Dans les agendas ou calendriers que nous consultons, cette année, au mercredi 22 février, est indiqué : Cendres. La veille, c’est le Mardi-Gras. Comme si ces deux jours il n’y avait pas la fête d’un Saint. Essayons de comprendre ce que cela peut bien signifier.
La plus grande fête des chrétiens, c’est Pâques
Si tu interroges tes amis pour leur demander quelle est la plus grande fête pour les chrétiens, beaucoup te répondront : c’est la fête de Noël. C’est vrai que cette fête de la naissance de Jésus est très populaire et beaucoup de personnes non croyantes s’y associent. Mais ce n’est pas la bonne réponse. La plus grande fête des chrétiens, c’est Pâques, le jour où nous célébrons la résurrection du Christ qui est passé de la mort àla Vie.
Pour nous préparer à cette grande fête nous avons un temps qui s’appelle le Carême. Carême, cela veut dire quarante ; ce sont les quarante jours avant Pâques. Mais dans ces jours, on ne compte pas le dimanche où nous faisons toujours mémoire de la résurrection du Christ. C’est pourquoi le carême commence un mercredi.
Alors pourquoi l’appelle-t-on le mercredi des Cendres ? Le carême est un temps de pénitence, de préparation à la belle fête de Pâques et pour entrer en Carême, je me prépare par un rite qui se déroule lors de la messe (ou qui peut se vivre dans une célébration en dehors de la messe) où celui qui préside met sur mon front de la cendre en me disant : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » ou « Convertis-toi et crois à l’évangile ».
Apprendre à accueillir la lumière de Pâques
Moi, j’aime bien le carême. Quand on est triste, on dit parfois qu’on a une « mine de carême ». Mais le carême ce n’est pas cela !
Les cendres déposées sur mon front constituent les restes refroidis d’un grand feu pour m’apprendre à devenir lumière et à accueillir la lumière de Pâques.
Les cendres déposées sur mon front sont aussi des tâches de saleté qui m’invitent à me ressourcer à la source dela Parolede Dieu.
Les cendres déposées sur mon front ressemblent à une terre aride qui ne produit pas de fruits et qui m’invitent à me convertir pour porter les fruits de l’Esprit-Saint dans ma vie.
Voilà tout un programme, tout un chemin qui commence le mercredi des Cendres et qui se terminera à la Veillée Pascale où nous allumerons le feu nouveau. Pour t’aider, je t’invite à méditer cette phrase de l’épître aux Hébreux, chapitre 10, verset 24 : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les bonnes œuvres. » C’est le pape Benoît XVI qui commente ce verset dans son message de Carême. Qu’il nous aide à vivre la charité !
J’espère que tu pourras te mettre sur ce chemin, avec tous les chrétiens, pour mieux te préparer à la Joie de Pâques. Bon Carême !
+ Nicolas Souchu Evêque auxiliaire de Rennes
En décembre, A Bras Ouverts (ABO) fêtait ses 25 ans ! ABO est une association d’inspiration chrétienne qui organise l’accueil par des accompagnateurs bénévoles d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes ayant tout types de handicap le temps de week-ends ou de vacances. Le principe de l’association repose sur le binôme constitué d’un jeune handicapé et de son accompagnateur. Retour sur les 25 ans de l’association !
« Et oui les amis, 25 ans déjà!
