Le jour de l’Ascension, on fête l’élévation de Jésus-Christ au ciel. Jean-Paul Deremble, historien d’art, part d’une oeuvre d’art pour commenter cette fête.
Peut-on signifier une réalité invisible ?Comment représenter le moment de l’invisibilité ? C’est l’épreuve majeure pour le croyant et pour l’artiste. C’est le moment de la Résurrection. Le Christ se révèle alors dans une présence qui intègre son absence, dans une vie qui comprend la mort. Aussi pour expliciter le mystère de la Résurrection, les Évangélistes parlent d’apparitions au cours desquelles le Christ se fait reconnaître à travers les marques de sa passion tout en disparaissant à leurs yeux.
L’artiste qui veut rendre compte de ce moment est donc confronté à une difficulté maximale puisque son image qui est de l’ordre du visible doit signifier une réalité invisible. Est-ce possible ? En fait c’est la condition même du génie de l’art que d’introduire par le visible dans l’au-delà du visible. L’artiste fait l’expérience de la transcendance de la beauté par la manipulation des matériaux concrets jusqu’à ce point où le tangible laisse la place à une vision d’un autre ordre dont il est toujours difficile de parler puisqu’elle est celle de la plénitude de la beauté.
Il se passe quelque chose de tout à fait semblable dans l’ordre de la foi : au moment où je reconnais le Christ, celui qui est crucifié, il devient invisible mais présent par mon témoignage.
Chercher dans le ciel un signe de DieuParmi mille images, le vitrail de Champ-près-Froges dans l’Isère montre l’admirable articulation des contraires :
- en haut le Christ dans la Gloire du ciel, au sein d’une mandorle tenue par deux anges – manière traditionnelle de montrer un ciel ouvert mais inaccessible – ;
- en bas les Apôtres assemblés en Église recevant l’Esprit de la Pentecôte et inaugurant le temps de la mission.
- Au milieu, dans un entre-deux problématique, encore les Apôtres qui regardent avec tension vers le ciel mais qui ne voient rien sinon un message porté par les messagers d’excellence que sont les anges. Tout le vitrail est dans ce noyau central qui convertit le désir de voir la Gloire de Dieu en haut en témoignage apostolique ici-bas. Magnifique croisement du ciel et de la terre.
C’est notre condition de chercher dans le ciel, donc en dehors de soi, – parfois dans des images trompeuses – un signe de Dieu, qui se trouve en fait au milieu de notre vie d’épreuves crucifiantes, puisque Dieu nous y rejoint par son Esprit et nous donne de devenir ce signe incarné de beauté dont le monde a tant besoin.
Jean-Paul Deremble Université de Lille 3
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L’Ascension est inséparable du mystère de Pâques Que fête-t-on jeudi 17 mai prochain ? « Comme s’ils voyaient l’invisible » par Mgr Sankalé
Du 26 au 28 mai 2012 aura lieu à Paris JPentecôte, rassemblement national de jeunes professionnels chrétiens coordonnée par la CoJP (Coordination des Jeunes Professionnels). Il s’inscrit dans la démarche Diaconia 2013, qui est un appel lancé pour élargir la responsabilité du service des frères à tous les membres de l’Eglise.
Alida, 32 ans, est travailleuse sociale. Membre du bureau national de la CoJP, elle coordonne l’organisation de Jpentecôte. Elle raconte !
L’objectif de JPentecôte est de rassembler les jeunes de 25 à 35 ans pour un temps d’Eglise de réflexion, de rencontre, d’action et de fête. Il y a très peu de propositions de ce type pour les jeunes professionnels. Les 26-27-28 mai, c’est 1 000 jeunes professionnels venant de toutela France, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse et d’Espagne qui seront présents !
“Donner aux jeunes des lieux pour s’exprimer”L’événement se veut à la fois un temps de réflexion et un temps d’action : un carrefour des initiatives permettra de s’engager, la restauration sera assurée par une entreprise d’insertion, on pourra donner son sang sur place, nous avons travaillé l’accessibilité pour les jeunes en situations de handicap… En parallèle, des temps de forum proposeront des réflexions sur 28 thèmes variés comme la bioéthique, l’écologie, la politique mais aussi sur les choix de vie, les vocations, …qui s’articuleront autour de trois temps de célébration, mais aussi un carrefour des talents, un concert, une soirée festive, un jeu de piste.
Pour ce rassemblement, nous avons décidé de donner une place importante aux questions relatives à la vie affective. Les jeunes qui participent sont à 80% célibataire, d’autres sont en couple, certain sont séparés, divorcés. Le fait d’être chrétien ne nous protège pas des réalités de notre société. Pour certains, il s’agit d’une vraie souffrance voire parfois de culpabilité.
Il nous semblait important de permettre à tous les jeunes de vivre un temps en Eglise où l’expression, les échanges seraient libres. Si on passe à côté de ces questions, on passe à côté d’une vraie préoccupation de notre génération.
