Événements
Du 26 au 28 mai 2012 aura lieu à Paris JPentecôte, rassemblement national de jeunes professionnels chrétiens coordonnée par la CoJP (Coordination des Jeunes Professionnels). Il s’inscrit dans la démarche Diaconia 2013, qui est un appel lancé pour élargir la responsabilité du service des frères à tous les membres de l’Eglise.
Alida, 32 ans, est travailleuse sociale. Membre du bureau national de la CoJP, elle coordonne l’organisation de Jpentecôte. Elle raconte !
L’objectif de JPentecôte est de rassembler les jeunes de 25 à 35 ans pour un temps d’Eglise de réflexion, de rencontre, d’action et de fête. Il y a très peu de propositions de ce type pour les jeunes professionnels. Les 26-27-28 mai, c’est 1 000 jeunes professionnels venant de toutela France, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse et d’Espagne qui seront présents !
“Donner aux jeunes des lieux pour s’exprimer”L’événement se veut à la fois un temps de réflexion et un temps d’action : un carrefour des initiatives permettra de s’engager, la restauration sera assurée par une entreprise d’insertion, on pourra donner son sang sur place, nous avons travaillé l’accessibilité pour les jeunes en situations de handicap… En parallèle, des temps de forum proposeront des réflexions sur 28 thèmes variés comme la bioéthique, l’écologie, la politique mais aussi sur les choix de vie, les vocations, …qui s’articuleront autour de trois temps de célébration, mais aussi un carrefour des talents, un concert, une soirée festive, un jeu de piste.
Pour ce rassemblement, nous avons décidé de donner une place importante aux questions relatives à la vie affective. Les jeunes qui participent sont à 80% célibataire, d’autres sont en couple, certain sont séparés, divorcés. Le fait d’être chrétien ne nous protège pas des réalités de notre société. Pour certains, il s’agit d’une vraie souffrance voire parfois de culpabilité.
Il nous semblait important de permettre à tous les jeunes de vivre un temps en Eglise où l’expression, les échanges seraient libres. Si on passe à côté de ces questions, on passe à côté d’une vraie préoccupation de notre génération.
“Nous sommes tous engagés dans la mission de l’Eglise”Le rassemblement a pour thème “Aimons en acte et en vérité” et s’inscrit dans Diaconia 2013. Pourquoi ce choix ? La démarche Diaconia, c’est le service du frère. C’est affirmer qu’en tant que chrétiens, nous sommes tous engagés dans la mission commune de l’Eglise. La charité et le service sont de la responsabilité de tous, ils ne doivent pas être réservés aux services spécialisés. Dès le début, nous avons voulu faire des liens avec Diaconia 2013, ne serait-ce que pour faire prendre conscience aux jeunes qui vont participer qu’ils font intégralement partie de l’Eglise, quels que soient leurs parcours et leurs choix de vie. Il s’agit aussi d’une belle opportunité pour recueillir les témoignages des jeunes, et porter leurs paroles et leurs préoccupations à l’ensemble de la communauté chrétienne de France.
A titre personnel, je travaille depuis 8 ans auprès de personnes fragilisées et je suis très heureuse que l’Eglise se mobile autour de ces questions, qu’enfin une réflexion commune soit amorcée. Pour moi, l’enjeu n’est pas simplement d’être au service des personnes, mais bien de donner une place à tous dans l’Eglise.
“Je suis obligée de changer de regard.”Au niveau de l’organisation de l’événement, ce qui m’apporte beaucoup c’est d’accompagner des jeunes qui sont très différents à construire un événement ensemble. JPentecôte est co-construit avec des mouvements, des communautés, des services d’Eglise et c’est une vraie richesse en termes d’organisation et de rencontre : ça nous oblige à rencontrer des personnes qu’on n’a pas l’habitude de côtoyer. Je suis obligée de me remettre en question, de changer de regard, je me rends compte que des choses qui me semblaient naturelles ne le sont pas pour tous, que l’on a des parcours différents et des manières de vivre notre engagement chrétien différentes. Cette diversité me tenait vraiment à cœur, elle représente à elle seule la richesse et la complexité de l’Eglise.
Pour les jeunes, JPentecôte, c’est l’occasion de vivre un temps d’Eglise, d’avoir un lieu de réflexion et de respiration pour maintenir une cohérence entre leur vie professionnelle, leur vie personnelle, leur vie de chrétien. C’est un rassemblement où on peut se sentir appartenir à l’Eglise avec ce qu’on est, nos fragilités, nos dons, nos talents. C’est une occasion de rencontre, aussi ! Je veux que ce rassemblement soit joyeux, heureux, qu’on fasse la fête ! C’est aussi ça le message du Christ : être dans la joie. C’est une grâce, une joie permanente d’être chrétien et de croire au Christ. On a besoin de moments de rassemblement comme celui là pour se ressourcer et se le rappeler.
