseuse. Mais j’ose le dire, qu’est-ce que je me suis amusée !
« O happy day » est un excellent qualificatif de ce week end, en fin de compte.
Sr Sabine VOIRIN
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Le site de la vie religieuse
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Claire, 32 ans, est religieuse Xavière depuis 5 ans, et vit en communauté à Montréal. Pour Jeunes Cathos Blog, elle écrit le « Journal d’une jeune religieuse ». Aujourd’hui, Claire nous parle de sa vocation et de son parcours.
Comment as-tu pensé à la vie religieuse ?
En dernière année d’école de commerce, en 2003, alors que s’ouvrait la perspective de la vie adulte avec l’entrée dans le monde du travail, j’ai fait un bilan intérieur de ces années d’études si riches et passionnantes que je venais de vivre. Je me suis demandé à quel moment j’avais vraiment senti de la joie, une joie profonde. Je ne m’attendais pas à ce qui m’est venu spontanément. C’était un lieu : Kalighat, la maison des mourants des sœurs de Mère Térésa à Calcutta, où j’avais rendu service en 2000 pendant un mois. Expérience intense d’humanité et de relation au Christ. Mais alors, si c’était là que le Seigneur m’avait donné d’expérimenter ce goût si fort, qu’est-ce que cela signifiait ? Où voulait-Il me conduire, pour Sa joie et pour la mienne ? J’ai marché avec cette question. Vie religieuse ou mariage ? Les deux peuvent porter du fruit, l’une n’est pas au-dessus de l’autre en soi, j’en étais convaincue. Il a fallu trois années de discernement, à travers les événements, l’accompagnement, les rencontres, pour faire tomber mes peurs, démasquer mes mauvaises raisons, et répondre.
Comment as-tu choisi la congrégation où tu es entrée ?
Sans doute un peu comme d’autres ont choisi la personne qu’ils ont épousée ! Il y a une rencontre, des éléments objectifs et une part de mystère… J’ai rencontré des xavières par deux lieux où j’étais investie après mes études : un groupe de réflexion sur l’économie au service de l’homme, et un bénévolat en soins palliatifs. Tout de suite, il y a eu quelque chose qui m’a attirée, alors même que la plupart de mes « critères de recherche »n’étaient pas remplis ! Je suis revenue poser des questions sur la manière de vivre les vœux, la mission, la vie communautaire. Ça m’a aussitôt évoqué une amie du ciel, Madeleine Delbrêl (1904-1964). Cette femme a voulu vivre du Christ en milieu athée, se liant d’amitié et travaillant avec ceux qui ne le connaissaient pas. Je l’avais rencontrée à travers ses écrits sur la mission en plein monde, qui restaient d’une grande actualité depuis mon entrée dans la vie professionnelle et qui me faisaient vibrer. J’ai poursuivi la rencontre avec la Xavière, je me suis fiée à la boussole de la joie, et j’ai découvert plus encore que ce que je pouvais imaginer.
Quelles ont été les étapes depuis ton entrée à la Xavière ?
Le 3 décembre 2006, fête de St François-Xavier, je suis entrée au postulat à la Xavière. Je vivais en communauté à Paris et continuais à travailler en entreprise, manière d’expérimenter la vie Xavière : prière personnelle et communautaire, apostolat par le travail, vie fraternelle.
9 mois plus tard, j’ai quitté mon travail et suis entrée au noviciat avec trois autres femmes. Temps de retrait pour la rencontre du Seigneur, dans le quotidien et à travers la grande retraite de 30 jours de Saint Ignace de Loyola. Temps pour grandir en vérité et en liberté, grâce aux lectures spirituelles, au dialogue dans l’accompagnement et à la vie fraternelle. J’ai vécu ces deux ans comme une chance immense !
Le15 août 2009, je me suis engagée envers le Seigneur par les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance à la Xavière, pour un an. Vœux que j’ai renouvelés pour deux ans en 2010. J’aime ce pas à pas qui me sort de la planification et du volontarisme pour accueillir l’aujourd’hui de Dieu dans ma vie.
J’ai été envoyée en mission par ma supérieure générale : pendant deux ans, j’ai vécu en communauté à Paris et je suis retournée travailler dans l’entreprise où je travaillais avant, à un poste en lien avec l’informatique. Puis j’ai été envoyée à Montréal…
Quelles seront les prochaines étapes ?