“Nous sommes tous engagés dans la mission de l’Eglise”Le rassemblement a pour thème “Aimons en acte et en vérité” et s’inscrit dans Diaconia 2013. Pourquoi ce choix ? La démarche Diaconia, c’est le service du frère. C’est affirmer qu’en tant que chrétiens, nous sommes tous engagés dans la mission commune de l’Eglise. La charité et le service sont de la responsabilité de tous, ils ne doivent pas être réservés aux services spécialisés. Dès le début, nous avons voulu faire des liens avec Diaconia 2013, ne serait-ce que pour faire prendre conscience aux jeunes qui vont participer qu’ils font intégralement partie de l’Eglise, quels que soient leurs parcours et leurs choix de vie. Il s’agit aussi d’une belle opportunité pour recueillir les témoignages des jeunes, et porter leurs paroles et leurs préoccupations à l’ensemble de la communauté chrétienne de France.
A titre personnel, je travaille depuis 8 ans auprès de personnes fragilisées et je suis très heureuse que l’Eglise se mobile autour de ces questions, qu’enfin une réflexion commune soit amorcée. Pour moi, l’enjeu n’est pas simplement d’être au service des personnes, mais bien de donner une place à tous dans l’Eglise.
“Je suis obligée de changer de regard.”Au niveau de l’organisation de l’événement, ce qui m’apporte beaucoup c’est d’accompagner des jeunes qui sont très différents à construire un événement ensemble. JPentecôte est co-construit avec des mouvements, des communautés, des services d’Eglise et c’est une vraie richesse en termes d’organisation et de rencontre : ça nous oblige à rencontrer des personnes qu’on n’a pas l’habitude de côtoyer. Je suis obligée de me remettre en question, de changer de regard, je me rends compte que des choses qui me semblaient naturelles ne le sont pas pour tous, que l’on a des parcours différents et des manières de vivre notre engagement chrétien différentes. Cette diversité me tenait vraiment à cœur, elle représente à elle seule la richesse et la complexité de l’Eglise.
Pour les jeunes, JPentecôte, c’est l’occasion de vivre un temps d’Eglise, d’avoir un lieu de réflexion et de respiration pour maintenir une cohérence entre leur vie professionnelle, leur vie personnelle, leur vie de chrétien. C’est un rassemblement où on peut se sentir appartenir à l’Eglise avec ce qu’on est, nos fragilités, nos dons, nos talents. C’est une occasion de rencontre, aussi ! Je veux que ce rassemblement soit joyeux, heureux, qu’on fasse la fête ! C’est aussi ça le message du Christ : être dans la joie. C’est une grâce, une joie permanente d’être chrétien et de croire au Christ. On a besoin de moments de rassemblement comme celui là pour se ressourcer et se le rappeler.
Alida Culaj a 32 ans. Travailleuse sociale, elle travaille dans l’accompagnement de familles et de personnes isolées en précarité qui sont hébergés par l’Association des Cités du Secours Catholique. Membre du bureau national de la CoJP, elle coordonne le rassemblement JPentecôte.
Mgr Denis Moutel, évêque de Saint Brieuc, invite tous les jeunes professionnels à JPentecôte !
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Le site de JPentecôte S’inscrire à JPentecôte La page Facebook de JPentecôte Le compte Twitter de JPentecôte Le site de la CoJP Le site de Diaconia 2013
Il y a un an, Jeunes Cathos Blog voyait le jour !
C’était à l’occasion de la béatification de Jean-Paul II, à Rome, à laquelle nous avions assistée et dont nous avions voulu vous ramener un témoignage : un million de pèlerins, et nous et nous et nous !
Le 1er mai 2011, nous avons ainsi ouvert ce blog pour donner la parole aux jeunes et pour aborder tous les sujets qui peuvent vous intéresser ! Depuis, nous n’avons pas arrêté de l’améliorer, avec de nouvelles rubriques, des dossiers… pour qu’il réponde toujours mieux à ce que vous attendez !
Un grand concoursPour fêter cet anniversaire un peu particulier, nous avons souhaité organiser un grand concours pour permettre à chacun de partager sa vision du jeune catho en 2012. Avec « Des photos et des mots », prends ton appareil photo, ton téléphone, ta plus belle plume et montre-nous ton talent et ta créativité !
Alors, pour toi, c’est quoi un jeune catho ?
Un concours, deux catégoriesDes photos … A travers une photo originale, laisse s’exprimer ta créativité et montre-nous le jeune catho de 2012.
… et des mots Avec une phrase ou simplement trois mots, dis-nous ce qui définit le mieux le jeune catho de 2012.
Inscription au concours Pour s’inscrire, le candidat doit envoyer sa production et le formulaire d’inscription ci-joint rempli à l’adresse blog@jeunes-cathos.fr, au plus tard le jeudi 31 mai à minuit. L’inscription est effective à la réception de la candidature par l’équipe du Jeunes Cathos Blog.
Les lots Les gagnants du concours recevront des exemplaires de Youcat, Youcat – Livre de prière et Ze Bible.
RèglementArticle 1 Ce concours a pour objet la production d’une photo ou d’un message (slogan ou trois mots) définissant le jeune catho de 2012. Ces productions doivent être inédites et respecter les lois en vigueur (sont notamment proscrites toutes productions à caractère injurieux, diffamatoire, raciste, incitant à la violence ou à la haine raciale ou violant la vie privée d’une personne)
Article 2 Ce concours est gratuit et ouvert à tout public de 18 à 30 ans.