Alida Culaj a 32 ans. Travailleuse sociale, elle travaille dans l’accompagnement de familles et de personnes isolées en précarité qui sont hébergés par l’Association des Cités du Secours Catholique. Membre du bureau national de la CoJP, elle coordonne le rassemblement JPentecôte.
Mgr Denis Moutel, évêque de Saint Brieuc, invite tous les jeunes professionnels à JPentecôte !
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Cindy, 17 ans, vient de participer au Frat à Lourdes pour la deuxième fois, du 16 au 21 avril. Pour Jeunes Cathos Blog, elle raconte son expérience et les moments forts qu’elle y a vécus !
La première fois que je suis allée au Frat, c’est parce qu’on m’en avait parlé. Mon parrain, des personnes de mon aumônerie qui étaient déjà parties, m’ont dit que c’était quelque chose à vivre, qu’il fallait y aller. C’est ce que j’ai fait en partant au Frat avec mon aumônerie, et je n’ai pas regretté ! J’ai été tout de suite impressionnée par le nombre qu’on était. Dans la vie de tous les jours, dans la rue, on a l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de jeunes qui ont la foi ; voir tous ces jeunes réunis à Lourdes par la religion, c’était incroyable !
« J’ai fait de très belles rencontres »Cette année, j’ai eu envie de revivre ce moment tellement particulier. Je me suis dit que c’était ma dernière occasion d’aller au Frat en tant que jeune, et je n’ai pas hésité !
Ca a encore été un moment extraordinaire. J’étais plus ouverte que la première fois où je suis allée au Frat, j’allais plus facilement vers les autres et j’ai fait de très belles rencontres. Mon aumônerie était jumelée avec une autre aumônerie et on s’est beaucoup rapprochés pendant ces cinq jours ; à la fin, je suis devenue plus proche de personnes de l’aumônerie jumelée que de certaines de ma propre aumônerie !
Je garde beaucoup de bons souvenirs du Frat, notamment la réconciliation et le sacrement des malades. La réconciliation, c’était le moment que j’attendais de vivre. Je me disais que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas confessée… et que j’avais beaucoup de choses à dire ! Après l’avoir fait, je me suis sentie beaucoup plus légère. Prête à repartir !
« Ca fait du bien de pouvoir parler librement de notre croyance »Au bout des cinq jours, à la fin de la messe, avec mes amis, on a eu un coup de blues. On se disait que c’était la dernière fois qu’on participait au Frat en tant que jeunes et que ça allait nous manquer.
Je pense déjà à retourner au Frat en tant qu’animatrice. Je pense aussi que l’année prochaine, je participerai aux JMJ à Rio ! C’est important, de se rassembler autour de la foi. On est tous réunis pour quelque chose qui nous tient à cœur, qui a son importance pour chacun de nous. Ca fait du bien de voir que d’autres personnes partagent la même croyance, de voir qu’on peut en parler librement entre nous alors que ce n’est pas forcément le cas à la maison ou à l’école, parce qu’on ne sait pas comment les gens vont réagir.
Je veux dire à tous ceux qui ont peur d’aller au Frat, en se disant qu’ils vont passer pour des ringards en allant à Lourdes, que c’est une expérience incroyable : ça nous renforce dans la foi, ça permet de créer la relève… C’est à vivre !
Cindy, 17 ans, en terminale ES en Seine-et-Marne.
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Avance au large est une proposition de la pastorale étudiante pour participer à la prestigieuse Course Croisière EDHEC en représentant les aumôneries et communautés chrétiennes étudiantes. Nicolas, en dernière année d’école d’ingénieur, s’est joint à l’aventure lors de l’édition 2010 de la course.
La Course Croisière EDHEC est le plus important événement sportif étudiant d’Europe. Pendant une semaine, elle rassemble plus de 3000 étudiants autour d’un défi sportif et dans une ambiance festive. La course se tient cette année à La Rochelle du 13 au 21 avril. Lorsque j’y ai participé, il y a deux ans, l’événement avait eu lieu à Brest. La croisière EDHEC (ou CCE pour les intimes) s’articule autour de trois trophées. Le Trophée Mer est le cœur historique de la course et accueille chaque année plus de 170 bateaux. Le Trophée Terre consiste en un raid multi-sports où s’affrontent 150 équipes. Enfin, le Trophée Sable accueille sur le village de la course des tournois de sport sur sable. Pour ma part, j’ai participé au Trophée Terre, qui représente un beau défi sportif. Tous les jours, nous alternions course à pied, course d’orientation, VTT, run and bike ou canoë. Le Trophée Terre m’a aussi donné l’occasion de découvrir l’arrière pays brestois et les côtes bretonnes le long desquelles nous avons couru. Nous sommes passés dans des paysages superbes. Le soir après les épreuves, nous avions le temps de flâner dans le village de la course pour discuter avec d’autres étudiants avant de participer à la soirée. Nous avons terminé douzièmes, et l’année d’après l’équipe d’Avance au large a fini troisième !