Peut-être est-ce la joie de se revoir tous ensemble et de recroiser des amis de la France entière, peut-être le fait de savoir que nous allons bien rire encore, peut-être simplement le fait de sentir qu’on peut aimer sans se priver… toujours est-il que nous commençons tous les 3 cette journée avec une superbe joie ! Le fauteuil de Gilou tourne à fond, des amis par-ci, par-là, un jeu dehors, des déguisements à enfiler, des photos, le livre d’or.. Nous n’en finissons pas et tant mieux. On a le droit de redevenir des petits, pas vrai Gilou? C’est tour à tour, durant le week-end, que nous découvrons ensemble les décors féériques, les nombreux ateliers qui nous promettent des moments de plaisirs, cette nouvelle chanson écrite pour A Bras Ouverts que nous n’arrêtons pas de chanter jusqu’à en perdre haleine. Tout est fait pour que nous vivions pleinement cette belle aventure proposée par nos gentils organisateurs qui animent ce magnifique week-end de fête. Tous ces sourires en cascade l’indiquent, la recette du bonheur n’est plus à chercher, je crois qu’elle est là ! La fiesta du samedi transforme la salle du parc floral en une salle de danse géante. La soirée se termine en apothéose avec une nouvelle surprise : tous ensemble nous soufflons les 25 bougies du gâteau d’anniversaire d’A Bras Ouverts ! « Joyeux Anniversaire A Bras Ouverts !!!! »
Le monde a besoin des tout-petits
Puis arrive dimanche, nous avons la chance d’assurer le service de la messe, afin de recevoir une fois de plus le sacrement de la vie éternelle. Et c’est reparti, car nous arrivons au terme de ce moment avec encore une fois une grosse surprise: il s’agit d’un spectacle hors-norme avec estafettes, trampoline, ballons confettis! A la hauteur de la foliequi anime nos âmes avec nos amis: folie qui est de se donner la main, d’être heureux ensemble, juste le temps de croire qu’enfin tout est possible pour nous si on se donne.
Que dire de plus? Merci pour l’organisation, merci pour les Responsables d’Activités, pour tous ceux qui sont actifs au sein de l’association, merci à celui qui m’a invité un jour, merci à Dieu.Que chacun puisse découvrir combien la vie est belle, peut-être est-ce l’unique mission d’A Bras Ouverts, et qu’elle est belle. Il faut poursuivre, créer des ponts, des passerelles, entre les gens, les maisons, les pays. Le monde a besoin des tout-petits, O combien; mieux encore, il sera sauvé par la prière des tout-petits. »
Pierre Labalette, membre d’ABO
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Le site de l’association A Bras Ouverts
Le témoignage de Domitille, partie aux JMJ avec A Bras Ouverts
Le 14 février, c’est la Saint Valentin, considérée dans de nombreux pays comme la fête des amoureux ! Edouard et Marie, Elisabeth et Vincent témoignent sur leur histoire, et sur leur façon de vivre leur foi en couple… avec un point commun : ils se sont rencontrés pendant des JMJ !
« Vivre une foi commune lance notre avenir sur des rails solides »
« Festival de Pâques, Taizé, centenaire du scoutisme à Chambord… Autant d’événements où nous aurions pu nous croiser, sûrs d’y avoir été ensemble et de ne pas avoir remarqué la présence de l’autre. « Ce n’était surement pas le moment pour vous », nous confiera plus tard un ami prêtre. C’est donc au cours de ces dix jours à Madrid, aux JMJ, que le moment est venu.
« Edouard a été appelé par l’évêque plus d’un an avant le départ aux JMJ pour prendre en charge le groupe de Chartres, et ce, malgré son départ pour Biarritz. En mars 2011, j’ai rejoint l’équipe, avec le père Sébastien Robert. » raconte Marie. Quelques mois à préparer le départ ensemble, mais à distance…
C’est à Bayonne qu’a lieu la première rencontre. Avant de passer la frontière, nos 70 jeunes y ont passé la nuit. Le lendemain, nous passons en Espagne. Dès le voyage en minibus, nous nous faisons la réflexion, chacun de notre côté, « qu’il se passe quelque chose… » Au cours de la semaine, le fait de partager des responsabilités et des moments festifs ou de recueillement nous a permis de nous découvrir petit à petit. Sans se l’avouer vraiment, nous savions que notre relation était en train de se construire sur le roc.
Nous en avons eu la confirmation à Cuatro Vientos quand, sous l’orage, nous avons dû aller chercher de quoi nourrir nos jeunes, épreuve qui nous a sans doute rapprochés.