Article 3 Les productions doivent être retournées au plus tard le jeudi 31 mai à minuit à l’adresse blog@jeunes-cathos.fr en format JPG (pour les photos) et PDF (pour les messages). Les slogans peuvent faire jusqu’à 200 signes (espaces compris). Un accusé de réception sera envoyé à chaque production reçue.
Article 4 Les productions candidates seront mises en ligne dès leur réception sur la page Jeunes Cathos Blog sur Facebook, où ils seront soumis à l’avis des internautes. Les productions gagnantes seront sélectionnées par un jury composé des membres du SNEJV (Conférence des Evêques de France), qui tiendra compte des avis émis sur Facebook.
Article 5 Dans les deux catégories (photo et message), les auteurs des trois productions sélectionnées recevront un prix.
L’auteur de la première production sélectionnée recevra un exemplaire de Youcat et de Ze Bible. L’auteur de la deuxième production sélectionnée recevra un exemplaire de Youcat – Livre de prière. L’auteur de la troisième production sélectionnée recevra un exemplaire de Youcat. Toutes les informations et formulaire d’inscriptionConcours jeunes cathos
Plus de 350 étudiants de 25 pays d’Europe se sont rassemblés pour réfléchir sur la nouvelle évangélisation à Rome le weekend du 1er mai. Dix étudiants français, engagés dans la pastorale étudiante, ont participé à ce congrès et témoignent de leur joie à leur retour.
A l’invitation du Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE) et du diocèse de Rome, des étudiants de toute l’Europe ont été appelés à contribuer à la réflexion de l’Eglise sur la nouvelle évangélisation et sur la construction d’un nouvel humanisme. Ce congrès était un signe de la volonté des Evêques d’associer les jeunes à la préparation du prochain Synode qui se tiendra en octobre 2012 et lancera l’année de la Foi. Nous étions réunis à l’université de Tor Vergata, en périphérie de Rome, un campus moderne et immense, construit là où s’était tenue la messe finale des JMJ de 2000!
Membres d’un même corpsNotre délégation française était composée de quatre membres de l’Equipe nationale de pastorale étudiante, de trois membres du Bureau national de Chrétiens en grande école et de trois étudiants rennais responsables de l’organisation du rassemblement Ecclesia Campus. Nous avons eu la joie de vivre réellement l’unité et la diversité de l’Eglise avec les autres jeunes européens: nous avons constaté que les situations nationales et la vie des aumôneries étaient profondément différentes, et pourtant nous étions membres d’un même Corps, et animés d’un désir de partager notre joie de croire.
Deux conférences d’introduction nous ont rappelé la vocation des étudiants à porter la nouvelle évangélisation, et le « miracle » que doit être l’université. Sous la houlette de Mgr Lorenzo Leuzzi, récemment nommé évêque auxiliaire de Rome, nous avons participé à plusieurs ateliers par groupes linguistiques sur six thèmes: la place de la culture, mondialisation et migrations, l’importance des médias, le rôle de l’économie, la recherche technologique et scientifique, la vie politique. Sur chacun des thèmes, nous avons fait le constat d’un monde qui évolue extrêmement rapidement et où l’humanisme chrétien a un rôle crucial à jouer pour réaffirmer l’unité et la dignité de la personne humaine, et nous avons esquissé des pistes d’action, en particulier pour les jeunes, et dans le cadre universitaire. Les partages, notamment avec les étudiants d’Europe de l’Est (Moldavie, République Tchèque, Slovénie, Slovaquie, Turquie etc.), ont été très riches et ont permis au groupe francophone de faire forte impression le jour de la présentation finale!
Un temps de fête dans la simplicitéNotre séjour à Rome a été marqué par deux grands moments spirituels: la messe dimanche matin à la basilique Saint Pierre, présidée par Benoit XVI, avec neuf ordinations presbytérales, et la veillée de prière lundi soir pour le premier anniversaire de la béatification de Jean-Paul II, sous la Croix des JMJ de Tor Vergata (qui continue de dominer le campus). Le Cardinal Agostino Vallini a prononcé une exhortation pour laquelle notre compréhension de l’italien était trop limitée, mais dont les gestes supposaient un cœur enflammé! La louange a été vécue par tous les étudiants du Congrès comme un temps de fête dans la simplicité, l’action de grâce et la communion! Deo Gracias!
Enfin, puisqu’il faut bien admettre que Rome regorge autant de trésors chrétiens que de bons glaciers, nous avons profité des après-midis de dimanche et mardi pour nous laisser (ré)enchanter par la ville, ses innombrables chiese, ses fontaines, sa dolce vita! Nous sommes rentrés tous les dix réjouis de ce temps d’échanges et surtout résolus à continuer de servir l’Eglise et le Christ auprès des étudiants.
Camille Steiblen, présidente de Chrétiens en Grande Ecole (CGE)
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Texte de synthèse du groupe francophone sur la nouvelle évangélisation Site d’Ecclesia Campus Site de Chrétiens en Grande Ecole
Cindy, 17 ans, vient de participer au Frat à Lourdes pour la deuxième fois, du 16 au 21 avril. Pour Jeunes Cathos Blog, elle raconte son expérience et les moments forts qu’elle y a vécus !