Porter une proposition chrétienne à destination des jeunesTrès bien, me direz-vous : c’est un bel événement sportif étudiant, mais la pastorale étudiante là-dedans ? J’y viens ! Parce que « Avance au large », ce n’est pas seulement faire du sport et aller aux soirées de la CCE. Nousapportons aussi une présence d’Eglise. Le fait le plus visible est la distribution de « Prions en Eglise », spécialement conçus pour la semaine de la course, pendant la chaîne d’approvisionnement le premier jour. C’est l’occasion d’inviter les participants à la messe que nous organisons le premier dimanche de la course. Chaque jour, nous célébrions la messe dans notre « QG » avec ceux qui le souhaitaient. Avant les épreuves sportives, nous prenions un petit temps de prière en équipe. Avance au Large est aussi présent pour porter une proposition chrétienne à destination des jeunes. En 2010, notre souci était d’informer les étudiants sur la situation en Haïti (c’était quelques mois après le tremblement de terre) pour développer un esprit de solidarité avec les étudiants haïtiens, en faisant connaître par exemple les propositions de volontariat en Haïti.
On peut être catho et faire des performances sportives !Ce qui m’a le plus marqué, c’est simplement notre présence en tant que chrétiens sur la course. Les étudiants sont là en général pour représenter leur école. Pas nous. Dans le bus pour nous rendre sur le lieu des épreuves ou sur le village de la course, on m’a souvent demandé de quelle école je venais. Je répondais : « Je suis venu avec Avance au Large, pour représenter les aumôneries étudiantes et les propositions de solidarité avec Haïti ». On souhaite ainsi montrer que l’Eglise a une place dans notre vie et que la foi structure notre existence. C’était l’occasion d’engager le dialogue. Avance au large présente une Eglise vivante et présente dans les lieux de vie étudiants. On peut être catho et faire des performances sportives ou aller aux soirées ! Je crois que le plus gros enjeu est de montrer en vivant cette expérience que l’Eglise veut se faire proche de chacun, et en particulier des jeunes. Au-delà de la performance sportive, notre présence apporte un souffle d’espérance, qui invite les autres étudiants à se poser des questions.
Nicolas Lestoille
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Concerts de pop chrétienne et de musique sacrée, expositions, conférences, pièce de théâtre… le festival Pâques en Octaves aura lieu du 13 au 15 avril à Blois. Bénédicte, membre de l’équipe d’organisation, raconte.
L’aventure a commencé pour moi le 11 juillet 2011, jour où Mathieu, le président de l’association « Pâques en Octaves », m’a demandé si je voulais m’engager dans le projet : créer un festival sur Blois, avec une double programmation pop et classique, pour redynamiser la ville et particulièrement le diocèse.
Une forte demande et un réel publicCe concept original avait été entrepris par le « Festival de Pâques » de Chartres qui avait attiré jusqu’à sa dernière édition des milliers de personnes. L’annulation de l’édition 2011 laisse un grand nombre de déçus. En voyant les articles suite à cette subite annulation, Mathieu a alors eu l’idée de reprendre ce concept novateur et de délocaliser le festival sur Blois. Nous avions conscience que c’était un projet ambitieux au vu du travail que nous allions devoir fournir et du budget qu’un tel évènement demandait. Nous étions un groupe d’étudiants, venant des quatre coins dela France, réunis autour de ce projet, qui nous ne connaissions pas grand chose au monde du spectacle.
Nous avons du faire face à de réelles difficultés : nous avons vite réalisé qu’il n’était pas si simple d’obtenir les autorisations pour le lieu du festival et de trouver des partenaires pour financer le festival. Nous nous sommes parfois heurtés à des réticences.
Il y avait également un vrai enjeu autour de la programmation : nous nous devions de présenter un programme sérieux à nos futurs festivaliers. Pour cela, nous nous sommes entourés de professionnels avec Grégory Turpin, chanteur reconnu dans le milieu pop et Vincent Grappy pour le classique qui est notamment le titulaire de l’orgue de la cathédrale de Blois.
Mais quels que soient les obstacles, il y avait une forte demande et un réel public suite à l’arrêt du « Festival de Pâques » : autant dire que notre projet tombait à pic !
