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« Travailler pour l’Eglise ne laisse pas indifférent »

Publié par jeunescathos le 16 juin 2015 - A la Une, Non classé, Service civique, Vie de l'Eglise

Nous fêtons cette année les 5 ans du Service civique. Adrien Honda-Bornhauser est arrivé il y a cinq ans à la Conférence des évêques de France pour développer le Service civique dans les réseaux ecclésiaux. Alors qu’il repart aujourd’hui vers d’autres horizons, il revient pour nous sur la richesse de ce qu’il a vécu pendant ces cinq ans.

AdrienAutour de mars 2010, j’ai été contacté avec d’autres anciens de mon aumônerie pour aider à organiser la route des anciens du pélé de Chartres, pour ses 75 ans. À cette occasion, j’ai fait connaissance de la responsable des jeunes pros du diocèse de Paris et c’est elle qui m’a parlé de l’offre pour le poste que j’occupe pour quelques jours encore à la CEF.

Le Service civique dans l’Église

En effet, quand en 2009 on a commencé à parler de la réforme du service civil pour qu’il se transforme en Service civique, sr Nathalie Becquart, alors directrice adjointe du Service National pour l’Evangélisation des Jeunes, Scolaires et Étudiants à la CEF, a lancé une première concertation avec des associations (Enseignement Catholique, Secours Catholique, la JOC, les Scouts et guides de France, etc.). Ces associations se sont réunies à partir de fin 2009 de manière informelle. Une fois la loi sur le Service civique votée le 10 mars 2010, ils ont alors recherché à recruter une personne pour suivre et accompagner le Service civique dans l’Église. C’est là que je suis arrivé ! Pendant un an, nous avons travaillé sur une charte commune, qui a été signée en présence de l’Agence du Service Civique le 15 juin 2011.

Servir le bien commun

Je m’étais déjà engagé avant dans l’Église de manière bénévole, je me suis dit pourquoi ne pas y travailler ? et je n’ai pas regretté !

Pendant ces cinq ans, j’ai énormément grandi. Ce que j’ai découvert très tôt en arrivant dans ma mission, c’est le sentiment de servir l’intérêt général, ou ce que j’appellerais aujourd’hui ‘le bien commun’. C’est agréable d’être dans un travail utile au plus grand nombre, où l’on sent cette bienveillance portée sur tous et où l’on se demande comment accompagner la croissance de chacun.

La place faite aux jeunes

Equipe du SNEJV à Rome pour la béatification de Jean-Paul II en 2011

Equipe du SNEJV à Rome pour la béatification de Jean-Paul II en 2011

Dans une société qui ne laisse pas beaucoup de place aux jeunes, j’ai été étonné de voir toute la place faite aux jeunes dans le service Jeunes et Vocations, par leur présence mais aussi par la confiance qu’on leur fait, ce qu’on essaie de mettre en place auprès d’eux, pour les connaître. C’est très enthousiasmant car le contact avec les jeunes nous permet de rester jeunes, curieux, avides d’apprendre et nous aide sans cesse à nous remettre en question, sans nous laisser enfermer dans des a priori. Quand on se penche sur ce que font les jeunes, on ne peut que s’enthousiasmer.

Travailler pour l’Église

Le fait de travailler pour l’Église, d’être sans cesse en lien avec l’actualité de l’Église, au contact d’hommes et de femmes engagés par leur foi, que ce soient aussi bien des laïcs que des religieux, religieuses ou encore des prêtres, ça ne laisse pas indifférent. Personnellement, ça m’a permis d’approfondir ma foi, de manière plus ancrée, plus profonde. Ça a changé aussi mon regard sur les autres. J’ai le sentiment d’avoir fait un pas dans la cohérence entre ma pensée, mes actions et ma foi. Je me sens aujourd’hui plus unifié dans mon être et mes actions.

Ce que je retiens de l’Église

En travaillant pour l’Église, j’ai eu confirmation de ce que j’avais découvert à travers le bénévolat : on a l’image d’une Église pyramidale et hiérarchique alors qu’en réalité, l’Église est faite d’entités très indépendantes, très diverses. Ce qui n’est pas toujours évident car il faut composer avec chacun mais quand on va au-delà des apparences, on se retrouve sur ce socle commun qu’est le Christ. C’est ce qui nous lie, plus que nous divisent nos différences.

C’est ce qui m’a le plus marqué dans ma mission : le fait d’œuvrer pour une communion afin de mener ensemble des projets.

Par des initiatives comme le webdocumentaire sur la pensée sociale ou le chantier monde populaire, on a pu faire travailler ensemble des mouvements qui n’en ont pas l’habitude. On paraît différent de l’extérieur mais en travaillant ensemble, on se retrouve pour offrir quelque chose de plus grand, plus beau à la communauté. Et on rencontre des gens passionnées avec des expériences passionnantes.

Faire tomber les préjugés

Un événement qui m’a beaucoup marqué a eu lieu au début de ma mission, très peu de temps après mon arrivée, je suis allé au Conseil national de la JOC. Ça a été passionnant : tous les a priori que je pouvais avoir ont explosé en vol ! J’ai découvert tout le travail qu’ils faisaient, au service des jeunes, comment ils leur donnent confiance, les accompagnent. C’était incroyable de voir ça ! Et ce n’était qu’un des nombreux exemples de l’engagement de l’Église au service de la croissance des jeunes.

C’est important d’aller à la rencontre d’autres mouvements dans l’Église que ceux qu’on connaît déjà. Sortir de son univers pour aller vers d’autres, particulièrement vers ceux qui ne sont pas comme nous est source de richesse.

Le Service civique

Aujourd’hui, je souhaite que le Service civique se multiplie. C’est un beau dispositif qui fait du bien aux jeunes, aux associations, à la société et même à l’Église. Accueillir un jeune et lui confier une mission utile, lui donner les responsabilités, le confronter à d’autres réalités que la sienne ça ne peut que le faire grandir. C’est bon aussi pour l’association et l’Église car accueillir un jeune, ça bouscule nos habitudes et on a tous besoin d’être secoués ! Et c’est également bon pour la société car autant de jeunes engagés au service du bien commun la transformera en profondeur.

Allez faire un service civique, accueillez des volontaires, vous ne le regrettez pas !

Voir aussi :
Le Service civique, se rendre utile pour grandir
Les 5 ans de la Plateforme ecclésiale pour le Service Civique
Qu’est-ce que le Service Civique ?
Où faire un Service civique ? : Retrouvez les associations de la Plateforme ecclésiale pour le Service civique
Autres témoignages de volontaires de Service civique

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