Six mois plus tard, et après avoir testé tous les moyens de transport entre Dreux et Biarritz, nous décidons de nous rapprocher géographiquement et sentimentalement : Edouard remonte en Eure-et-Loir et nous nous fiançons en juin…
Nous continuons à nous engager dans l’Eglise : nous sommes responsables de l’organisation du pélé des Rameaux pour Chartres et nous nous impliquons dans celle des JMJ 2013 ! Le fait de vivre une foi commune ancre notre relation dans une enfance et une adolescence qui se ressemblent, avec des références communes, et lance notre avenir sur des rails solides, dans un projet de vie, un idéal partagés. Dans cet élan, nous préparons nos fiançailles avec le père Sébastien Robert qui était avec nous aux JMJ et avec qui nous pouvons nous poser et réfléchir à notre amour et à la place de Dieu dans notre couple.
Quant àla Saint Valentin, nous vivrons notre premier 14 février à 800km de distance, donc… vivement l’année prochaine ! Ce sera l’occasion de se retrouver en amoureux, de partager un moment juste tous les deux.
Edouard et Marie
« Nous ne pouvions nous exclure l’un l’autre dans notre relation personnelle à Dieu »
Nous nous sommes rencontrés le 15 août 2000 lors des JMJ de Rome. Nous nous sommes revus lors de divers souper de retrouvailles/photos… Chacun de nous a aussi sympathisé avec Frère Hervé qui venait de rentrer à l’Abbaye de Leffe. En juillet 2007, nous nous sommes mariés : c’est le Père prieur de l’Abbaye qui a célébré notre union, Frère Hervé était un de nos témoins. Nous faisons toujours partie du groupe de jeunes créé autour de l’Abbaye même si le groupe n’a plus de lien avec les JMJ. Aujourd’hui nous avons deux enfants: Lorenzo 2 ans et demi & Eleonora 5 mois.
La foi a toujours eu une place importante dans notre vie personnelle d’abord, et de couple ensuite. Au début de notre relation amoureuse, il nous a semblé très important d’assister ensemble à l’eucharistie dominicale. D’une certaine manière cela nous semblait fondamental, nous ne pouvions nous exclure l’un l’autre dans notre relation personnelle à Dieu.
Nous échangeons très souvent sur nos manières d’appréhender nos questions sur la foi, notre place dans l’Eglise, nos doutes… Avec le groupe de jeunes adultes né suite aux JMJ, nous essayons aussi de discuter de toutes ces thématiques. Cette année nous avons choisi de lire la Lettre de Saint Paul aux Romains. Nos points de vue sont parfois divergents, probablement déjà parce que nous sommes homme et femme, mais aussi de par nos éducations (religieuses) différentes.
Nous ne fêtons pas vraimentla Saint Valentin car l’aspect très commercial de cette fête nous dérange. Par contre le 13 février a une signification particulière dans notre histoire. A cette occasion nous aimons passer la soirée à deux, au restaurant, au théâtre ou cinéma.
Elisabeth et Vincent
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L’Eglise aime ceux qui s’aiment : des propositions de communautés chrétiennes pour la Saint Valentin
En savoir plus sur Saint Valentin, avec Nominis
Le 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, c’est la journée mondiale des malades, journée dédiée aux malades et à ceux qui les assistent au quotidien et les accompagnent. A la clinique Edouard Rist, l’aumônerie est présente auprès des patients et leur propose parfois un pèlerinage à Lourdes.
L’équipe d’aumônerie de la clinique
La Clinique Edouard Rist se situe dans le 16ème arrondissement de Paris. Elle est une clinique médicale et pédagogique appartenant à la Fondation Santé des Etudiants répondant à sa double mission « soins/études ». En effet les patients d’âge scolaire peuvent ainsi poursuivre leurs études tout en y recevant des soins.
Une équipe d’aumônerie est présente dans la Clinique. Avec l’accord du Directeur et des médecins ils peuvent rencontrer les patients dans leur chambre. Ils apportent, sans aucun prosélytisme, un peu de compagnie à ces jeunes qui viennent parfois de très loin. Ceux qui le veulent peuvent recevoir la Communion le dimanche.
Chaque année, deux jeunes en moyenne participent aux Pèlerinage de Lourdes, soit celui du Rosaire (octobre) soit celui de l’Ordre de Malte (mai). Chaque fois, c’est un grand moment pour ces jeunes qui reviennent très changés. Et ce sont de magnifiques histoires personnelles qui nous sont racontées.