« Une occasion d’extérioriser ma foi »A titre personnel, je ne pouvais que répondre par un grand « oui » à cette proposition : c’était une occasion de découvrir le monde associatif qui m’était inconnu, mais aussi d’extérioriser ma foi et de pouvoir faire une œuvre pour l’Eglise en participant à la « nouvelle évangélisation ».
Mathieu m’a confié le poste de secrétaire, que j’ai vite découvert : mails, coups de téléphone, archivage des différents documents reçus… Autant de tâches qui m’ont montré à quel point le rôle du secrétaire est indispensable. Non seulement je dois être la médiatrice entre l’association et les différents secteurs publics et privés, mais aussi la personne qui parle au nom du festival. Il me faut, en permanence, être efficace et disponible.
Avec cette expérience, j’ai pu me rendre compte du résultat produit par un réel travail d’équipe. Grâce aux efforts de tous, nous pouvons proposer aujourd’hui 22 concerts, 3 conférences mais aussi 1 exposition de 3 artistes contemporains et une pièce de théâtre et ce sur un week-end.
Je vous donne rendez-vous du 13 au 15 avril à Blois avec Paddy Kelly, Glorious, le chœur de la cathédrale de Birmingham, le Quatuor Girard et encore bien d’autres!
Bénédicte Franc, secrétaire de l’association « Pâques en octaves »
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Le site de Pâques en Octaves La programmation du festival L’équipe d’organisation du festival
En août dernier, nous avons été des milliers à nous rassembler autour de Benoît XVI pour participer aux JMJ de Madrid. Le 1e avril prochain, c’est Chartres qui verra ses rues envahies de jeunes de 18-30 ans de toute l’Ile de France, pour célébrer la 27e Journée Mondiale de la Jeunesse.
Les 31 mars et 1e avril prochains, pour la 77e année consécutive, nous n’invitons plus seulement les étudiants, mais tous les 18-30 ans d’Ile de France à se rassembler pour marcher vers Chartres. Ce pèlerinage sera désormais le pèlerinage des jeunes ! Nous avons-nous-mêmes entre 27 et 29 ans, avons déjà une expérience de cette route, et avons accepté de nous mettre au service des pèlerins cette année en faisant partie de l’équipe logistique.
Poussés il y a quelques années par des amis à venir marcher vers Chartres, nous nous sommes finalement tous les trois, dans des groupes différents, laissés porter par un élan de prière et de joie. Difficile pourtant de quitter son confort, quand le scoutisme n’est plus qu’un lointain souvenir… !
Aller au-delà des apparencesCe week-end est l’occasion de prendre l’air avec l’arrivée du Printemps, quand sur Paris la grisaille ne nous est devenue que trop familière. La marche, loin de la performance sportive, est également un excellent moyen pour se ressourcer et faire le point quand on est amené à faire des choix ou à s’engager.
Occasion également d’expérimenter le partage et les échanges en petits groupes. Nous concevons que cette partie peut ne pas faire toujours rêver, voire même faire fuir. Mais c’est un lieu de rencontre de l’autre, d’apprentissage. Le Seigneur met à nos côtés pendant 2 jours des personnes que nous n’aurions pas forcément choisies de nous-mêmes. Et on apprend à creuser, à aller au-delà des apparences. Intéressant…!
« Réjouissez-vous sans cesse »Accompagnés par les prêtres de nos paroisses, nous cheminons en réfléchissant sur un thème. En 2010, nous avons réfléchi sur l’Evangile du jeune homme riche. Celui qui demande : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10,17-22). Pas facile, et parfois un peu lointaine cette vie éternelle ! Mais tellement pleine d’espérance que cela nous a donné envie de progresser dans notre foi et d’aller toujours davantage vers les autres.
Le thème 2012 est « Réjouissez-vous sans cesse » (Ph 4, 4-5), car si les médias ne nous invitent pas toujours à le faire, un de nos devoirs de chrétiens est de répandre la joie autour de nous. Nous espérons donc réunir de nombreux semeurs de joie et d’espérance pour ce week-end des Rameaux, en communion avec tous les diocèses du monde !
Bon carême à tous !
Aymeric Lockhart, Aude et Constance de Vautibault
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Le site du pèlerinage de Chartres
Le 11 octobre 1962, s’ouvrait le concile Vatican II : l’anniversaire de l’événement fera l’objet d’un certain nombre de célébrations dans l’Église catholique tout entière. A Lourdes, un rassemblement national se tient les 24 et 25 mars. Mais de quoi s’agit-il au juste ? En quoi cet événement concerne-t-il encore les chrétiens d’aujourd’hui ?