La première fois que je suis allée au Frat, c’est parce qu’on m’en avait parlé. Mon parrain, des personnes de mon aumônerie qui étaient déjà parties, m’ont dit que c’était quelque chose à vivre, qu’il fallait y aller. C’est ce que j’ai fait en partant au Frat avec mon aumônerie, et je n’ai pas regretté ! J’ai été tout de suite impressionnée par le nombre qu’on était. Dans la vie de tous les jours, dans la rue, on a l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de jeunes qui ont la foi ; voir tous ces jeunes réunis à Lourdes par la religion, c’était incroyable !
« J’ai fait de très belles rencontres »Cette année, j’ai eu envie de revivre ce moment tellement particulier. Je me suis dit que c’était ma dernière occasion d’aller au Frat en tant que jeune, et je n’ai pas hésité !
Ca a encore été un moment extraordinaire. J’étais plus ouverte que la première fois où je suis allée au Frat, j’allais plus facilement vers les autres et j’ai fait de très belles rencontres. Mon aumônerie était jumelée avec une autre aumônerie et on s’est beaucoup rapprochés pendant ces cinq jours ; à la fin, je suis devenue plus proche de personnes de l’aumônerie jumelée que de certaines de ma propre aumônerie !
Je garde beaucoup de bons souvenirs du Frat, notamment la réconciliation et le sacrement des malades. La réconciliation, c’était le moment que j’attendais de vivre. Je me disais que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas confessée… et que j’avais beaucoup de choses à dire ! Après l’avoir fait, je me suis sentie beaucoup plus légère. Prête à repartir !
« Ca fait du bien de pouvoir parler librement de notre croyance »Au bout des cinq jours, à la fin de la messe, avec mes amis, on a eu un coup de blues. On se disait que c’était la dernière fois qu’on participait au Frat en tant que jeunes et que ça allait nous manquer.
Je pense déjà à retourner au Frat en tant qu’animatrice. Je pense aussi que l’année prochaine, je participerai aux JMJ à Rio ! C’est important, de se rassembler autour de la foi. On est tous réunis pour quelque chose qui nous tient à cœur, qui a son importance pour chacun de nous. Ca fait du bien de voir que d’autres personnes partagent la même croyance, de voir qu’on peut en parler librement entre nous alors que ce n’est pas forcément le cas à la maison ou à l’école, parce qu’on ne sait pas comment les gens vont réagir.
Je veux dire à tous ceux qui ont peur d’aller au Frat, en se disant qu’ils vont passer pour des ringards en allant à Lourdes, que c’est une expérience incroyable : ça nous renforce dans la foi, ça permet de créer la relève… C’est à vivre !
Cindy, 17 ans, en terminale ES en Seine-et-Marne.
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Le site du Frat La page Facebook du Frat La FratTV
Pour briser l’isolement et offrir un lieu d’information aux saisonniers, depuis plus de 50 ans la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) met en place des accueils saisonniers dans les villes touristiques en juillet et en août afin de répondre à un besoin d’accueil et d’information des jeunes travailleurs estivaux. A l’occasion du 1er mai, deux participants témoignent !
Ces accueils proposent aux saisonniers un lieu convivial pour partager leurs expériences et les difficultés rencontrées ainsi que les informer sur leurs droits. La JOC cherche à aider ces jeunes pour qu’ils s’impliquent personnellement dans leurs démarches et puissent défendre eux-mêmes leurs droits auprès des employeurs, de l’inspection du travail ou des syndicats. Cet été, ce sont 7 accueils saisonniers qui ouvriront leurs portes : Côtes Normande, Saint-Malo, la Baule, les Sables d’Olonne, l’île de Ré, Lourdes et le Grau du Roi.
« Nous mettre au service des saisonniers »Yoann a 20 ans. Il est membre du collectif du Grau du Roi. Il est actuellement en formation pour obtenir un diplôme d’état de moniteur éducatif. Il répond à quelques questions.
Qu’est-ce qui vous a poussés à rouvrir les portes de l’accueil saisonnier du Grau du Roi ?
Les conditions de travail et de vie des saisonniers révélés par la dernière enquête JOC en juillet 2011 nous ont poussés à aller à la rencontre des saisonniers et à nous mettre à leur service. Pendant l’été 2011 nous avons fait un repérage qui nous a permis une première approche. Pour cet été, l’accueil ouvrira pendant 3 semaines !
A travers ce projet, que découvres-tu ?
Mettre en place ce projet me permet d’apprendre à agir collectivement. Dans le collectif nous sommes 3, avec un accompagnateur. Nous avons du chercher le lieu d’hébergement, faire des démarches auprès de partenaires tels que les syndicats et le réseau information jeunesse qui vont relayer notre action. Et puis nous apprenons à faire et gérer un budget, ce qui n’est pas toujours évident.
« Notre foi nous pousse à agir pour les plus petits »Anaêl, lui, a 29 ans. Il n’en est pas à son premier été. Actuellement en recherche d’emploi depuis 1 mois, il est membre du collectif de l’île de Ré. L’été dernier déjà, il a participé pendant une semaine à l’accueil.
Comment ça se passe une semaine en accueil saisonnier ?
Pendant une semaine, on se retrouve entre 4 et 8 jeunes. Le premier jour nous faisons le planning de la semaine, la répartition des tâches (le responsable de semaine qui est garant du bon fonctionnement de la permanence, le trésorier de semaine qui tient les comptes…).