« Et maintenant tout est possible ! »
Manda, 19 ans, est née au Congo. Elle a été soignée à l’hôpital pour une grave maladie et est partie en pèlerinage à Lourdes avec l’aumônerie. Elle raconte ce qu’elle y a vécu.
« A l’hôpital, j’étais découragée par la maladie et par l’absence de ma famille, je n’avais plus le courage de faire face. Je restais dans mon lit sans parler. Chaque jour, j’avais besoin de transfusions de plaquettes.
L’équipe de l’aumônerie m’a proposé de partir pour Lourdes avec le pèlerinage du Rosaire, mais je ne comprenais pas pourquoi on voulait m’y envoyer. Je n’avais pas envie d’y aller. A cause de mes transfusions tous les jours, je trouvais ça compliqué d’aller à Lourdes.
J’ai fini par accepter, mais j’étais si fatiguée que je regrettais d’avoir dit oui.
Ce séjour a transformé ma vie.
A Lourdes, j’ai rencontré beaucoup de gens avec qui je suis toujours en lien. Et le jour de mon retour du pèlerinage, les médecins m’ont dit que je n’avais plus besoin de transfusion. Pour moi, c’était lié au voyage à Lourdes.
A mon retour j’ai demandé à l’aumônerie de pouvoir recevoir le Baptême. Depuis ce moment je ne suis plus jamais seule, j’ai vraiment découvert la présence du Christ à côté de moi à tout instant. Cette maladie qui m’a révoltée m’a amenée au Christ. Et maintenant tout est possible ! »
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Message du pape pour la Journée mondiale des malades en 2012
Le 11 février, Alpha Jeunes présente une soirée de louange Worship Central, à l’église Saint-Denys de la Chapelle à Paris, avec notamment Tim Hugues, Al Gordon ou encore Fabrice Kaspar (de Push). En réponse à nos questions, Georges, membre de l’équipe d’organisation, nous présente l’événement :
Worship Central, qu’est-ce que c’est ?
L’événement du samedi 11 février est un concert de louanges qui a pour but de lancer une démarche de cours de louange Worship Central, qui a déjà fait ses preuves en Angleterre. Cette école forme dans le milieu protestant et catholique les personnes à la conduite de la louange, à l’animation de temps de prière liturgiques.
Avant la soirée, il y aura un temps réservé aux animateurs de musique, aux conducteurs de louange. Ils pourront ainsi rencontrer les organisateurs de Worship Central Londres. Et le soir, le concert est ouvert à tous, spécialement aux jeunes. Ce type de concerts est proposé régulièrement en Angleterre pour vivre un temps de prière autour de la musique, pour pouvoir amener des personnes loin de la foi à recevoir la parole de Dieu, à rencontrer le Seigneur. C’est un événement évangélisateur, qui veut toucher très large : à la fois les milieux protestants, les milieux catholiques, et les personnes éloignées de l’Eglise.
Pour vous, c’est important, cet aspect œcuménique ?
C’est quelque chose de très important pour moi. J’ai participé à beaucoup de rassemblements œcuméniques, j’ai réappris à prier dans ce milieu où catholiques et protestants prient ensemble, où prêtres prêchent après pasteurs, où le message est délivré sans tenir compte de la confession mais en écoutant la parole de Dieu.
Je pense que c’est très important de s’ouvrir à nos frères chrétiens, notamment sur la louange. Les catholiques et les protestants n’ont pas évolué de la même manière dans leur rapport à la musique et ont beaucoup à apprendre les uns des autres, en partageant leurs expériences.
Avez-vous participé à des événements Worship Central à Londres ?
Oui, il y a cinq ans, à la paroisse Sainte Cécile à Boulogne, j’avais le désir de créer une école de louange et je suis allé, comme ambassadeur, participer à un événement Worship Central en Angleterre. J’ai participé à toute une journée avec plus de 2 000 jeunes qui vivaient des moments de louange. Il y avait des concerts, des ateliers, des formations. Le point fort, c’est que ces formations sont accessibles à tous, peu importe la sensibilité ou la manière de prier qu’on a.