Le concile Vatican II (1962-1965), c’est à la fois un événement et un ensemble de textes.L’événement, c’est le rassemblement (c’est le sens du mot concile, équivalent latin du terme grec synode) des évêques du monde entier (on parle de concile œcuménique), à l’invitation du pape, pour réfléchir ensemble et élaborer des textes qui vont s’imposer à l’Église tout entière.
L’événement ? Tous les médias sont présents, le 11 octobre 1962, pour photographier et filmer les 2500 évêques, les théologiens et les observateurs chrétiens non catholiques qui sont présents. L’élaboration des textes se passe à peu près comme dans un parlement. On dispose d’un texte provisoire et les orateurs proposent des amendements pour le modifier et l’acheminer vers une version qui devra faire l’objet de l’approbation la plus large (au moins les 2/3 des voix). Les travaux se passent, de 9h à 12h environ, dans la grande nef de Saint-Pierre de Rome (d’où le nom du concile) où ont été montées des tribunes. L’après-midi, ce sont les réunions des commissions (évêques et théologiens), chacune étant responsable d’un ou plusieurs textes. En soirée, les experts donnent des conférences, les évêques se rencontrent librement et nouent des contacts avec les observateurs non catholiques. Ces liens informels auront une grande importance dans l’évolution des esprits !
Les textes ? Il y en aura 16, touchant un grand nombre de sujets.Quatre constitutions sur l’Église, la Révélation, la liturgie et l’Église dans le monde de ce temps.
Neuf décrets sur les évêques, le ministère et la vie des prêtres, la formation des prêtres, la vie religieuse, l’apostolat des laïcs, les Églises catholiques orientales, l’œcuménisme (dialogue entre chrétiens), la mission, les moyens de communication sociale.
Trois déclarations (textes adressés au monde entier) sur la liberté religieuse, les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, et l’éducation catholique.
Quel a été l’effet du concile ?On est passé d’une Église quelque peu frileuse, repliée sur soi, à une Église ouverte sur le monde et sa vie. Les fidèles sont devenus participants de la liturgie, ont développé leur sens communautaire et ont appris à se nourrir de la Parole de Dieu, évêques, prêtres et laïcs se sont rapprochés fraternellement. Peut-être, me direz-vous, ce tableau apparaît-il trop idéal et ce qu’on connaît des réalités ecclésiales ne lui correspond pas. Pourtant, du progrès a été fait et nous restons une Église en chemin, qui a à apprendre chaque jour de son Seigneur.
Daniel Moulinet, prêtre du diocèse de Moulins et professeur d’histoire à l’Université catholique de Lyon (Faculté de théologie). Il a publié le livre Vatican II raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu aux éditions de l’Atelier.
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Vatican II : objectif 50 ans (le blog pour préparer l’anniversaire du concile) Dossier sur l’anniversaire du concile Vatican II Déroulement du concile Vatican II Schéma des textes du concile Vatican II Textes et documents de référence sur le concile Vatican II
Les prochaines Journés Mondiales de la Jeunesse (JMJ) auront lieu à Rio, du 23 au 27 juillet 2013. Le père Eric Poinsot, directeur du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations s’est rendu au Brésil en voyage de reconnaissance ! Rencontres avec les missionnaires français, avec le coordinateur des JMJ, avec l’ambassade de France… il raconte !
Le Brésil, terre de contrastes
Premiers contacts avec le Brésil : on constate rapidement que c’est une vraie terre de contrastes : il y a d’énormes disparités, en termes de richesse, de culture, de géographie. C’est un pays immense, où la grande pauvreté cohabite avec la richesse. Nous découvrons Rio, ville structurée sur le bord de mer, pauvre et sauvage dans les collines.
Les Brésiliens nous font l’effet d’être gentils et très chaleureux, et nous découvrons une Eglise jeune et vivante, avec des messes très dynamiques.
Au cours de notre voyage, nous faisons plusieurs rencontres très marquantes.
La favela de Alagados
En prenant le bus pour les abords d’une favela de Salvador : « Alagados », nous nous apercevons que nous nous sommes trompés de bus. A notre arrivée au terminus de la ligne, le chauffeur essaie de nous expliquer notre route, perplexe devant notre destination. Un peu plus loin, nous demandons notre route à un couple : l’homme nous indique la direction mais la femme ne veut pas que nous nous aventurions sur ce chemin !
Tout à coup, nous voyons arriver notre chauffeur de bus qui se propose de nous accompagner dans la favela. Il a une courte pause et pense qu’il ne serait pas raisonnable que nous nous allions seuls dans la favela.