Ensuite la semaine se sépare en plusieurs moments : en même temps que l’on tient la permanence, certain font ce qu’on appel de l’aller-vers. Avec les T-shirt de l’accueil saisonnier et les 15 conseils pour bosser cet été (petit guide du droit du travail publié par la JOC), deux par deux nous allons à la rencontre des saisonniers sur leurs lieux de travails, d’hébergement. On échange avec eux sur ce qu’ils vivent au travail, sur leur condition de vie. Certain n’ont pas de contrat de travail, d’autres font des aller retour en voiture entre le lieu d’habitation des parents et le travail faute d’avoir trouvé un hébergement pas cher à proximité : leur paie passe presque complètement dans le carburant. Certain se sente isolés car ils viennent travailler là mais ne connaissent personne à proximité. Ce sont des personnes qui font cela pour vivre le reste de l’année, qui sont parfois en galère le reste de l’année, qui n’ont pas toujours de travail en dehors de la saison.
A la fin de chaque journée, on fait un bilan en groupe qui nous permet de se dire comment on a vécu la journée, ce qui a été difficile, quel saisonnier nous a marqué ou a besoin de soutien… Puis on établit le programme de la journée. Après on fait ensemble un temps d’arrêt qui nous permet de donner du sens à notre action. Le jeudi soir c’est toujours la soirée saisonniers : une soirée crêpe pour eux ! Cette soirée leur permet de décompresser suite au travail, de partager avec d’autres saisonniers sur ce qu’ils vivent au travail : bref une soirée pour se détendre et rencontrer du monde !
Le samedi matin on fait la révision de vie ! A travers elle, on relit ensemble notre semaine, ce que ça nous a apporté, ce qu’on veut transmettre aux autres. A travers l’évangile, nous regardons notre action. C’est bien notre foi qui nous pousse à agir pour les plus petits de l’été que sont les saisonniers.
Pour cet été, quoi de nouveau ?
Cet été, nous allons réaliser une enquête spécifique à l’île de Ré pour approfondir la question du logement. Nous avons remarqué l’été dernier que ce n’était pas simple pour se loger et nous voulons pouvoir agir avec eux sur cette problématique.
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Information des saisonniers sur le droit du travail, sur le site de la JOC Le site de la JOC La JOC sur Facebook
Dimanche 29 avril 2012, c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. Cette année, elle s’inscrit dans le cadre de l’année « Promouvoir la vie consacrée » qui va du 2 février 2012 au 2 février 2013. A cette occasion, prions avec tous les consacrés !
Dieu notre Père, Seigneur du ciel et de la terre, entends la prière confiante de ton peuple.
L’Eglise de ton Fils Jésus-Christ a toujours besoin du témoignage et du service de femmes et d’hommes qui te soient entièrement consacrés
Aujourd’hui comme hier, tu appelles des disciples à suivre ton Fils.
Mets dans leurs coeurs assez de foi et de charité pour répondre à ton amour.
Que l’Esprit Saint les aide à te consacrer leur vie, pour ta plus grande gloire, au service de leurs frères et soeurs en humanité.
Amen.
Après un parcours de foi et de réflexion de neuf ans, Mama a été baptisée samedi 7 avril. Venant d’une autre religion, elle témoigne sur son parcours atypique et sur la joie de son baptême !
Mon parcours a commencé le jour où j’ai fait un rêve de Jésus. Dans mon rêve, il me regardait mais je ne pouvais pas voir ses yeux, qui étaient trop éclatants. Ce rêve m’a touchée au plus profond et le lendemain, je l’ai raconté à mes parents ; mais n’étant pas chrétiens, ils n’ont pas voulu en entendre parler. Cherchant des réponses, j’ai commencé à prier, à pratiquer la religion de mes parents. Mais quelque chose me manquait, ce n’était pas complet. Je sentais que ma prière n’était pas vraiment sincère. Ce rêve me suivait, je voulais avoir une réponse. Comme mes parents m’avaient mis une barrière, j’ai raconté mon rêve à mes amis chrétiens. Ils étaient stupéfaits ; ils m’ont dit : « Tu ne vois pas la grâce que tu as eu de voir Jésus ! On le cherche tous, et toi qui n’es même pas chrétienne, tu le vois ! ». Ils m’ont donné le Nouveau Testament. J’ai commencé à lire la Bible, et j’y ai trouvé du réconfort, des réponses aux questions que je me posais.
« Si tu montres que tu l’aimes, il ouvrira les portes »Ma meilleure amie m’a alors demandé d’essayer de prier Dieu pendant un an. J’ai répondu : « Comment est-ce que je peux faire ? Mes parents ne veulent pas que je devienne chrétienne ; ils le verront si je prie différemment. » Elle m’a dit « Dieu comprend. Continue à prier comme avant, mais au fond de ton cœur, prie Dieu. Explique-lui ta situation. Si tu montres que tu l’aimes, il ouvrira les portes pour que tu puisses le prier. »
J’ai suivi ses conseils. Finalement, j’ai eu l’opportunité d’aller à Londres pour mes études et dès que je suis arrivée, j’ai abandonné la religion de mes parents pour chercher Dieu. J’ ai expliqué mon parcours à un prêtre qui m’a conseillé de faire un parcours de catéchisme avant de réfléchir au baptême. J’ai donc commencé cette formation à Londres puis mes études m’ont emmenée en France. Là, je me suis rapprochée de l’église près de chez moi et j’ai demandé le baptême. Après discussion, le responsable du catéchuménat a choisi François pour m’accompagner. C’est là qu’a commencé mon cheminement.