Aujourd’hui, je souhaite qu’on puisse proposer cette démarche de cours de louange en France, en tenant compte du contexte français, du contexte des églises et des paroisses. C’est un vrai défi, qu’Alpha Jeunes a déjà pu relever avec les parcours Alpha Jeunes.
Georges Merza, 28 ans, marié, père de famille, éducateur spécialisé aux Apprentis d’Auteuil. Il est impliqué dans des mouvements d’Eglise depuis plus d’une dizaine d’années et participe à l’organisation de Worship Central en France.
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Worship Central à Paris
« Missionnaires de l’espérance ». C’est sous ce titre que nous étions rassemblés autour de Paris puis à Paris même, du 27 au 29 janvier 2012. Nous, c’est-à-dire plus de 500 jeunes religieux/ses venus de toute la France, le week-end dernier.
De la joie, du sérieux, de l’amitié, du partage, du chant, de la prière, de la réflexion, de la légèreté, de la profondeur, du débat, des perspectives, du rire, de la détente, de l’ouverture… du bonheur d’être là et de vivre pleinement ce week end !
« Missionnaires de l’espérance », franchement, ça décoiffe ! Imaginez plus de 500 religieux et religieuses quittant leur communauté ou leur monastère pour se retrouver pendant deux jours et parler du présent et de l’avenir. Imaginez tous ces hommes et femmes de diverses familles religieuses portant chacun les couleurs de leur engagement. Avec ou sans costume, les habits étaient multicolores ! Imaginez encore ces hommes et ces femmes de toutes cultures : et oui, nous connaissons la mondialisation, nous aussi ; ou plutôt devrais-je dire le brassage culturel, la richesse de l’interculturel.
J’ai aussi été touchée et interpellée par les témoignages et conférences de grande qualité. Les intervenants ont parlé sans langue de bois. Ils ont été clairs et engagés dans leurs paroles. Ils ont témoigné de leur engagement au cœur du monde pour plus de justice et de dignité. Pas de blablabla ! Je me suis sentie fière d’être religieuse. J’ai aussi été confirmée dans mon effort pour traduire autrement ma vie religieuse à la suite du Christ, pour chercher d’autres mots qui parlent mieux dans la culture d’aujourd’hui. Car j’ai un trésor et une expérience à partager : celle d’une vie qui assume la mobilité, celle d’une vie qui tisse des liens fraternels plus larges que ceux du sang, celle d’une vie qui porte un regarde bienveillant sur les personnes et sur le monde, sans naïveté.
Et puis je ferai une confidence : je me suis fait plaisir à ce week end ! J’ai eu de la joie à apprendre de nouveaux chants avec la chorale, du bonheur à retrouver des amies que je vois peu à cause de la distance, du goût à recevoir ce qui était chaque fois proposé avec une grande souplesse et liberté. Bon, j’ai eu aussi quelques sueurs avec la préparation de la Flashmob ! Ca se confirme, je ne suis pas une grande danseuse. Mais j’ose le dire, qu’est-ce que je me suis amusée !
« O happy day » est un excellent qualificatif de ce week end, en fin de compte.
Sr Sabine VOIRIN
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Le site de la vie religieuse
La page Facebook Corref jeunes (Conférence des religieux et religieuses de France)
Claire, 32 ans, est religieuse Xavière depuis 5 ans, et vit en communauté à Montréal. Pour Jeunes Cathos Blog, elle écrit le « Journal d’une jeune religieuse ». Aujourd’hui, Claire nous parle de sa vocation et de son parcours.
Comment as-tu pensé à la vie religieuse ?