C’est un paysage de désolation matérielle qui s’offre à nous ; mais il y a beaucoup de vie et les nombreux enfants que nous rencontrons en sont le signe. La route est longue pour arriver à destination et notre chauffeur doit retourner prendre son service ; cependant, il ne se résigne pas à nous laisser en plein milieu de la favela. Il interpelle alors un jeune, lui indique notre destination et lui demande de nous y conduire. Grâce à eux deux, nous arrivons à la chapelle Notre Dame de los Alagados. Après cela, comment ne pas croire aux « anges » ?
La communauté de la Trinidad des gens de la Rue
L’Eglise de la Trinité est cachée derrière les grues du port… Elle semble presque en ruine mais en s’approchant, on découvre un autre monde… L’Eglise est « habitée » par une présence étonnante : dans le silence de la sieste, à l’heure la plus chaude du jour, quelques-uns dorment, d’autre prient devant le Saint-Sacrement… C’est l’Eglise des gens qui vivent dans la rue !
C’est là que l’archevêque de Salvador, Mgr Geraldo Majella Agnelo, a demandé à Frère Eric, « moine-pèlerin », originaire de Chambéry de recevoir ces « visages souffrants du Christ ».
Et ils sont bien là. Quelques 200 personnes qui passent dans l’année, pour une halte, un port de paix, de réconfort, de prière surtout. Car c’est bien « un lieu de prière » qui accueille dans ses murs ces pauvres, qui se découvrent « amis du Christ » ; certains se reconstruisent, d’autres sont accompagnés vers la maison du Père.
C’est dans la prière, où la participation est libre, que se forge la communauté ; le style est sobre et la liturgie s’inspire de Taizé, puisque ce pays catholique compte aujourd’hui beaucoup d’autres confessions chrétiennes.
Chacun vit de son travail : la récupération et la revente de 2 tonnes de déchets par semaine permettent de remplir la marmite et de construire des petites maisons, louées à ses occupants.
Ces quelques idées qui semblent simples dans ce lieu qui procure une paix à ses occupants comme à ses visiteurs ; mais pourtant il s’agit de vivre au jour le jour les aléas de la vie dans la rue.
La préparation des JMJ
Au Brésil, on parle encore peu des JMJ ; un peu plus depuis septembre, quand la croix a commencé à circuler dans les diocèses du Brésil et dans les capitales proches (Chili, Uruguay, Paraguay, Argentine). Et pourtant, l’organisation a commencé !
Le logo a été révélé, un site internet a été créé. Nous avons participé à la rencontre biannuel des missionnaires français qui sont au Brésil (une centaine). Ils seront potentiellement des personnes ressources pour préparer les Journées dans les diocèses du Brésil. A Rio, nous avons rencontré le père Joël Amado, coordinateur et secrétaire exécutif des JMJ de 2013, avec lequel nous avons parlé transport, hébergement, catéchèses… Notre voyage s’est terminé par une rencontre avec l’ambassadeur de France qui est un très bon connaisseur de la société brésilienne.
L’aventure des JMJ brésilienne, c’est parti !
Père Eric Poinsot, directeur du Service National pour l’Evangélisation des Jeunes et pour les Vocations
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Le site des JMJ 2013 (disponible en portugais, espagnol et anglais)
Ecclesia Campus s’est tenu à Rennes les 4 et 5 février dernier, réunissant 2500 étudiants de toute la France et de toutes les formations. A cette occasion, 200 volontaires rennais se sont mobilisés pour les accueillir. Blandine et Amaury ont recueilli leurs témoignages.
Deux semaines après Ecclesia Campus, où 2500 étudiants se sont rassemblés à Rennes pour un week-end de formation, de prière, de rencontre et de fête, que reste-t-il ? Les rues ne sont plus parsemées d’étudiants en sweats bariolés et floqués de paroles d’Evangile ou de « Souris, Jésus t’aime ». Le Liberté ne résonne plus des prières de la messe. Les salles de classe ne sont plus des dortoirs improvisés. A la halle Martenot, on ne distribue plus de café et de cidre pour réchauffer les corps et les cœurs. On trouve même des chaises pour s’asseoir quand on va à la Cathédrale Saint Pierre. Alors, Ecclesia Campus, c’est bien fini ?
Non, seule la période des semailles s’est achevée. Les villes universitaires de France ont vu rentrer des étudiants prêts à porter du fruit en abondance sur leur campus, leur terre de mission. Nous ne serons pas les témoins directs de tous ces fruits qui germeront dans les mois et les années à venir. Nous ne le souhaitons pas d’ailleurs, trop heureux d’avoir déjà pu servir l’Eglise dans la préparation de ce rassemblement. Toutefois, à Rennes et à Paris, nous avons la chance de recevoir les témoignages enthousiastes, joyeux, parfois drôles et toujours touchants de tous les étudiants qui ont mis la main à la pâte pour préparer l’événement, ces étudiants volontaires, reconnaissables à leur fameux sweat bleu.