Pendant la préparation au baptême, François a vraiment su apaiser mes craintes. Il connaissait mon parcours et mes peurs, par rapport à mes parents, à la religion ou à des phrases de la Bible qui me gênaient un peu. Il m’a aidée à comprendre qu’en toute chose Dieu est amour, que tout dans la Bible ne devait pas forcément être pris au premier degré. Il m’a fait rencontrer des personnes venant d’une autre religion converties au christianisme, et qui ne l’ont pas avoué à leur famille ; ça m’a beaucoup aidée. Je n’étais pas prête à dire à mes parents que je demandais le baptême. J’avais le sentiment, en parlant de religion avec mes parents, de renier Jésus et ça me faisait mal. François m’a expliqué que Pierre lui-même a renié Jésus trois fois ; il m’a fait comprendre que Jésus ne juge pas comme les hommes. Il est amour, il est bon, il comprend.
« C’est une très belle histoire d’amour »Le jour du baptême, j’ai vraiment senti que Jésus était là : tout le monde était dans la joie, tout le monde était baigné dans sa lumière. Recevoir l’eau du baptême, c’était fort. Et recevoir le corps du christ et le sang du christ… J’étais vraiment émue. C’est le Christ ! J’étais remplie de grâce. J’ai dit à François : « Je ne suis pas digne de le recevoir ». On était illuminées de quelque chose. C’est dur à expliquer, il faut le vivre !
Aujourd’hui, je suis réellement chrétienne. C’est une très belle histoire d’amour, parce qu’il m’a aimée en premier. Ces neuf ans à le chercher n’ont pas été perdus : il me fallait ce temps pour être sûre de ce que je voulais. C’est la première fois dans ma vie que je fais un vrai pas, et j’en suis heureuse. J’encourage les gens à le suivre réellement, à ne pas avoir peur. Il m’a fait rencontrer des personnes formidables, qui m’ont comprise, qui ne m’ont pas jugée, qui ont voulu m’aider. J’ai vu une communauté chrétienne solidaire, qui m’a fait comprendre que Dieu ne nous abandonne jamais. Je sais qu’il m’aime, ne serait-ce que ça, ça me donne la force de continuer.
Mama
François 27 ans, est séminariste du diocèse de Cambrai, ordonné diacre le 26 juin 2011 et sera ordonné prêtre le 13 mai 2012. Pour Jeunes Cathos Blog, il écrit le « Journal d’un jeune séminariste ».
Depuis quelques temps des documentaires diffusés semblent vouloir dire que le célibat des prêtres n’est plus possible aujourd’hui. Ce qui je le crois est faux ! ! ! Oui le célibat des prêtres est possible et rend heureux !
Il y a neuf mois j’ai choisi librement le jour de mon ordination diaconale de consacrer toute ma vie au seigneur pour le service de son église dans le célibat. Avant d’entrer au séminaire ainsi que durant toute ma formation j’ai pris le temps de discerner cela.
Oui il est vrai qu’il y a des frères prêtres qui ont renoncé au célibat et ont donc dû quitter le ministère. J’en connais ; ils ont été des frères et le resteront toujours. Je ne les juge pas, je ne les condamne pas, mais il faut être cohérent avec l’engagement pris.
La vraie question que devrait traiter ces documentaires est celle de la fidélité : la fidélité à cet engagement librement pris au jour de l’ordination diaconale.
Certains documentaires, présentent les prêtres comme des victimes d’une Eglise qui oblige le célibat. Je ne vois pas cela du tout comme ça. L’Eglise est une mère qui propose à certains de ses fils d’offrir TOUTE leur vie pour le service du Christ et des hommes. Le catéchisme de l’Eglise catholique nous dit : « dans l’église latine, le sacrement de l’Ordre pour le presbytérat n’est conféré normalement qu’à des candidats qui sont prêts à embrasser librement le célibat et qui manifestent publiquement leur volonté de le garder pour l’amour du royaume de Dieu et du service des hommes. » (1599)
Certes, la fidélité à la parole donnée, à l’engagement pris n’est pas toujours facile dans la durée. Il y a ces périodes avec des hauts et ces périodes avec des bas. Il en est de même pour tout engagement et je pense notamment à ceux qui ont reçu le sacrement du mariage. Parfois on me pose cette question : « alors qu’il y a des prêtres qui quittent le ministère, penses-tu que le célibat sacerdotal est possible ? » A cela je réponds que j’aime regarder en avant et non en arrière. Que j’aime observer ces frères prêtres fidèles à l’engagement après 10,20, 60… années de fidélité et que oui le célibat sacerdotal est possible et rend heureux ! C’est comme si nous demandions à de jeunes fiancés ou à de jeunes mariés s’ils pensaient que la fidélité pour toute la vie était possible alors qu’il y a des couples qui vivent une séparation, un divorce. J’aime inviter les couples que je prépare au mariage à contempler des couples qui ont plusieurs années de mariage pour qu’ils voient que leur fidélité a duré non pas parce que ce sont des super héros, mais parce que chaque jour ils se sont redit ce « oui » et qu’ils ont eu la volonté de tenir leur engagement.