En dernière année d’école de commerce, en 2003, alors que s’ouvrait la perspective de la vie adulte avec l’entrée dans le monde du travail, j’ai fait un bilan intérieur de ces années d’études si riches et passionnantes que je venais de vivre. Je me suis demandé à quel moment j’avais vraiment senti de la joie, une joie profonde. Je ne m’attendais pas à ce qui m’est venu spontanément. C’était un lieu : Kalighat, la maison des mourants des sœurs de Mère Térésa à Calcutta, où j’avais rendu service en 2000 pendant un mois. Expérience intense d’humanité et de relation au Christ. Mais alors, si c’était là que le Seigneur m’avait donné d’expérimenter ce goût si fort, qu’est-ce que cela signifiait ? Où voulait-Il me conduire, pour Sa joie et pour la mienne ? J’ai marché avec cette question. Vie religieuse ou mariage ? Les deux peuvent porter du fruit, l’une n’est pas au-dessus de l’autre en soi, j’en étais convaincue. Il a fallu trois années de discernement, à travers les événements, l’accompagnement, les rencontres, pour faire tomber mes peurs, démasquer mes mauvaises raisons, et répondre.
Comment as-tu choisi la congrégation où tu es entrée ?
Sans doute un peu comme d’autres ont choisi la personne qu’ils ont épousée ! Il y a une rencontre, des éléments objectifs et une part de mystère… J’ai rencontré des xavières par deux lieux où j’étais investie après mes études : un groupe de réflexion sur l’économie au service de l’homme, et un bénévolat en soins palliatifs. Tout de suite, il y a eu quelque chose qui m’a attirée, alors même que la plupart de mes « critères de recherche »n’étaient pas remplis ! Je suis revenue poser des questions sur la manière de vivre les vœux, la mission, la vie communautaire. Ça m’a aussitôt évoqué une amie du ciel, Madeleine Delbrêl (1904-1964). Cette femme a voulu vivre du Christ en milieu athée, se liant d’amitié et travaillant avec ceux qui ne le connaissaient pas. Je l’avais rencontrée à travers ses écrits sur la mission en plein monde, qui restaient d’une grande actualité depuis mon entrée dans la vie professionnelle et qui me faisaient vibrer. J’ai poursuivi la rencontre avec la Xavière, je me suis fiée à la boussole de la joie, et j’ai découvert plus encore que ce que je pouvais imaginer.
Quelles ont été les étapes depuis ton entrée à la Xavière ?
Le 3 décembre 2006, fête de St François-Xavier, je suis entrée au postulat à la Xavière. Je vivais en communauté à Paris et continuais à travailler en entreprise, manière d’expérimenter la vie Xavière : prière personnelle et communautaire, apostolat par le travail, vie fraternelle.
9 mois plus tard, j’ai quitté mon travail et suis entrée au noviciat avec trois autres femmes. Temps de retrait pour la rencontre du Seigneur, dans le quotidien et à travers la grande retraite de 30 jours de Saint Ignace de Loyola. Temps pour grandir en vérité et en liberté, grâce aux lectures spirituelles, au dialogue dans l’accompagnement et à la vie fraternelle. J’ai vécu ces deux ans comme une chance immense !
Le15 août 2009, je me suis engagée envers le Seigneur par les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance à la Xavière, pour un an. Vœux que j’ai renouvelés pour deux ans en 2010. J’aime ce pas à pas qui me sort de la planification et du volontarisme pour accueillir l’aujourd’hui de Dieu dans ma vie.
J’ai été envoyée en mission par ma supérieure générale : pendant deux ans, j’ai vécu en communauté à Paris et je suis retournée travailler dans l’entreprise où je travaillais avant, à un poste en lien avec l’informatique. Puis j’ai été envoyée à Montréal…
Quelles seront les prochaines étapes ?
C’est amusant, ce n’est plus une question que je me pose maintenant ! Il s’agit de vivre pleinement l’étape où j’en suis, d’être à l’écoute de l’Esprit au jour le jour, et de mener un discernement en vérité au moment voulu. Dans cet esprit, la prochaine étape sera au printemps 2012, pour savoir si je demande à renouveler mes vœux pour deux ans, demande à laquelle la Xavière répondra après un discernement de la supérieure générale. Après ça… le temps des vœux temporaires dure à la Xavière entre cinq et neuf ans, puis on prononce des vœux définitifs après une année de relecture et d’approfondissement spirituel appelée « 3ème an » (sous-entendu : de noviciat). Mais ce n’est pas une route tout tracée, c’est un chemin de discernement et de liberté dans le Christ !