C’est amusant, ce n’est plus une question que je me pose maintenant ! Il s’agit de vivre pleinement l’étape où j’en suis, d’être à l’écoute de l’Esprit au jour le jour, et de mener un discernement en vérité au moment voulu. Dans cet esprit, la prochaine étape sera au printemps 2012, pour savoir si je demande à renouveler mes vœux pour deux ans, demande à laquelle la Xavière répondra après un discernement de la supérieure générale. Après ça… le temps des vœux temporaires dure à la Xavière entre cinq et neuf ans, puis on prononce des vœux définitifs après une année de relecture et d’approfondissement spirituel appelée « 3ème an » (sous-entendu : de noviciat). Mais ce n’est pas une route tout tracée, c’est un chemin de discernement et de liberté dans le Christ !
Claire, 32 ans, religieuse xavière
Pour aller plus loin :
Les différentes spiritualités, sur le site Église catholique
Quel cap pour ma vie ? A quoi suis-je appelé ? Quelle est ma place dans la société et dans l’Eglise ? Comment suivre le Christ ? Comment aimer et servir Dieu et les autres davantage ?
Vous avez des questions, vous vous interrogez sur votre avenir, votre orientation, vous cherchez votre chemin avec Dieu, vous aimeriez découvrir des témoins engagés, des chemins de foi…
Jeunes Cathos Blog vous propose de suivre, chaque mois, le parcours de Claire, jeune religieuse, et de François, jeune séminariste, qui ont accepté de tenir pour nous un journal de bord !
Mois après mois, ils reviendront sur leur vocation, leur mission, leur quotidien, dans le « Journal d’une jeune religieuse » et le « Journal d’un jeune séminariste ». A retrouver tous les mois dans Jeunes Cathos Blog !
Claire, 32 ans, religieuse Xavière François, 27 ans, séminariste – diacre pour le diocèse de Cambrai (59) Peux-tu te présenter rapidement ?
Je suis entrée à la Xavière il y a 5 ans après une école de commerce et 3 années de travail en entreprise comme cadre spécialisée en organisation, travail que j’ai poursuivi pendant mon postulat et repris après le noviciat. J’ai prononcé mes premiers vœux le 15 août 2009.
Aujourd’hui je suis en communauté à Montréal, Canada, et je partage mon temps entre la découverte de ce nouveau lieu de mission, la recherche d’un emploi en entreprise et des cours de Bible et de théologie. Et tout ceci constitue ma mission xavière.
Une parole qui te guide ?
Voici deux paroles qui m’entraînent toujours plus loin dans cette suite du Christ :« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » (Jean 6,68)
Et le Bal de l’obéissance de Madeleine Delbrêl :
A nous de nous laisser inventer Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous.Faites-nous vivre notre vie, Non comme un jeu d’échecs où tout est calculé, Non comme un match où tout est difficile, Non comme un théorème qui nous casse la tête, Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle, Comme un bal, Comme une danse, Entre les bras de votre grâce, Dans la musique universelle de l’amour.Seigneur, venez nous inviter.
Peux-tu te présenter rapidement ?
Je suis entré au séminaire il y a 6 ans après l’obtention d’un BTS en domotique, j’ai été ordonné diacre le 26 juin 2011. Aujourd’hui mon temps est partagé entre la suite des études au séminaire de Lille et le ministère en paroisse à Marly (près de Valenciennes).Mon ministère diaconal est composé de la vie de la paroisse mais aussi de l’accompagnement de l’aumônerie des étudiants de Valenciennes ainsi que de l’aumônerie des 6ème de Valenciennes. Pour découvrir ma vocation, je vous invite à lire le précédent billet que j’ai posté à l’occasion de mon ordination diaconale : Être jeune et devenir prêtre !
Une parole qui te guide ?
La citation d’Evangile qui me nourrit est « Je vous appelle mes amis » Jn15,15 Cette phrase du Christ éclaire mon attachement pour Lui. Retrouvez tous les mois Claire et François dans le…
Le 3 novembre 2011 est paru un livre sous le titre Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux ! Cinq jeunes prêtres y racontent dans les trames du récit ce qui fait leur bonheur. Sans cacher leurs difficultés, ils témoignent que la vie à la suite du Christ est une proposition qui mérite d’être faite à tous les hommes et à toutes les femmes, encore aujourd’hui. Le P. Sylvain Brison, qui a dirigé la rédaction du livre, nous le présente.