« Ils ont travaillé avec beaucoup de joie »
Nous sommes conscients de leur en avoir demandé beaucoup, en plus de leur travail d’étudiant. La plupart d’entre eux a donné de son temps et souvent pris sur son sommeil pour accomplir sa mission. Tous ont affronté le froid, la fatigue, l’imprévu pour accueillir 2500 étudiants et aumôniers dans leur ville. Non seulement ils ont parfaitement réussi leur mission, mais surtout, « ils ont travaillé avec beaucoup de joie », comme s’en réjouissait Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes et institué volontaire pour l’occasion. C’est cela qui nous a le plus émerveillé. Même en arrivant au Liberté, samedi à 6h du matin, nous avons trouvé une vingtaine de volontaires, tout sourire. Aucun ne montrait le moindre signe de fatigue, alors même qu’ils étaient arrivés au début de la nuit pour confectionner les sacs des participants, « un vrai travail à la chaîne, en chantant, café à la main » selon Anne.
Et puis le week-end démarre ! Tout doit aller très vite. Les responsables de pôle donnent le rythme. Mais le « sourire-volontaire » est toujours là. Chaque participant a le droit à une petite attention quand il reçoit son petit-déjeuner ou son pique-nique. « C’est tellement agréable de vous voir si nombreux » leur confiera un des sweats bleus.
« Des moments très forts de solidarité et de communion »
Le week-end qu’ont vécu les volontaires n’a pas grand-chose à voir avec celui de tous les autres participants. La plupart attendra la diffusion des vidéos pour savoir ce qu’a dit Mgr Barbarin ou Elena Lasida. Certains, comme Xavier qui était à la bagagerie, ont « entendu Glorious derrière un mur ». Pour Lionel, c’est la flash mob qu’il n’a pas pu vivre : « je ne tenais plus sur mes jambes ». Mais tous ont vécu des moments très forts de solidarité et de communion, entre eux ou avec les participants. Beaucoup rejoignent Lionel quand il s’exclame : «je suis très fier d’avoir été parmi les volontaires…c’est un moment inoubliable de ma vie! » ou Anne : « J’ai adoré être volontaire. Je suis contente d’avoir pu rendre service. Je garderai vraiment un souvenir exceptionnel de ce week-end ». En chacun l’Esprit a travaillé pour transformer leur travail en une immense prière qui résonne encore dans toutela France.
Chers volontaires, merci et bravo pour votre don total pendant ce week-end. Ce projet qui est né il y a 3 ans et sur lequel nous travaillons depuis 6 mois n’aurait été que du vent sans votre engagement admirable. Nous vous gardons chacun dans nos prières et vous confions tout particulièrement à l’intercession de Notre Dame des Campus.
Amaury Rony et Blandine Nautré, Equipe pilote d’Ecclesia Campus
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Le site d’Ecclesia Campus
Témoignages sur le week-end
Les textes du week-end
En décembre, A Bras Ouverts (ABO) fêtait ses 25 ans ! ABO est une association d’inspiration chrétienne qui organise l’accueil par des accompagnateurs bénévoles d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes ayant tout types de handicap le temps de week-ends ou de vacances. Le principe de l’association repose sur le binôme constitué d’un jeune handicapé et de son accompagnateur. Retour sur les 25 ans de l’association !
« Et oui les amis, 25 ans déjà!
Peut-être est-ce la joie de se revoir tous ensemble et de recroiser des amis de la France entière, peut-être le fait de savoir que nous allons bien rire encore, peut-être simplement le fait de sentir qu’on peut aimer sans se priver… toujours est-il que nous commençons tous les 3 cette journée avec une superbe joie ! Le fauteuil de Gilou tourne à fond, des amis par-ci, par-là, un jeu dehors, des déguisements à enfiler, des photos, le livre d’or.. Nous n’en finissons pas et tant mieux. On a le droit de redevenir des petits, pas vrai Gilou? C’est tour à tour, durant le week-end, que nous découvrons ensemble les décors féériques, les nombreux ateliers qui nous promettent des moments de plaisirs, cette nouvelle chanson écrite pour A Bras Ouverts que nous n’arrêtons pas de chanter jusqu’à en perdre haleine. Tout est fait pour que nous vivions pleinement cette belle aventure proposée par nos gentils organisateurs qui animent ce magnifique week-end de fête. Tous ces sourires en cascade l’indiquent, la recette du bonheur n’est plus à chercher, je crois qu’elle est là ! La fiesta du samedi transforme la salle du parc floral en une salle de danse géante. La soirée se termine en apothéose avec une nouvelle surprise : tous ensemble nous soufflons les 25 bougies du gâteau d’anniversaire d’A Bras Ouverts ! « Joyeux Anniversaire A Bras Ouverts !!!! »
Le monde a besoin des tout-petits
Puis arrive dimanche, nous avons la chance d’assurer le service de la messe, afin de recevoir une fois de plus le sacrement de la vie éternelle. Et c’est reparti, car nous arrivons au terme de ce moment avec encore une fois une grosse surprise: il s’agit d’un spectacle hors-norme avec estafettes, trampoline, ballons confettis! A la hauteur de la foliequi anime nos âmes avec nos amis: folie qui est de se donner la main, d’être heureux ensemble, juste le temps de croire qu’enfin tout est possible pour nous si on se donne.