Claire, 32 ans, religieuse xavière
Pour aller plus loin :
Les différentes spiritualités, sur le site Église catholique
Le 15 janvier, c’était la Journée Mondiale du migrant et du réfugié, journée proposée pour sensibiliser les communautés chrétiennes à la question de la migration. A cette occasion, de nombreuses initiatives ont été prises dans les paroisses pour encourager les rencontres, les témoignages. Marie-Patricia, jeune Malgache, témoigne sur son expérience, sur la façon de vivre la foi en France et à Madagascar, sur son intégration dans sa paroisse.
Je m’appelle Marie Patricia; je viens de Madagascar. Cela fait exactement 5 ans que je suis en France et je suis Auxiliaire de vie à L’ADAR depuis 3ans et demi, après avoir suivi une formation. Je fais partie aussi du groupe des jeunes migrants de la pastorale des migrants. Je suis venue en France parce que je me suis mariée avec un français.
On vient de vivre Noël et cela me fait penser à la manière de fêter Noël dans ma famille. On va à la messe – une heure à pied jusqu’à l’église – et il faut partir assez tôt de la maison si on veut avoir une place et la messe peut durer 2h30. On fait aussi un repas de fête.
Le dimanche, on va toujours à la messe, bien habillés parce que c’est le jour du Seigneur, pour rendre grâce de tout ce que on a vécu dans la semaine. C’est ce que je continue de faire en France où je me suis bien adaptée à la manière de vivre et à la culture.
Un autre aspect de notre culture, c’est le culte des morts. On croit que leur esprit est avec nous, qu’ils nous protègent et nous guident.
Depuis ce temps, on est retourné deux fois à Madagascar, mais je commence à ressentir le manque de la famille.
J’ai l’occasion de parler la langue au cours de la messe de la communauté malgache qui a lieu une fois par mois à Lille-Fives. Après la messe, on partage le repas et on a l’occasion de parler ensemble.
Etre en France…. on considère ça comme une chance. Être étrangère, ce n’est pas toujours facile, surtout au niveau du travail; ça m’est arrivé de le constater à cause de la couleur de la peau, mais j’ai dépassé ça, peut-être à cause de mon éducation et mon expérience.
J’essaie de ne pas perdre les valeurs que nos parents nous ont transmises : le respect des autres, l’écoute de la vie des gens pendant le travail. C’est comme ça que je vis l’Evangile.
Nous, les migrants, nous sommes venus en France avec notre foi, notre culture et nos traditions. Cela ne nous empêche pas de participer activement à la vie d’une paroisse. C’est pour cela que je suis bien à ma place dans la communauté de Saint Martin.
Marie Patricia
Ecclesia Campus, J- 9 ! Camille, porte-parole étudiant de l’équipe nationale de pastorale étudiante, revient sur les derniers préparatifs !
A moins de deux semaines d’Ecclesia Campus, rassemblement national étudiant les 4 et 5 février à Rennes, la mobilisation bat son plein. Plus de 120 volontaires enjoués se sont retrouvés le 21 janvier dernier afin de coordonner l’organisation de l’événement, sous tous ses aspects logistiques : hébergement, repas, communication, ingénierie, santé… Tous munis d’un sweat bleu aux couleurs de l’événement, les bénévoles ont ensuite parcouru la ville sous l’œil étonné des passants avant de finir par une répétition générale d’une flashmob géante sur la place du Liberté, qui sera reproduite avec les 2500 participants estimés. Une mise en scène remarquée pour continuer de communiquer sur ces deux jours de rencontres nationales qui s’annoncent riches en émotion !
C’est en effet une opération de grande ampleur qui s’achemine : plusieurs lieux au centre de la capitale bretonne ont pu être réservés pour accueillir les grandes célébrations et autres conférences. Les établissements scolaires ont également répondu à l’appel pour héberger plusieurs centaines de jeunes, aux côtés de quelques 500 familles d’accueil rennaises. Enfin, une quarantaine de partenaires ont apporté leur soutien à l’événement (médias, associations, organismes d’Eglise…).