« Pour la grande majorité des gens qui ne fréquentent pas l’Eglise, le prêtre ressemble à un ovni »
Depuis que je suis prêtre, j’ai l’impression de soulever beaucoup de questions chez les personnes que je rencontre. Si beaucoup n’osent pas les poser publiquement, il reste que les non-dits sont parfois plus perceptibles que les paroles. Pour la grande majorité des gens qui ne fréquentent pas l’Eglise, le prêtre ressemble à un ovni, un être curieux dont on a plus une image d’Epinal qu’une réelle connaissance. Même si mes amis les plus proches m’appellent volontiers par mon prénom, je suppose qu’une grande partie de ma vie leur échappe, et la pudeur ne permet pas toujours de franchir le pas. Tout cela ne présenterait pas de grand inconvénient si, les uns et les autres, nous prenions le temps de vivre ensemble et de nous connaître tranquillement. Seulement voilà, le monde va tellement vite que nous sommes emportés dans son tourbillon. Si vous ajoutez à cela le fait que la place de l’Eglise dans nos sociétés postmoderne est loin d’être évidente, vous en arrivez vite à un immense brouhaha où tout le monde y va de son idée, de son fantasme, de son idéologie… Jusque là on fait avec.
« Oui, aujourd’hui on peut être jeune, prêtre et heureux »
Et puis, un jour, il m’a semblé qu’il fallait dire autre chose, autrement. Au printemps 2009, je prenais un café avec une amie. Nous sortions d’une série de « petites crises » qui étaient autant de symptômes d’un mal-être difficile à cerner. La levée des excommunications des évêques intégristes, les discussions et les positions tranchées autour de l’avortement d’une fillette victime d’abus sexuels au Brésil, les premiers propos confus de Benoît XVI sur le préservatif lors de son voyage en Afrique, avaient été les premiers signes d’une bataille médiatique, sociétale et théologique sur la place de l’Eglise dans le monde. Par dessus-tout, venait se greffer, une fois de plus, l’éternel débat idéologique à propos des progressistes et des traditionalistes. Et là, nous avons voulu dire STOP ! Mon amie, éditrice de son métier, me proposa alors de trouver des confrères pour écrire un livre. Et pas n’importe lequel. Un livre où nous n’aurions pas peur de dire simplement : « Oui, aujourd’hui on peut être jeune, prêtre et heureux ; à l’aise dans son Eglise sans pour autant en nier les difficultés et les combats. Vouloir s’engager et donner sa vie à la suite du Christ sans être pris pour un fou, un illuminé ou un fondamentaliste ».
« Nous avons pris modèle sur les premières communautés chrétiennes »
Quatre de mes amis ont accepté d’oser l’aventure. D’autres ont refusé pour des raisons diverses. Mais comment faire quand on n’est pas écrivain ? Comment dire ce qui est souvent de l’ordre de l’indicible ? Raconter sa vie, certes ! Mais c’est loin d’être évident. Alors nous avons pris modèle sur les premières communautés chrétiennes. Et, comme les évangélistes bien avant nous, nous avons entrepris de raconter nos vies, en essayant de laisser transparaître ce qui nous échappe. Après deux ans de travail d’écriture et de réécritures, nous avons abouti à cinq témoignages, différents mais concourant dans le même sens. Pour que le projet soit complet, nous ne voulions pas en rester à nos seules paroles. Alors j’ai demandé à mon directeur de thèse, le Père Laurent Villemin de relire nos textes et d’essayer de dégager ce qui lui semblait important (les points forts mais aussi les manques). Il a accepté et nous avons joué le jeu de le laisser librement de s’exprimer. C’est ainsi, qu’en guise de conclusion, il nous livre des points de repères précieux sur le ministère du prêtre dans le monde d’aujourd’hui.
Le livre que nous avons écrit n’a aucune vocation apologétique. Il est un témoignage de notre bonheur d’être prêtre dans l’Eglise du Christ pour le service de tous.
P. Sylvain Brison
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Le blog de Sylvain Brison
Références du livre
Sylvain Brison et al., Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux, Presses de la Renaissance, 2011.
Certains d’entre vous se sont peut-être déjà posé la question… Mais il n’est pas toujours facile de prendre du temps et de trouver un lieu pour y réfléchir.