Alors moi aussi chaque jour, (que ce soit un jour joyeux ou un jour plus difficile) je redis ce oui que j’ai prononcé publiquement et librement le 26 juin 2011 au jour de mon ordination diaconale. Ce oui à donner toute ma vie au Christ pour son service et celui de son église.
Ce oui, je le redis dans la prière par l’intercession de Marie « Notre-Dame du Oui »
Notre Dame, qui par votre oui avez changé la face du monde Prenez en pitié ceux qui veulent dire : oui pour toujours. Vous qui savez à quel prix ce mot s’achète et se tient, Obtenez-nous de ne pas reculer devant ce qu’il exige de nous. Apprenez-nous à le dire comme vous dans l’humilité, la pureté, la simplicité et l’abandon à la volonté du Père. Faites que tout au long de notre vie les « oui » que nous dirons après celui-là Ne soient pas autre chose qu’un moyen d’adhérer encore plus parfaitement à la volonté de Dieu Pour notre salut et celui du monde entier. Amen !
François TRIQUET
Les 22 avril et 6 mai 2012 auront lieu les élections présidentielles, suivies en juin par les législatives. A cette occasion, le conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié une réflexion sur les élections le 3 octobre 2011 : Elections : un vote pour quelle société ? Depuis, un site et une vidéo ont été créés pour reprendre les éléments de cette réflexion. Simon, étudiant à Sciences Po, revient sur ce texte qui donne une série d’éléments de discernements.
Alors que la campagne présidentielle est souvent accusée de ne pas être à la hauteur des enjeux essentiels, il est bon de revenir sur le document des évêques de France qui a pour but de nous faire réfléchir sur la société que nous voulons. Le vote, c’est le choix d’une société.
Les évêques encouragent les citoyens à aller voter pour « rendre notre pays plus agréable à vivre et plus humain pour tous », sans toutefois « attendre du pouvoir politique plus qu’il ne peut donner ». Ils relèvent que nous sommes appelés à un « changement de mode de vie » que nous devons choisir plutôt que subir. Penchons nous sur quelques unes de ces thématiques qu’il revient à chacun de hiérarchiser.
Vie naissanteLire le texte des évêques sur la vie naissante
La question de l’avortement ne doit pas être présentée comme une solution pour les jeunes mères, mais ces dernières doivent être davantage accompagnées dans leur choix de garder leur enfant ainsi que sur les conséquences d’un IVG. Il ne faut pas oublier que l’embryon est une vie, mais en même temps il ne faut pas oublier la mère (et le père) qui doivent être accompagnés dans leur décision.
FamilleLire le texte des évêques sur la famille
Les évêques de France recommandent clairement la protection d’un mariage entre un homme et une femme uniquement, pas entre personnes du même sexe. Au-delà d’un refus catégorique, il faut clairement se poser la question de la place de l’homosexualité dans la société. Allons-nous rester catégorique ou au contraire chercher à montrer que l’Eglise accepte les homosexuels en tant que tels et leur accorde une reconnaissance sociale, même si elle leur refuse le mariage qui doit être réservé à un homme et une femme ? Nombreuses sont les incompréhensions sur la position de l’Eglise par rapport aux homosexuels qui mériteraient d’être mieux expliquées sans tabou afin de libérer la parole et de permettre aux (jeunes) chrétiens de s’exprimer d’une manière argumentée, à la fois compréhensive et ferme.
EducationLire le texte des évêques sur l’éducation
L’éducation est essentielle à la construction de l’identité. Ni en opposition, ni en accord total, le jeune grandit en cherchant sa propre voie dans des bornes et grâce au terreau apporté par les éducateurs. Il me semble essentiel de laisser de la place à a liberté de conscience afin que le jeune ne soit pas conditionné, mais il faut lui laisser la liberté de choisir sa vie, et l’aider dans ce choix.
JeunesseLire le texte des évêques sur la jeunesse
La jeunesse est en demande d’intégration. Nous ne sommes pas encore dans l’état de l’Espagne quant au chômage des jeunes, mais nous n’en sommes pas loin. La jeunesse est aujourd’hui inquiète de l’avenir et de trouver une place dans le monde, entre son travail et sa famille. Elle a également le sentiment d’une perte de grandeur dela France et de l’Europe dans le monde et que « le monde ne sera plus jamais comme avant ». La guerre de génération est souvent sur nos lèvres, avec l’idée que la génération précédente a bénéficié des Trente Glorieuses puis du déficit public accumulé et que nous, la jeune génération, devront payer la dette. La question de l’intégration de la jeunesse doit être une priorité afin d’éviter cette guerre et de renforcer le vivre ensemble.
Banlieues et citésLire le texte des évêques sur banlieues et cités
Il est révoltant de voir aujourd’hui des zones de non droit ou d’insécurité. Il faut soutenir les associations et les efforts de renouvellement urbains dans ces quartiers. A l’instar du Christ qui allait vers les plus marginalisés, les politiques publiques doivent s’occuper davantage de ces quartiers afin de renforcer le vivre ensemble national.