Avec et pour les étudiants
Aussi bien dans ces préparatifs que pendant Ecclesia Campus, les étudiants sont au cœur de l’événement, missionnés par la Conférence des Evêques de France. Les 40 ateliers thématiques programmés sont d’ailleurs élaborés par leurs soins : Eglise et société, propositions spirituelles, groupes de prière… C’est donc bien avec et pour les étudiants eux-mêmes que la démarche pastorale d’Ecclesia Campus invente des propositions variées d’évangélisation et de service.
Avis alors aux étudiants nouveaux, indécis ou retardataires : Ecclesia Campus est à portée de main et vous propose de vivre une expérience unique ! Il est temps de rejoindre les 2 000 inscrits à ce jour !
Camille Jaeckel, 23 ans, étudiante à l’Essec et nouveau porte-parole étudiant de l’équipe nationale de pastorale étudiante.
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Le site d’Ecclesia Campus
Le concours « Bref » Ecclesia Campus
Quel cap pour ma vie ? A quoi suis-je appelé ? Quelle est ma place dans la société et dans l’Eglise ? Comment suivre le Christ ? Comment aimer et servir Dieu et les autres davantage ?
Vous avez des questions, vous vous interrogez sur votre avenir, votre orientation, vous cherchez votre chemin avec Dieu, vous aimeriez découvrir des témoins engagés, des chemins de foi…
Jeunes Cathos Blog vous propose de suivre, chaque mois, le parcours de Claire, jeune religieuse, et de François, jeune séminariste, qui ont accepté de tenir pour nous un journal de bord !
Mois après mois, ils reviendront sur leur vocation, leur mission, leur quotidien, dans le « Journal d’une jeune religieuse » et le « Journal d’un jeune séminariste ». A retrouver tous les mois dans Jeunes Cathos Blog !
Claire, 32 ans, religieuse Xavière François, 27 ans, séminariste – diacre pour le diocèse de Cambrai (59) Peux-tu te présenter rapidement ?
Je suis entrée à la Xavière il y a 5 ans après une école de commerce et 3 années de travail en entreprise comme cadre spécialisée en organisation, travail que j’ai poursuivi pendant mon postulat et repris après le noviciat. J’ai prononcé mes premiers vœux le 15 août 2009.
Aujourd’hui je suis en communauté à Montréal, Canada, et je partage mon temps entre la découverte de ce nouveau lieu de mission, la recherche d’un emploi en entreprise et des cours de Bible et de théologie. Et tout ceci constitue ma mission xavière.
Une parole qui te guide ?
Voici deux paroles qui m’entraînent toujours plus loin dans cette suite du Christ :« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » (Jean 6,68)
Et le Bal de l’obéissance de Madeleine Delbrêl :
A nous de nous laisser inventer Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous.Faites-nous vivre notre vie, Non comme un jeu d’échecs où tout est calculé, Non comme un match où tout est difficile, Non comme un théorème qui nous casse la tête, Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle, Comme un bal, Comme une danse, Entre les bras de votre grâce, Dans la musique universelle de l’amour.Seigneur, venez nous inviter.
Peux-tu te présenter rapidement ?
Je suis entré au séminaire il y a 6 ans après l’obtention d’un BTS en domotique, j’ai été ordonné diacre le 26 juin 2011. Aujourd’hui mon temps est partagé entre la suite des études au séminaire de Lille et le ministère en paroisse à Marly (près de Valenciennes).Mon ministère diaconal est composé de la vie de la paroisse mais aussi de l’accompagnement de l’aumônerie des étudiants de Valenciennes ainsi que de l’aumônerie des 6ème de Valenciennes. Pour découvrir ma vocation, je vous invite à lire le précédent billet que j’ai posté à l’occasion de mon ordination diaconale : Être jeune et devenir prêtre !
Une parole qui te guide ?
La citation d’Evangile qui me nourrit est « Je vous appelle mes amis » Jn15,15 Cette phrase du Christ éclaire mon attachement pour Lui. Retrouvez tous les mois Claire et François dans le…