J’ai 25 ans et je prépare le concours pour être professeur des écoles. Depuis longtemps, je me pose la question de devenir prêtre un jour. Mais bien occupé par mes études, je n’ai jamais pris le temps pour discerner. Je préférais repousser cette idée à plus tard…
Début juin, j’ai découvert cette proposition : « 10 jours pour découvrir la parole de Dieu, prier, relire son histoire ». 10 jours loin de chez moi, avec des jeunes qui comme moi se posent les mêmes questions ! Ce qui m’a motivé à m’inscrire fut la possibilité d’alterner temps de prière, d’enseignement et de relecture. Tout cela dans une grande discrétion.
Frères dans le Christ
Durant 10 jours, j’ai vécu un beau temps fraternel par le partage et la vie communautaire. Les temps de relecture de ma vie m’ont permis d’avancer dans ma réflexion. J’ai découvert avec les autres jeunes présents que nous n’avions pas tous le même parcours dans l’Église, avec chacun un appel bien différent. Mais tous, nous avions un attachement au Christ.
A la fin de ce temps de discernement, je peux dire que je n’ai pas la certitude que je serai prêtre un jour, mais je sais qu’aujourd’hui au plus profond de moi-même, j’en ai le désir. A la rentrée, je commencerai la formation proposée par le groupe de formation universitaire (GFU). Un week-end par mois je rejoindrai une vingtaine de jeunes pour commencer le parcours. Parallèlement à cela, je continuerai mes études.
Ce temps de discernement est une chance pour notre Église aujourd’hui. Tout comme la formation en GFU qui permet à un jeune de débuter une formation tout en continuant ses études et ses engagements. Je me dis aujourd’hui que c’est dommage que je n’ai pas osé faire le pas plus tôt !
A la fin de notre session , tous n’ont pas poursuivi vers une entrée au séminaire. Dans une grande liberté nous sommes repartis par des chemins différents mais tous nous nous sommes reconnus comme frères dans le Christ !
En savoir plus sur la Session Saint-Irénée et les Groupes de Formation Universitaire.
Quitter le lycée, démarrer ses études … et imaginer son avenir ! Voilà à quoi l’on est confronté lorsqu’on s’approche de ses 20 ans. Mais, si l’on prend le temps de s’intéresser aux autres, certaines rencontres deviennent « providentielles » et nous ouvrent les yeux sur ce que l’on veut véritablement faire de notre vie. Benjamin Jolly, étudiant, témoigne de son expérience en tant qu’animateur.
Quand j’étais plus jeune, j’ai fait deux fois les Camps InterJeunes de l’Est (CIJE – www.interjeunes.info) au camp Déclic (11-13 ans) et au camp Tous Chemins (14-15 ans). Gardant de bons souvenirs de ces expériences, j’ai ensuite passé mon BAFA pour pouvoir animer ces mêmes camps. L’esprit me correspondant très bien, je n’hésite pas à y revenir chaque année pour retrouver jeunes et animateurs des années précédentes, mais aussi pour faire de nouvelles rencontres !
Échanger et partager son expérience
Ma première année en tant qu’animateur m’a permis de faire la connaissance des religieux salésiens, et plus particulièrement de Sébastien Robert (Directeur général des CIJE en 2009 et salésien de Don Bosco). Il m’a invité à participer au CampoBosco, grand rassemblement des jeunes du réseau salésien de France et de Belgique (www.campobosco.fr), à Roanne en août 2009 en me disant : « c’est génial, viens et vois ! ». Ayant apprécié ces quatre jours de fête, j’y suis naturellement retourné en 2010 ! J’ai aussi participé aux différents week-ends organisés par le mouvement salésien : des rencontres entre animateurs et grands jeunes partageant la pédagogie salésienne, des temps de formation… Des week-ends pour échanger, partager son expérience,
J’ai été et je suis encore interpellé par la pédagogie salésienne, l’engagement de cette congrégation auprès des jeunes les plus démunis. A chaque expérience avec eux, je fais de nouvelles découvertes sur moi-même, mais aussi sur les autres, ce qui m’a permis de grandir et de rendre service, de m’engager ! Cette année, pour la première fois, j’ai effectué un stage en tant que formateur.
