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Salon de l’agriculture 2017 : les jeunes ruraux au coeur d’une enquête du MRJC

Du 25 février au 5 mars 2017 se tient le salon de l’agriculture à Paris. Cette année, 1300 éleveurs y exposent près de 4000 animaux. L’occasion pour le mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) de publier son enquête sur la perception du métier d’agriculteur par les jeunes, et plus largement pour toute l’Eglise de redire son soutien à cette profession en difficulté.

 

Simon, du MRJC, présente l'enquête sur les jeunes dans l'enseignement agricole

Le MRJC présente son enquête sur le stand du ministère de l’agriculture.

Le MRJC connaît bien les réalités des jeunes ruraux puisqu’il accompagne depuis des dizaines d’années des milliers d’entre eux dans leurs projets et propose notamment des week-ends de réflexion à ceux qui désirent s’installer en tant qu’agriculteurs agriculteurs.

En partenariat avec le Conseil National de l’Enseignement Agricole Privé (CNEAP), les Maisons Familiales Rurales (MFR) et la TRAME, tête de réseaux associatifs de développement agricole et rural, le MRJC a présenté ce 28 février sur le stand du ministère de l’agriculture les résultats de son enquête sur la perception du métier d’agriculteur.

Cette enquête a été réalisée auprès de plus de 600 élèves de l’enseignement agricole privé âgés de 15 à 20 ans. Il en ressort que la moitié seulement sont issus d’une famille travaillant dans le secteur primaire, et que 76% ont choisi leur formation par passion. Les ¾ disent vouloir poursuivre leurs études dans le supérieur pour des raisons professionnelles. 40% se disent attirés par le salariat agricole, et 50% par le métier d’agriculteur. Il ressort donc de cette enquête que les élèves de l’enseignement agricole sont plus motivés que ceux des filières générales et qu’ils ont une idée précise du métier qu’ils souhaitent réaliser.

Sans titrePour Philippe Poussin, secrétaire général du CNEAP qui scolarise un tiers des 150.000 élèves inscrits dans l’enseignement agricole, les jeunes continuent d’être attirés par les métiers de l’agriculture parce qu’ils veulent être en contact avec la nature et le monde du vivant. Mais aussi parce qu’ils comprennent que le secteur se modernise et les opportunités professionnelles se diversifient. S’agissant de la diversification de l’origine sociale de ses élèves, il explique que désormais, il y a de plus en plus de jeunes issus des milieux urbains qui ont une appétence et un intérêt particulier pour les métiers de l’agriculture parce que l’environnement est devenu une préoccupation sociétale qui les concerne. Philippe Poussin note enfin que la fierté de l’enseignement agricole c’est le niveau d’employabilité : selon les statistiques du ministère, 90 % des jeunes diplômés trouvent un travail six mois après la fin de leurs études.*

 

L’Eglise de France soutient les jeunes agriculteurs

Mgr Crépy (à droite) auprès des éleveurs du diocèse du Puy.

Alors que l’an dernier, une délégation de 15 évêques s’était rendue sur le salon pour y partager les inquiétudes du monde agricole et mieux appréhender les réalités et les difficultés qu’il traverse, cette année encore les exposants et les visiteurs pourront croiser sur place leurs pasteurs. Ce mardi, Mgr Crépy, évêque du Puy-en-Velay, est venu redire son soutien aux producteurs de lentilles vertes de son diocèse. « En tant qu’évêque, je me dois d’être attentif à ce que vivent les agriculteurs et les éleveurs, et à les soutenir dans les moments difficiles, tout particulièrement les jeunes. Je n’ai pas de solution pratique à leur apporter, mais je leur offre mon amitié et fait en sorte que l’Eglise soit un lieu qui permette la rencontre ». Une parole qui rejoint pleinement la récente déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques :

« C’est aussi la mission de l’Eglise de participer à ce travail de mise en lien des personnes, de création d’espaces de rencontre, de recherche, de dialogue, de débat, d’entraide, pour progresser dans la qualité de la production, du vivre ensemble, de la vie tout simplement ; en un mot, participer, dans la mesure de nos forces, à donner une âme.
Tout en demeurant important, le nombre d’agriculteurs diminue et leur existence devient de plus en plus précaire. Comme beaucoup de nos concitoyens, nous pensons qu’il est urgent de réfléchir à frais nouveaux sur la place, le témoignage et la vocation de l’agriculteur dans la vie locale. » Lire la déclaration dans son intégralité

 Retrouvez le MRJC et Mgr Crépy dans ce reportage KTO

 

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* Propos recueillis par Paula Pinto Gomes pour le Journal La Croix.

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