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« Apprendre c’est prendre et rendre » : en volontariat avec l’Arche au Brésil

Publié par jeunescathos le 26 novembre 2012 - Engagements

Laura, 21 ans, est partie en volontariat à l’Arche au Brésil, avec l’association Intercordia, qui propose une formation pour encadrer le projet des jeunes qui partent à l’étranger. Témoignage !

Je suis née en Allemagne mais j’ai grandi avec la culture française car ma mère est française et j’ai appris la langue des ma naissance.
Après avoir passé mon bac en Allemagne, j’ai fait une année de volontariat à l’Arche en France, auprès de personnes ayant un handicap mental. Cette expérience a été très précieuse pour moi.  car je n’ai non seulement été confirmée dans mon orientation pour mes études mais j’ai également appris tellement de choses pour la vie ! J’ai appris à travailler avec des personnes ayant un handicap mental et j’ai surtout appris à apprécier la vie avec elles. Elles m’ont beaucoup donné car elles arrivent à dire et voir les choses d’une manière si simple et directe. La vie et la relation avec elles sont un échange mutuel.

Encadrer le projet des jeunes et valoriser leur expérience

Arca do BrasilL’Amérique du Sud fait partie des régions du monde qui m’ont toujours rendue curieuse et qui m’intéressent beaucoup. Quand j’ai entendu parler de l’Arche en Amérique du Sud, j’ai tout de suite eu envie d’y aller. J’ai alors fait une demande et après deux mois, j’ai eu une réponse de l’Arca do Brasil à Sao Paulo.
En parlant de mon projet avec  le responsable des assistants de l’Arche La Merci, il m’a présenté « Intercordia », une association qui propose une formation pour encadrer le projet des jeunes qui partent à l’étranger et qui leur permet de valoriser leur expérience en écrivant un mémoire qui sera reconnu par un diplôme. De plus on est suivi par un tuteur dont on fait la connaissance avant de partir et avec qui on reste en contact régulier pendant la mission et à qui on envoie des « rapports d’étonnement »chaque mois.
La formation consiste en plusieurs phases:

  • une phase de préparation suivie par une journée de présentation et de sélection
  • une formation de départ qui se déroule en 12 jours à Compiègne,
  • la rédaction d’un journal quotidien pendant le séjour à l’étranger ainsi que les rapports d’étonnement
  • la mission elle-même
  •  une session de retour.
  • La rédaction du mémoire
  • La soutenance du mémoire

“L’un apprend de l’autre”

J’ai choisi de faire cette formation pour être au mieux préparée à mon séjour au Brésil et aussi pour pouvoir discuter avec d’autres jeunes qui ont le même projet, le même rêve que moi. De plus j’aime beaucoup la fonction du tuteur car c’est quelqu’un qui a déjà fait lui-même des expériences à l’étranger et à qui on peut poser des questions que l’on oserait peut-être pas poser à nos amis ou à quelqu’un de notre famille. La relation cordialiste-tuteur est une relation très riche. L’un apprend de l’autre. J’ai personnellement eu une très bonne relation avec mon tuteur et on continue d’être en contact.

Pour vous donner une idée à quoi peut ressembler un rapport d’étonnement (je mets l’accent sur « peut » car chaque rapport d’étonnement est individuel !)

                                                                                                              Sao Paulo, Décembre 2011

« Le deuxième mois est passé, le mois de décembre a commencé et avec lui le temps des préparations de Noel ! Dans les rues de la favela les gens commencent à décorer les entrées et les fenêtres  et les rues piétonnes au centre ville ne sont quasiment plus accessibles… (embouteillages humains !)
J’aime beaucoup la vie dans la favela, surtout le matin.
Le matin quand je vais chercher le pain (20 minutes aller-retour) il y a une belle lumière, je peux déjà sortir en tee-shirt, il fait bon… il y a les bus scolaires qui passent, les enfants qui attendent dans la rue avec leur parents… les papas qui amènent leur petite fille à la crèche en moto, c’est une de mes scènes préférées ! Le papa sur la moto, sa petite fille devant lui, le sac à dos rose bonbon de sa fille sur son dos et parfois il y a même la maman derrière !
Les enfants ici jouent beaucoup dans la rue, leurs jeux préférés sont le cerf-volant et le foot. Ceux qui n’ont pas d’argent pour s’acheter leur cerf-volant le fabriquent eux-mêmes. Ils prennent une vielle cassette audio, tirent les files et attachent un sac plastique au bout ! Cette créativité me réjouit chaque fois que j’en vois ! Le ballon de foot lui aussi est fait de sacs plastiques collé en forme de boule avec du scotch… »

Le choc culturel du retour

La formation Intercordia m’a donné encore plus envie de découvrir la vie au Brésil. J’ai beaucoup appris sur la rencontre interculturelle et aussi sur l’importance des relations que nous créons le long de notre vie.
Une des phrases qui m’a le plus marqué était la suivante :

« Apprendre c’est prendre et rendre »

J’aime beaucoup cette phrase et elle décrit bien ce que j’ai vécu à l’Arche, non seulement en France mais aussi au Brésil.
Nous avons aussi été préparés au « choc culturel du retour » qui est vraiment plus grand que celui à l’arrivée dans le pays de mission ! J’étais contente de rentrer à la maison et de retrouver ma famille et mes amis mais le Brésil me manquait beaucoup. La façon de vivre des Brésiliens, leur légèreté, leur gaieté et leur cœur toujours ouvert pour accueillir un nouvel ami. De plus j’avais l’impression d’avoir beaucoup changé mais autour de moi tout était resté « pareil » : ça a pris quelques temps avant que je sois complètement « revenue » en Europe…

Après ces deux années très riches je commence donc mes études en Allemagne, dans le domaine du handicap et du sport. Je ne sais pas encore exactement où cela va m’amener, peut-être que je serai prof pour enfant et jeunes ayant un handicap ? Ou peut-être psychomotricienne ? Qui sait ? La vie est pleine de surprises !

Laura Tiltmann

 

Laura Tiltmann, 21 ans

 

 

 

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Commentaires

A toi la parole.

  1. Jonathan says: décembre 19, 2012

    Je suis admiratif de ce que tu as fais. Aider les autres c’est souvent s’aider soit même. Et dans ce monde si égoïste je ne peux qu’admirer les gens comme toi.

  2. lorenz thurold says: septembre 30, 2013

    ma dixiéme année a l’arche..au canada depuis prés de 3 ans :un avantage cela permet de voir du pays !

  3. roland thuru says: mars 17, 2018

    l’arche c’est une sale peitite entreprise d’exploiteurs avec au sommet une petite mafia d’apparatchiks qui ne foutent rien tandis que les jeunes naifs d’allamagne et d’ailleurs mettent les mains dans la merde !
    les communautés les plus pourries sont situées grande-bretagne ,evitez l’arche bognor-regis ,mais aussi l’arche agapée au quebec qui est le pire de ce qui peut se faire !

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