Grandir et faire grandir les plus jeunes
Depuis quelques mois je suis aussi engagé auprès du MSJ (Mouvement Salésien des Jeunes) France Belgique-sud où j’ai pris la responsabilité de la communication. Les salésiens ayant décidé de confier au MSJ l’organisation de la route salésienne pour les JMJ, le travail ne manque pas mais c’est un vrai bonheur de participer ensemble à l’organisation d’un tel événement !
Attiré surtout par l’animation il y a deux ans je ne pensais pas que je pouvais participer à autant d’évènements, entreprendre autant de choses, faire autant de rencontres. La confiance reçue, donnée par toutes les personnes rencontrées m’a donc permis de vivre des moments uniques, de grandir et faire grandir les plus jeunes. Toutes ces rencontres, échanges, partages, joies avec les jeunes sont aussi en lien avec mon projet professionnel tourné autour du sport et de l’encadrement. Je compte donc encore continuer longtemps à m’enrichir de tous ces moments !
Benjamin Jolly, 21 ans, étudiant à l’université de Savoie en STAPS
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Site des Camps InterJeunes de l’Est (CIJE)
Site de CampoBosco, grand rassemblement des jeunes du réseau salésien de France et de Belgique
Ordonné pour le diocèse d’Angers le 19 Juin 2011, Pierre-Étienne évoque ses débuts en tant que prêtre.
Voilà, quelques jours après mon ordination, me voilà un autre homme.
Enfin, pas vraiment, toujours le même et quand même différent ! Le même qui a du mal à se réveiller, le même qui n’aime pas trop les gâteaux et le même qui est toujours aussi dépendant du café. Mais je suis aussi différent. Différence exprimée par le regard et les attentes de mon entourage : ce sont eux qui, en quelque sorte, me constituent comme prêtre !
Une réelle expérience d’Église
La célébration de mon ordination est et restera un moment fort de mon existence. Moment où on s’abandonne réellement a la liturgie de toute l’Église rassemblée. Moment où on fait aussi une réelle expérience d’Église avec tous ces chrétiens qui ont fait un bout de route avec moi. Et, dès mon enfance, mon instit, des jeunes rencontrés dans les mouvements, en camp, en pélé, en école de prière… et aussi tous ces prêtres qui m’accueillent comme l’un des leurs…
Le moment le plus intense fut sans doute celui-ci :
Une jeune femme vient me trouver après l’ordination : « Tu te rappelles de moi ? ».
Il s’agissait de Sineth, une cambodgienne qui venait en vacances chez moi quand nous avions 10 ans dans le cadre de l’opération « vacances pour tous » du secours catholique. Elle me dit : « ça fait quelque temps que je pense à votre famille, et je voulais vous revoir. La semaine dernière, avec mon ami nous étions à Nevers, et nous avons visité le tombeau de Bernadette Soubirous. Sur la route du retour, nous avons vu une grande Église. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie d’y rentrer. Celle-ci s’appelait : Saint Mathurin (qui est le nom de mon village). Je me suis dit, ce n’est pas possible, il y a trop de signe, il faut que je reprenne contact avec eux ! Du coup, j’ai recherché sur internet, j’ai vu que ton ordination était ce dimanche. Je n’avais pas moyen de te joindre mais je me suis risquée à venir depuis Trappes ».
Waouh !
Si ça ce n’est pas un clin d’œil de l’Esprit et un fruit de la grâce de mon ordination… !
Après ce temps « hors du temps »…
Pour moi ce fut une grande joie que cet événement d’Église rejoigne tout le monde, et fasse écho même à des non chrétiens !
Puis après ce temps « hors du temps » de l’ordination vient la réalité de mon ministère, avec ses premières messes entre autre.
C’est incroyable, j’ai l’impression de ne plus rien connaître : qu’est ce qu’on dit maintenant ? Où je trouve ça ?… Alors que depuis l’assemblée, je crois que je pourrais dire toute la messe par cœur. C’est sûr ! Depuis le temps !
Pour moi c’est aussi une grâce de vivre ces incertitudes des débuts. Ces balbutiements me rappellent qu’il s’agit d’abord de la messe du peuple de Dieu, qu’elle appartient au peuple rassemblé qui célèbre son Christ ressuscité !
Pierre-Etienne Grislin, une année après mon ordination diaconale et un début de ministère au service de la paroisse d’un quartier d’Angers, j’ai été ordonné prêtre pour le diocèse d’Angers, le 19 Juin 2011.
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Homélie de Mgr Delmas, évêque d’Angers