Que dire de plus? Merci pour l’organisation, merci pour les Responsables d’Activités, pour tous ceux qui sont actifs au sein de l’association, merci à celui qui m’a invité un jour, merci à Dieu.Que chacun puisse découvrir combien la vie est belle, peut-être est-ce l’unique mission d’A Bras Ouverts, et qu’elle est belle. Il faut poursuivre, créer des ponts, des passerelles, entre les gens, les maisons, les pays. Le monde a besoin des tout-petits, O combien; mieux encore, il sera sauvé par la prière des tout-petits. »
Pierre Labalette, membre d’ABO
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Le site de l’association A Bras Ouverts
Le témoignage de Domitille, partie aux JMJ avec A Bras Ouverts
Le 11 février, Alpha Jeunes présente une soirée de louange Worship Central, à l’église Saint-Denys de la Chapelle à Paris, avec notamment Tim Hugues, Al Gordon ou encore Fabrice Kaspar (de Push). En réponse à nos questions, Georges, membre de l’équipe d’organisation, nous présente l’événement :
Worship Central, qu’est-ce que c’est ?
L’événement du samedi 11 février est un concert de louanges qui a pour but de lancer une démarche de cours de louange Worship Central, qui a déjà fait ses preuves en Angleterre. Cette école forme dans le milieu protestant et catholique les personnes à la conduite de la louange, à l’animation de temps de prière liturgiques.
Avant la soirée, il y aura un temps réservé aux animateurs de musique, aux conducteurs de louange. Ils pourront ainsi rencontrer les organisateurs de Worship Central Londres. Et le soir, le concert est ouvert à tous, spécialement aux jeunes. Ce type de concerts est proposé régulièrement en Angleterre pour vivre un temps de prière autour de la musique, pour pouvoir amener des personnes loin de la foi à recevoir la parole de Dieu, à rencontrer le Seigneur. C’est un événement évangélisateur, qui veut toucher très large : à la fois les milieux protestants, les milieux catholiques, et les personnes éloignées de l’Eglise.
Pour vous, c’est important, cet aspect œcuménique ?
C’est quelque chose de très important pour moi. J’ai participé à beaucoup de rassemblements œcuméniques, j’ai réappris à prier dans ce milieu où catholiques et protestants prient ensemble, où prêtres prêchent après pasteurs, où le message est délivré sans tenir compte de la confession mais en écoutant la parole de Dieu.
Je pense que c’est très important de s’ouvrir à nos frères chrétiens, notamment sur la louange. Les catholiques et les protestants n’ont pas évolué de la même manière dans leur rapport à la musique et ont beaucoup à apprendre les uns des autres, en partageant leurs expériences.
Avez-vous participé à des événements Worship Central à Londres ?
Oui, il y a cinq ans, à la paroisse Sainte Cécile à Boulogne, j’avais le désir de créer une école de louange et je suis allé, comme ambassadeur, participer à un événement Worship Central en Angleterre. J’ai participé à toute une journée avec plus de 2 000 jeunes qui vivaient des moments de louange. Il y avait des concerts, des ateliers, des formations. Le point fort, c’est que ces formations sont accessibles à tous, peu importe la sensibilité ou la manière de prier qu’on a.
Aujourd’hui, je souhaite qu’on puisse proposer cette démarche de cours de louange en France, en tenant compte du contexte français, du contexte des églises et des paroisses. C’est un vrai défi, qu’Alpha Jeunes a déjà pu relever avec les parcours Alpha Jeunes.
Georges Merza, 28 ans, marié, père de famille, éducateur spécialisé aux Apprentis d’Auteuil. Il est impliqué dans des mouvements d’Eglise depuis plus d’une dizaine d’années et participe à l’organisation de Worship Central en France.
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Worship Central à Paris