EnvironnementLire le texte des évêques sur l’environnement
L’environnement me semble être clairement inscrit dans la campagne. De la lutte contre le réchauffement climatique, nous sommes passés à une idée de croissance verte, de l’environnement comme sortie de crise. Les investissements verts pourraient être la troisième révolution verte (Jérémy Rifkin) ou encore la source d’une solidarité européenne renouvelée, avec le fonds vert (Michel Aglietta, Zone euro, éclatement ou fédération). Je me réjouis de cette place croissante que prends l’environnement, et j’espère que cela continuera après la campagne.
Economie et justiceLire le texte des évêques sur économie et justice
Les évêques insistent sur l’importance de donner une vraie perspective de travail aux jeunes et de ne pas maintenir de personnes dans la dépendance vis-à-vis de l’Etat. L’équité des salaires doit être renforcée, mais cependant jusqu’où pouvons-nous aller dans l’arbitrage entre la hausse du salaire encourageant au travail et l’équité salariale ?
Les évêques valorisent également l’engagement dans des associations renforçant le tissu social, ce qui est une composante essentielle mais parfois oublié de la société. Ainsi dans certaines universités, la participation à une association est valorisée par l’attribution de crédits ECTS, comme s’il s’agissait d’un cours.
Coopération internationale et immigrationLire le texte des évêques sur coopération internationale et immigration
Les évêques s’opposent clairement à une fermeture protectrice des frontières, ce qui est positif dans notre monde globalisé qui fonctionne grâce aux échanges internationaux. Les échanges renforcent également la compréhension de l’autre, de la personne humaine. Ainsi nombreux sont les étudiants en échange universitaire qui découvrent à cette occasion diverses cultures, manières de penser et ainsi goûte avant l’heure à l’universalité, à l’Homme dans son ensemble. Il faut favoriser les échanges qui vont à l’encontre du racisme et de la xénophobie et favorisent la compréhension de notre identité dans le reflet du miroir de l’autre.
HandicapLire le texte des évêques sur le handicap
Il faut souligner les efforts des politiques publiques en vue de l’intégration des personnes handicapées dans le milieu scolaire et universitaire. L’attitude du Christ doit être un exemple pour tous les jeunes qui se retrouvent face à une personne handicapée. Cependant l’aide ne doit pas être vécue comme une obligatoire charité envers une personne à cause de son handicap, .Au contraire, dans l’aide, la reconnaissance de la personne handicapée comme une personne pouvant nous apporter beaucoup est essentielle.
Fin de vieLire le texte des évêques sur la fin de vie
La perte de solidarité intergénérationnelle pourrait déboucher sur des débats faussés quant à l’euthanasie, ce qui doit être évité par le soutien aux expressions de la solidarité, par exemple avec les associations permettant de faire cohabiter des plus jeunes avec des moins jeunes. La question de l’intégration de la jeunesse doit être une priorité afin d’éviter cette guerre et de renforcer le vivre ensemble.
Patrimoine et cultureLire le texte des évêques sur patrimoine et culture
Les évêques insistent largement sur la conservation du patrimoine existant, essentiel pour nous inscrire dans la lignée de nos ancêtres et nous remettre à notre place dans l’histoire de l’humanité, source d’humilité. Cependant, il me semble qu’il ne faut pas non plus décourager la création artistique qui permet aux générations actuelles de s’exprimer et de contribuer à l’ouvrage de nos ancêtres.
EuropeLire le texte des évêques sur l’Europe
La construction européenne est reconnue par tous comme un effort de pardon, ainsi il ne faut pas se laisser entrainer sur des tendances encourageant la haine entre les nations. L’Union européenne est aujourd’hui très prégnante dans notre vie, avec plus de 80% des législations qui sont d’origine européenne. Cette prégnance est trop souvent ignorée dans notre pays qui maintient une fiction d’autonomie et de pouvoir d’initiative. Le projet de l’Union européenne mériterait néanmoins d’être plus démocratique et décidé avec les citoyens, afin que chacun prenne conscience de la chance de vivre en Europe qui ne doit pas être le bouc émissaire.
Laïcité et vie en sociétéLire le texte des évêques sur laïcité et vie en société
La laïcité est une valeur de la République qui permet de faire cohabiter différentes religions dans la société. La France ne doit pas tomber dans un excès laïquard ou fanatique religieux. Pour cela, il est possible d’imaginer de consulter davantage la population sur ce point sensible. Il faut dans tous les cas éviter de soulever des polémiques sur ce sujet en cherchant à attiser les tensions, ce qui nuirait au vivre ensemble. Il ne faut pas être trop tiède mais dans le même temps, nous devons vivre ensemble.
Le texte des évêques aborde au total 13 points d’attention : vie naissante, famille, éducation, jeunesse, banlieues et cités, environnement, économie et justice, coopération internationale et immigration, handicap, fin de vie, patrimoine et culture, Europe, laïcité et vie en société.
Ce sont treize points de vigilance sur lesquels les évêques attirent notre attention pour éclairer notre choix. N’hésitez pas à les lire et à vous faire votre idée de la société que vous voulez avant d’aller voter !
Simon, étudiant à Sciences Po
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